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CAC 40

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Cac 40 : Le marché parisien reflue légèrement malgré un solide flot de publications trimestrielles

mercredi 27 octobre 2021 à 18h33
Le CAC recule de 0,19%, pénalisé par Worldline

(BFM Bourse) - Pénalisé par le plongeon de Worldline (-16%), l'indice vedette du marché tricolore rétrocède 0,18% à ses gains de la veille. En dépit de nombreux résultats probants (Schneider Electric, SEB, Scor, Sodexo, Bic, Elis, M6, Nexity), les investisseurs sont restés sur la retenue à la veille de la réunion de la BCE.

Dans un marché rendu prudent par la réunion à venir de la BCE ce jeudi, les derniers développements (immobilier et sanitaire) en Chine et les craintes relatives à l'évolution de la croissance mondiale, les opérateurs se sont contentés de trier la salve de publications -majoritairement positives- du jour. Au lendemain d'un plus haut depuis près de deux mois et demi, le principal baromètre du marché parisien enregistre un léger recul de 0,19% à 6.753,52 points, dans un volume de transactions moyen de 3,1 milliards d'euros.

Après avoir marginalement progressé mercredi pour signer de nouveaux sommets historiques en clôture, le S&P et le Dow Jones, les indices new-yorkais évoluent en ordre dispersé ce jeudi en fin de matinée, malgré une vague de résultats là aussi rassurants dans l'ensemble. Vers 18h, le S&P est à l'équilibre, le DJIA rend 0,35% et le Nasdaq avance de 0,5%, aidé par les solides publications d'Alphabet et Microsoft. Les comptes de Coca-Cola sont également salués, au contraire de ceux de Visa, Twitter ou Texas Instruments.

"Après les niveaux que nous avons vus pour les indices, je ne suis pas surpris de voir une sorte de respiration aujourd'hui avant la réunion de la BCE jeudi. Elle restera accommodante, mais encore une fois, vous avez toujours le risque que tout message ou tout mot puisse être mal compris ou mal interprété par le marché", explique Roland Kaloyan, responsable de la stratégie sur les actions européennes chez Société Générale. La Banque du Canada a laissé entendre ce mercredi qu'elle pourrait relever son taux directeur plus tôt que prévu, et prévenu que l'inflation resterait supérieure à son objectif pendant une grande partie de 2022 en raison de la hausse des prix de l'énergie et des goulets d'étranglement au niveau de l'offre.

La Chine est par ailleurs de nouveau sources de préoccupations, comme le constate Jeffrey Halley, analyste chez Oanda. D'une part, le nombre de contaminations au Covid-19 repart légèrement à la hausse, laissant craindre de nouvelles mesures drastiques comme le confinement de la ville de Lanzhou (nord-ouest) et de ses quatre millions d'habitants prononcé mardi. D'autre part, Pékin a demandé au patron du mastodonte de l'immobilier Evergrande qui croule sous les dettes de puiser dans sa fortune personnelle pour régler d'ici samedi un second versement non payé en septembre de 47,5 millions de dollars, selon des informations de Bloomberg - signe de la nervosité des autorités chinoises à l'idée d'une faillite du poids lourd du secteur. Et enfin, les tensions avec les Etats-Unis resurgissent après que le régulateur américain a révoqué mardi l'autorisation d'opérer aux Etats-Unis de la filiale locale de China Telecom, évoquant des risques "significatifs" pour la sécurité nationale.

Au rayon macroéconomique, les opérateurs ont pris connaissance d'une révision à la baisse de la perspective de croissance du PIB allemand en 2021, désormais attendue à 2,6%, ainsi que d'un recul du moral des consommateurs français en octobre selon les chiffres de l'Insee. Autre statistique peu encourageante, la première estimation par la Fed d'Atlanta du PIB des Etats-Unis au 3e trimestre, à +0,2% seulement. L'institution tablait sur 6% fin juillet dernier, mais a constamment révisé ce chiffre à la baisse depuis.

Pour en revenir au marché parisien, voici les réactions du marché aux principaux comptes dévoilés mardi après Bourse et ce mercredi avant l'ouverture.

Schneider Electric

Le géant français des équipements électriques et des automatismes industriels a fait part d'une progression de 11,8% de ses revenus au 3e trimestre (+8,8% en organique) à 7,22 milliards d'euros. Il confirme par ailleurs son objectif annuel d'une progression organique comprise entre +11% et +13% malgré un "contexte mondial d'approvisionnement de plus en plus tendu, marqué par des pénuries et une augmentation des coûts des intrants et du transport". Le titre Schneider Electric gagne 2,4%.

Worldline

Autre pensionnaire du CAC à dévoiler ses comptes, le spécialiste des services de paiements a déçu le marché avec un "3e trimestre 2021 plus faible que prévu" selon le courtier Oddo BHF. La présentation de son plan stratégique et de ses objectifs financiers à horizon 2024 ne convainc pas non plus le marché, en dépit de l'annonce attendue d'un désengagement à venir de son activité de terminaux de paiement. L'action plonge de près de 16%, à un creux depuis avril 2020.

Nexity

Le premier groupe immobilier français intégré a confirmé ses objectifs 2021 d'un chiffre d'affaires de 4,4 milliards d'euros sur le nouveau périmètre (soit hors contribution des activités cédées Century 21 et Ægide-Domitys) et un résultat opérationnel courant sur le nouveau périmètre supérieur à 360 millions d’euros, soit un taux de marge opérationnelle supérieur à 8%. Les revenus du promoteur se sont établis à près de 3,3 milliards sur les neuf premiers mois (+26% sur un), et à 1,013 milliard au 3e trimestre (+12%). Cette solide publication se traduit par une hausse de 3,2% du titre Nexity.

