(BFM Bourse) - L’indice parisien débute la semaine en hausse ce lundi 26 octobre, alors que Moody’s a maintenu inchangée la note de crédit de la France, ce qui relâche la pression sur la dette tricolore.
La Bourse de Paris commence la semaine du bon pied. Son indice phare, le CAC 40, termine en hausse de 0,83% à 7.847,32 points à la clôture de ce lundi 26 octobre.
Le marché parisien est porté par un contexte général de baisse des cours du pétrole qui entraînent un repli des taux obligataires.
L'appétit pour le risque est soutenu "par le repli des prix du pétrole et la détente des rendements obligataires américains, le taux à dix ans repassant sous la barre des 5%", note ainsi John Plassard de Cité Gestion.
Les cours du pétrole peuvent réagir à plusieurs informations autour de la situation au Moyen-Orient. Le président américain, Donald Trump, a déclaré dimanche à Fox News qu'il était "temps de prendre une décision" quant à savoir s'il allait reprendre ses attaques ou conclure un accord avec l'Iran. "Au moins, la question d'un accord fait toujours partie des discussions", tranche Deutsche Bank.
Le contrat de décembre sur le Brent de la mer du Nord gagne 0,25% à 111,98 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York recule de 0,3% à 102,92 dollars le baril.
>> Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading
Moody's maintient la note de la France
Les actifs français (obligations, actions) peuvent par ailleurs "bénéficier d’un certain soulagement après la décision de Moody’s de ne pas dégrader la note souveraine de la France", explique également John Plassard.
Vendredi soir, l'agence de notation a maintenu la note de crédit de l'Hexagone à "Aa3", "défiant les attentes du marché", remarque Deutsche Bank.
La pression retombe sur les obligations françaises. Le taux du titre de dette à 10 ans, instrument de référence sur le marché est à 4,90% tandis que l'écart avec l'obligation de même maturité de l'Allemagne, thermomètre du stress du marché, perd 9 points de base à 154 points de base (1,54 point de pourcentage).
"Le maintien de la note repose sur un pari, celui de l’adoption d’un budget pour 2027 permettant de réduire le déficit, dans un contexte où les coûts de financement et les tensions sociales devraient progressivement s’apaiser", explique Andrea Tueni de Saxo Bank.
"Moody’s semble ainsi avoir choisi d’attendre les résultats du processus budgétaire plutôt que de dégrader immédiatement la note. La perspective négative rappelle toutefois que cette décision reste conditionnelle : elle ne constitue pas un vote de confiance, mais un pari sur la capacité de la France à redresser ses comptes publics", poursuit-il.
"Ce maintien de la note change-t-il quelque chose ? Non. La parole des agences de notation est démonétisée depuis longtemps sur les marchés", assène pour sa part Christopher Dembik de Pictet AM.
"Tout porte à croire, au regard de l’impasse politique, budgétaire et sécuritaire, que le taux de l’OAT à 10 ans (titre de dette de référence de la France, NDLR) va évoluer entre 5% et 6% dans les prochains mois, alourdissant ainsi le fardeau de la dette. Pour donner un ordre d’idée, chaque hausse de 0,1 point coûte, à terme, environ 3 milliards d’euros d’intérêts supplémentaires par an à l’État. Or, depuis le début de l’année, les taux ont augmenté de 1,5 point, soit quinze fois plus !", clame-t-il.
Grosse chute pour GTT
Du côté des valeurs, GTT a plongé de 11,7% après avoir publié des revenus du troisième trimestre inférieurs aux attentes.
Pluxee a perdu 4,1% et et Edenred a cédé 2,7%, après la victoire surprise du président brésilien sortant Lula.
Nanobiotix a bondi de 9,5% après avoir dévoilé les résultats complets d’une étude clinique de phase précoce dans le mélanome cutané.
Du côté des petites et moyennes capitalisations, N4 Group a chuté de 6,8% pour sa première séance de cotation à la Bourse de Paris.
Sur les changes, l'euro recule de 0,3% face au billet vert à 1,1185 dollar.
