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Cac 40 : Le marché parisien repart dans le rouge, les États-Unis inquiètent

lundi 30 mars 2020 à 12h55
Le CAC repart dans le rouge lundi matin

(BFM Bourse) - La rapide propagation du coronavirus aux États-Unis et le nouveau brusque recul des cours du pétrole maintiennent le marché parisien sous pression. Après avoir piqué du nez à l'ouverture, le CAC tente toutefois de se redresser à la mi-journée.

Après plusieurs semaines éprouvantes, on a cru à une accalmie lorsque le CAC a ouvert en hausse de 0,3% lundi matin. Un espoir de courte durée puisque le baromètre parisien s'enfonçait nettement dans le rouge dans les minutes qui suivaient jusqu'à afficher un recul de 3,07% peu avant 10h, l'inquiétude étant toujours de rigueur chez les investisseurs, alors que la pandémie de coronavirus continue de faire rage et que les économies occidentales sont toujours partiellement à l'arrêt. À 12h45 toutefois, l'indice vedette de la Bourse de Paris a effacé la majeure partie de ces pertes et n'enregistre plus qu'un repli de 0,79% à 4.317 points, dans un volume d'échanges qui tend à se normaliser (moins de 950 millions d'euros ayant changé de mains).

"La multiplication des cas de coronavirus (...) aux Etats-Unis, qui semblent dépassés par la situation, est un élément d'inquiétude", a souligné John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud. Avec plus de 140.000 cas confirmés, les États-Unis sont désormais le pays enregistrant le plus de personnes contaminées. À ce stade, près de 700.000 cas d'infection et plus de 33.000 décès ont été officiellement déclarés dans 183 pays et territoires depuis l'apparition de la pandémie en décembre en Chine, selon un décompte de l'AFP à partir de sources officielles.

Pour faire face aux répercussions économiques de la crise sanitaire en cours, les banques centrales et les Etats "ont annoncé des plans d'une ampleur sans commune mesure", a rappelé John Plassard. Donald Trump a promulgué vendredi le plan de relance de 2.200 milliards de dollars -le plus vaste ensemble de mesures jamais adopté aux Etats-Unis- pour tenter d'éviter un plongeon de l'économie américaine dans une récession durable. Les 27 pays de l'Union européenne ne parviennent pas en revanche à s'entendre sur une riposte financière commune forte, les pays du Sud dénonçant le danger de l'égoïsme de ceux du Nord pour l'avenir de l'Europe.

Après les chiffres des demandeurs d'emplois, qui ont bondi à un record de 3,3 millions à un rythme hebdomadaire, parus vendredi dernier "tout le monde a maintenant les yeux rivés sur les chiffres de l'emploi américain (qui seront dévoilés ce vendredi) et devraient très logiquement indiquer une hausse du taux de chômage et une forte baisse de recrutement dans quasi tous les secteurs", ajoute le directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Airbus et les banques rechutent

Comme il est de coutume depuis plusieurs semaines, le palmarès du marché parisien est plus régi par de grands mouvements sectoriels que par des actualités d'entreprises. Parmi les plus fortes chutes à la mi-journée, on retrouve ainsi les valeurs qui ont nettement rebondi la semaine dernière après avoir subi les plus lourdes chutes au début du krach, à savoir les valeurs aéronautiques et bancaires. Airbus lâche ainsi 7,5% (plus mauvaise performance du CAC à la mi-journée), quand Safran limite ses pertes à 3,5%. Le compartiment bancaire reflux également assez violemment (-5,3% pour BNP Paribas, -4,5% pour Credit Agricole, -3,8% pour Société Générale).

Le secteur automobile subit pour sa part la révision en forte baisse de l'agence de notation Moody's de ses prévisions de ventes mondiales de voitures en raison de la pandémie, qui table désormais sur une chute de 14% du marché cette année. Renault et Peugeot lâchent chacun 2,6%, Valeo et Plastic Omnium abandonnent plus de 5%, quand Faurecia et Michelin limitent leur recul à 1%.

Parmi les rares valeurs à évoluer dans le vert, Total domine le palmarès (+4,1%), le géant pétrolier faisant fi du nouveau net reflux des cours de l'or noir (-85% à 22,97 dollars le baril de Brent à 12h50, -6,9% à 20,42 dollars pour le WTI), dans un marché mondial qui se désagrège sur fond de déséquilibre croissant et persistant entre l'offre et la demande. Air Liquide prend 3,4%.

Sur le Forex, la monnaie unique se replie de nouveau brutalement face au billet vert peu avant 13h (-0,88% à 1,1071 dollar).

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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