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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 remonte à plus de 5.000 points pour la première fois depuis le mois de mars

mercredi 3 juin 2020 à 18h35
Nouvelle envolée du CAC 40 mercredi

(BFM Bourse) - Une batterie d'indicateurs macro-économiques est venue alimenter mercredi l'optimisme des investisseurs vis-à-vis d'une reprise relativement vigoureuse de l'économie. L'indice phare parisien a accéléré de 3,36%, signant une troisième séance de forte hausse d'affilée. Le CAC 40 a désormais recoupé plus de la moitié de la chute intervenue entre février et mars.

Plus rien n'arrête la Bourse de Paris. Au lendemain d'une progression de 2,02%, le baromètre phare du marché français a accéléré le tempo, bondissant de 3,36% à 5.022,38 points. 4,7 milliards d'euros ont changé de mains sur la séance, un volume rarement atteint qui témoigne du regain d'appétit pour le risque des investisseurs.

Il s'agit de la première fois depuis le 6 mars dernier que le CAC 40 termine au-delà de ce seuil symbolique. L'indice rebondit de 34,2% depuis son plus bas du 18 mars dernier à 3.726 points.

"Indestructible", c'est ainsi que le directeur des investissements de Mirabaud Securities, John Plassard, qualifie le marché actuellement. Dans sa note matinale titrée "It's a plane, no it's a bird, no it's the market" (en référence à Superman, qui vole comme les principaux indices boursiers depuis deux semaines). Un parcours qui repose largement sur l’espoir que les tensions sino-américaines ne soient qu’un feu de paille et que le redémarrage de l’économie se fasse sans accroc, alimenté en cela par les derniers indicateurs PMI. En Chine, l'indice relatif aux services de Caixin/Markit a révélé un bond de l'activité à 55 (nettement au-delà de la barre de 50 qui sépare une contraction d'une expansion de l'activité).

En Europe, les chiffres définitifs des PMI de mai sont aussi ressortis plutôt supérieurs aux attentes. Pour ne citer que les chiffres tricolores, l'activité du secteur des services français s'est améliorée plus qu'annoncé en première estimation avec la levée partielle des mesures de confinement puisque l'indice PMI des services dans sa version définitive a atteint 31,1 contre une première estimation à 29,4, après être tombé à un plus bas historique en avril, à 10,2. L'indice composite, qui réunit le secteur manufacturier et celui des services, est remonté à 32,1 en mai après le plus bas jamais enregistré en avril à 11,1 et une estimation flash à 30,5.

"Assouplissement illimité des banques centrales"

"Depuis les plus bas de mars, les marchés regagnent progressivement le terrain perdu, grâce à la combinaison d'un assouplissement illimité des banques centrales et les perspectives de relances budgétaires de grande ampleur", explique de son côté Michael Hewson, responsable de l'analyse marchés chez CMC Markets. La réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi sera suivie avec attention par les investisseurs. Elle devrait acter "l'expansion du programme de rachats d'actifs", estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique de Saxo Bank.

Aux États-Unis, le mouvement de colère contre le racisme et les exactions policières s'est poursuivi mardi, malgré les pillages, les affrontements avec la police et le ton martial de Donald Trump, déterminé à restaurer l'ordre en recourant si besoin à l'armée. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, les derniers indicateurs PMI sont aussi apparus légèrement meilleurs qu'attendu, aussi bien pour les services que pour le secteur manufacturier. Le pire semble également passé pour le marché du travail, du moins d'après les chiffres d'ADP qui estime que le secteur privé n'a détruit que 2,76 millions de postes en mai, contre plus de 20 millions en avril, alors que le consensus d'économistes misait sur un chiffre voisin de 8 millions. Les données du cabinet privé ont cependant moins de portée que les chiffres officiels, qui seront annoncés vendredi s'agissant de mai.

Vers 18h30, aux alentours de la mi-séance à Wall Street, le Dow Jones gagnait dans ce contexte 1,47%, le S&P 500 1% et le Nasdaq 0,4%.

L'automobile et l'aéronautique accentuent leur rebond

À Paris, comme la veille, les foncières ont encore été recherchées mercredi, Unibail-Rodamco-Westfield dominant de nouveau le CAC 40 avec un gain de 14,7%.

Juste derrière, Renault reprenait encore 10,5%, profitant du relèvement à l'achat de la recommandation de Goldman Sachs (les autres changements du jour parmi les notes d'analystes sont mentionnés ici). La secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs admis mercredi que des restructurations devaient être acceptées. Dans son sillage, Peugeot a pris près de 6% et Michelin 5,6%.

Axa s'est adjugé 10,4% après avoir annoncé la réduction de moitié du dividende proposé au titre de l'exercice 2019, quand le consensus tablait sur une annulation, expliquent les analystes de Jefferies. LVMH a pris 2,2%, tandis que le groupe a décliné tout commentaire après un article du WWD rapportant que le leader mondial du luxe s’interrogeait sur son offre de rachat du joaillier américain Tiffany (lequel reculait encore de 1,3% à Wall Street après -9% mardi soir).

Au total moins de dix valeurs à l'échelle du SBF 120 ont fini dans le rouge, essentiellement des titres liés à la santé comme BioMérieux (-3,5%), Sartorius Stedim Biotech (-1,6%) ou encore Sanofi, lequel à -0,02% constituait pour le symbole la seule baisse du CAC 40.

Le Brent en vue des 40 dollars, au plus haut depuis trois mois

Le rebond des cours pétroliers se poursuivait sur fond d'optimisme vis-à-vis du prochain sommet de l'Opep+, dans l'espoir de voir ses membres s'engager à une diminution supplémentaire de la production, permettant au baril de Brent de franchir en séance le seuil des 40 dollars pour la première fois depuis début mars au cours de la matinée. En fin de journée toutefois, les opérateurs revenaient à davantage de prudence quant aux conclusions du sommet et la progression du Brent se réduisait à 0,08% à 39,60 dollars, le WTI se négociant dans le même temps à 37,06 dollars (+0,68%).

Le dollar poursuit son repli, l’appétit général pour le risque le privant de son attrait de valeur refuge. Dans le même temps, l'euro reste au contraire soutenu par les anticipations d’une augmentation de la taille du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion du Conseil des gouverneurs jeudi. La monnaie unique revient ainsi au-dessus du seuil de 1,12 dollar pour la première fois depuis le 16 mars dernier (+0,53% à 1,1227 dollar).

G. B. - ©2020 BFM Bourse
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