SEB

Le champion du petit électroménager bondit de 12,4% après un net relèvement de ses perspectives annuelles, le propriétaire des marques Rowenta, Tefal ou Moulinex visant désormais une croissance organique de ses revenus de 14%, contre 10% précédemment. Une révision assortie d'un maintien de l'objectif de marge, malgré la hausse des matières premières et du fret notamment, signe du "pricing power" dont dispose le groupe.

Sodexo

Publication annuelle et non trimestrielle pour le n°1 français de la restauration collective, qui a annoncé être revenu dans le vert lors de son exercice 2020-2021, dégageant 139 millions d'euros de bénéfice net contre une perte de 315 millions d'euros lors de l'exercice précédent, marqué par la pire crise de son histoire. Si son chiffre d’affaires a reculé de 9,8%, et de 5,6% en croissance dite interne, à 17,43 milliards d’euros sur l'ensemble de l'exercice, en raison des mesures de restriction sanitaires liées au Covid-19, il affiche un rebond de 18,1% au second semestre. Sodexo a par ailleurs dit tabler pour 2021-2022 sur une croissance comprise entre 15% et 18% de son chiffre d'affaires et une marge d’exploitation proche de 5% à changes constants, contre 3,3% sur l'exercice écoulé. Une publication récompensée par un gain de 5,6% en Bourse.

Bic

Le géant français des stylos, briquets et rasoirs jetables a de nouveau rehaussé ses prévisions de ventes pour 2021, après un troisième trimestre supérieur à ses attentes (+8,2% à 478 millions d'euros, porté par la division papeterie). Il prévoit désormais une croissance de ses revenus de 14% à taux de change constants en 2021, contre une progression de 9% à 11% envisagée en juillet dernier. En forte hausse dans la matinée, le titre a toutefois nettement réduit ses gains au fil de la journée (+0,3% en clôture).

Scor

Le titre du réassureur a disputé à celui de SEB la meilleure performance du jour (+12,2%) après, là aussi, une publication meilleure qu'attendu par les analystes, même s'il a essuyé une perte nette de 41 millions d'euros au 3e trimestre, freiné par "une série de catastrophes naturelles de grande ampleur", dont les inondations en Europe et l'ouragan Ida. "Ces résultats sont clairement positifs, avec des pertes liées aux catastrophes moins importantes que prévu, une croissance plus rapide qu'attendu (à la faveur de la hausse des prix)" pointent les analystes de Jefferies. Scor a par ailleurs annoncé un plan de rachats d'actions de 200 millions d'euros.

M6

Le groupe de médias a profité du dynamisme des investissements des annonceurs pendant l'été, et a vu son chiffre d'affaires progresser de 3% à 308 millions entre juillet et septembre. Les revenus publicitaires des chaînes TV gratuites du groupe (M6, W9, 6ter, Gulli), de la plateforme 6play et de la chaîne payante Paris Première ont notamment progressé de 9% à 205 millions d'euros, quand ceux des radios (RTL, RTL2 et Fun Radio) ont chuté de 11%. Le titre avance de 3,6%.

Elis

Le titre du blanchisseur évolue peu (-0,2%) malgré un relèvement des perspectives annuelles du groupe (croissance organique du chiffre d'affaires attendue au-dessus de 6% (contre entre +5% et +6% précédemment), et marge d'Ebitda à "plus de 34,5%" contre "environ 34,5%" auparavant). Cette révision à la hausse des objectifs intervenait en outre dans le sillage d'un solide 3e trimestre, au cours duquel les revenus du groupe ont crû de 11,2% (+9,2% en organique) à près de 840 millions d'euros.

DBV Technologies

La biotech a fait part de résultats semestriels en légère en amélioration, avec une perte nette réduite à 84 millions à fin septembre contre 120 millions un an plus tôt, et fait le point sur le développement de son patch contre l'allergie à l'arachide, le Viaskin Peanut. Et sur ce front, les nouvelles ne rassurent guère les investisseurs. La FDA, qui doute depuis des années de l'efficacité du patch, a demandé le 14 octobre à DBV de nouvelles données sur la libération de l'absorption des protéines avant de faire part de ses observations supplémentaires sur la conception du protocole de l'essai STAMP. L'agence a ajouté qu'elle fournirait prochainement des recommandations sur la meilleure façon de démontrer la comparabilité de l'absorption des protéines du patch modifié avec le patch de référence (cVP). "L'essai STAMP ne sera pas lancé tant que DBV n'aura pas reçu un retour complet de l'Agence", regrette DBV Technologies. Sachant que cet essai doit durer six mois, cela repousse une éventuelle commercialisation (initialement prévue en 2019) à mi-2022 au mieux. Le marché perd très nettement patience (-26%).

Au chapitre pétrolier, les cours des principales références de pétrole reculent nettement (-2,1% à 83,9 dollars pour le baril de Brent) après l'annonce par l'EIA d'une hausse plus marquée que prévu des stocks de brut, qui ont grimpé de 4,3 millions de barils durant la semaine achevée le 22 octobre quand les analystes misaient sur une hausse de 2 millions de barils. La monnaie unique, elle, n'évolue presque pas face au billet vert (+0,02% à 1,1603 dollar) sur le marché des changes.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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