(BFM Bourse) - Le CAC 40 perd 1,3% à la mi-séance. Le marché reste crispé et attend fébrilement la réunion de politique monétaire de la Réserve Fédérale de la semaine prochaine.
La correction se poursuit pour le CAC 40. L’indice phare de la place parisienne abandonne 1,2% à la mi-séance à 6.078,18 points. Pour l’heure, le CAC 40 perd plus de 2% sur l’ensemble de la semaine.
Le marché a depuis mardi toute les peines du monde à se remettre d’une inflation américaine supérieure aux attentes, et dont la publication a fragilisé l’ensemble des places boursières avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) américaine, la semaine prochaine. Un tour de vis sévère devrait être opéré, d’autant que les récents indicateurs américains n’ont guère été de nature à amadouer la position de la Fed.
"Après la surprise à la hausse de l’inflation (…) les signes de résilience de l’économie et surtout de tensions élevées sur le marché de l’emploi ne vont pas pousser la Fed à assouplir son discours", relève Xavier Chapard de La Banque Postale Asset Management.
"Nous pensons que la Fed va remonter ses taux de 75 points de base (0,75 point) la semaine prochaine pour la troisième fois consécutive, et le risque est que la Fed opte même pour une hausse de 100 points de base. Ce serait une première depuis 1984", poursuit-il.
Les groupes vétérinaires guère chatoyants
En attendant, les opérateurs de marché prennent acte de la seconde estimation de l’inflation en zone euro pour le mois d’août qui a été confirmée à 9,1% sur un an.
Sur les autres marchés, l’euro recule de 0,3% face à l’euro à 0,9972 dollar.
Les contrats pétroliers évoluent sans direction. Le contrat sur le Brent de mer du nord pour livraison en novembre est stable à 90,89 dollars tandis que le WTI pour livraison en octobre cède 0,2% à 84,89 dollars.
Du côté des valeurs, la très grande majorité des titres du SBF 120 évoluent dans le rouge. Les laboratoires vétérinaires Vetoquinol et Virbac plongent de 15% et de 8,6% respectivement après avoir publié des résultats semestriels qui ont reçu un accueil glacial.
De son côté GTT perd 4% pénalisé par une nouvelle ventes d’actions de la part d’Engie qui de son côté recule de 1,6%.