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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 fait fi des chiffres catastrophiques de l'emploi américain et poursuit sa remontée

jeudi 26 mars 2020 à 18h10
Le CAC poursuit son rebond jeudi

(BFM Bourse) - En repli de 2% à la mi-journée après deux séances de nets rebonds, le CAC 40 s'est étonnement retourné dans l'après-midi malgré la flambée des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (+3,3 millions). Les investisseurs semblent l'ignorer, au profit du plan massif de soutien à l'économie adopté par le Sénat américain dans la nuit de mercredi à jeudi.

On craignait le pire, le pire s'est produit... Et le marché l'a royalement ignoré. Alors que les investisseurs ont cédé en matinée à la tentation de prendre des bénéfices après deux séances de forte hausse (+8,39% mardi, +4,47% mercredi) et dans l'attente des chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis qui promettaient d'être affreusement élevés, l'économie US étant partiellement à l'arrêt, le couperet est tombé peu après 13h.

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont explosé à un plus haut historique de 3,3 millions de demandeurs la semaine dernière, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. Soit 3 millions de plus que la semaine précédente, du jamais-vu. "Le nombre de demandeurs d'allocation chômage la semaine dernière est révélateur du degré de bouleversement de l'économie" américaine, note Christopher Low de FHN Financial. "Ce n'est pourtant pas la chose la plus importante à prendre en compte, prévient l'expert. Celui-ci souligne en effet que "ces chiffres sous-évaluent les dégâts car beaucoup de gens ne se sont pas inscrits à cause d'un système saturé". Le précédent record, établi en 1982, était près de cinq fois moindre...

Qu'importe, la Bourse de New York a ouvert en hausse peu après la publication de ces chiffres, entraînant dans son sillage les principales places boursières européennes. La Bourse de Paris a ainsi repris 4,5% depuis la mi-journée, accélérant encore en toute fin de séance pour enregistrer un gain de 2,51% à 4.543,58 points, dans un volume d'échanges qui s'est normalisé (4,6 milliards), à défaut de la volatilité. La Bourse de Francfort grappille 0,8% en clôture quand celle de Londres reprend 1,5%. À noter que le rebond du CAC par rapport à son plancher du 16 mars atteint maintenant 25%.

Boeing porte le Dow Jones

Soit les investisseurs américains avaient anticipé cette flambée des inscriptions au chômage soit ils ne veulent pas regarder les chiffres, toujours est-il qu'à 17h45, le Dow flambe de 4,8%, le S&P de 4,4% et le Nasdaq de 3,2%. Ce bond des principaux indices est dû à l'adoption par le Sénat, dans la nuit de mercredi à jeudi, d'un vaste plan de relance, qui prévoit 2.000 milliards de dollars pour soutenir la première économie mondiale face à la crise. Un plan qui doit désormais être approuvé par la Chambre des Représentants lors d'un vote vendredi et sur lequel semblent donc se focaliser les opérateurs.

"Avec cette nouvelle politique fiscale en place, combinée à une politique monétaire ultra-agressive de la Réserve fédérale, les investisseurs seront mieux armés pour résister au tsunami de mauvaises nouvelles qui nous attendent à court terme", juge par exemple Art Hogan de National. Si les détails n'ont pas encore tous été rendus public, il prévoit notamment un soutien massif aux secteurs les plus touchés parmi lesquels l'aéronautique, le tourisme ou le divertissement. Après avoir repris 11,7% lundi, 19,4% mardi et 25,2% mercredi, le titre Boeing flambe encore jeudi matin (+13%) et ne cède "plus" que 44% depuis le 1er janvier.

Le secteur aéronautique accélère son rebond à Paris

L'actualité des entreprises cotées porte de plus en plus les stigmates de la crise, les grands groupes renonçant les uns après les autres à leurs objectifs 2020.

C'est notamment le cas de Casino (+1,6% en clôture après avoir lâché plus de 5% dans la matinée), qui a fait état d'une certaine amélioration de sa performance opérationnelle au titre de 2019 mais suspendu ses prévisions financières pour cette année, et de Suez (+3,1%). "Comme toutes les industries, nous sommes susceptibles d'être significativement impactés en 2020 par les conséquences du confinement de la population", reconnaît le groupe de services collectifs. Idem du côté d'Ipsen, dont le cours après avoir d'abord bien résisté cède 1,7% en clôture.

Massacrées au cours des premières semaines du krach, les valeurs aéronautiques reprennent nettement de la hauteur depuis quelques séances, Airbus (+20,5%, encore la meilleure performance de l'indice phare) en tête, même si les équipementiers ne sont pas en reste (+12% pour Safran, +8% pour Thales). Après avoir aussi beaucoup souffert, Accor reprend aussi 8,5%. Publicis (-6%) retombe en revanche assez nettement après deux belles séances de progression.

Quelques bonnes nouvelles permettent à certains titres de surnager, avec l'acquisition par Pernod Ricard (+1,8%) de la totalité du capital du gin "ultra premium" Monkey 47 ou l'obtention par Eurobio (+24%) du marquage CE pour son test propriétaire de détection du SARS CoV2, développé spécifiquement pour le diagnostic clinique du COVID-19.

Sur le marché pétrolier, l'heure est de nouveau au repli soit -5,43% à 23,16 dollars pour le brut WTI et -3,03 à 26,56 dollars pour le Brent à 18h, dans un marché où l'offre d'or noir reste surabondante alors que la demande est toujours au point mort ou presque.

Du côté des devises, l'euro rebondit violemment face au billet vert (+1,44% à 1,1035 dollar).

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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