Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
7 068.59 -1.75 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : La Bourse de Paris toujours minée par l'augmentation des cas de coronavirus

mardi 22 septembre 2020 à 18h14
Le CAC 40 bascule in extremis dans le rouge mardi

(BFM Bourse) - En baisse de 0,4% à la clôture, le CAC 40 a enregistré mardi une quatrième séance de repli d'affilée.

Au lendemain d'une chute de 3,74% -qui marquait la plus forte baisse journalière du CAC 40 depuis le 11 juin dernier- les investisseurs sont demeurés mardi en proie à une nervosité palpable tout au long de la journée, face à la persistance des craintes sanitaires et aux menaces diverses sur la croissance de l'économie mondiale. De sorte que le très timide rebond qui se dessinait en début de séance s'est complètement évaporé au fixing de clôture, le baromètre parisien subissant pour finir une baisse de 0,4% à 4772,84 points.

Plus restreint que la veille (et plus de deux fois moindre que vendredi, journée exceptionnellement intense à l'occasion des "quatre sorcières"), le volume d'échanges du jour n'a pas dépassé 3,2 milliards d'euros.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street évoluait sans beaucoup plus de conviction, avec une baisse de 0,25% pour le Dow Jones, une progression a minima de 0,15% pour le S&P 500 et à peine plus marquée (+0,25%) pour le Nasdaq Composite.

Face à un cocktail de menaces toujours bien présentes, soit "les craintes d'un reconfinement, l'expansion trop lente du bilan de la Fed, la tournure agressive prise par les élections américaines, le "soft Brexit" qui devient de plus en plus improbable ou encore les nouveaux scandales bancaires qui pointent à l'horizon", énumère pèle-mêle John Plassard, directeur adjoint des investissements chez Mirabaud, les secteurs les plus exposés au cycle économique sont clairement à la peine.

Vers des contraintes renforcées

"Nous continuons de penser que les responsables politiques vont éviter à tout prix un nouveau confinement au niveau national", affirment de leur côté les analystes de Saxo Banque. "Mais, en même temps, nous avons de plus en plus d'échos de grandes entreprises se préparant au pire et à passer à 100% en télétravail dans le cas où la combinaison de la Covid et de la grippe saisonnière mettrait sous tension dangereusement le système de santé de certains pays" nuancent-ils.

Les premières décisions politiques en ce sens commencent d'ailleurs à émerger à l'échelle européenne. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a procédé mardi à un durcissement des contraintes à la circulation, invitant tous les salariés qui le peuvent à travailler de chez eux et en imposant la fermeture des pubs, bars et restaurants dès 22 heures à partir de jeudi. Sans aller jusqu'au confinement total, ces mesures -au même titre que le reconfinement partiel décidé à Madrid lundi- rappellent les décisions prises à travers le monde au printemps, ayant entraîné un arrêt brutal de la consommation et des récessions à deux chiffres dont le monde commence tout juste péniblement à se remettre.

"Cela fait un moment que la pandémie est là, qu'il y a des nouveaux cas. On l'a vu aux Etats-Unis pendant l'été où on a atteint 65.000 cas par jour. On est redescendu à 40.000 cas. Donc finalement c'est quelque chose que portent les marchés depuis un moment", tempère ce mardi dans l'émission BFM Bourse Samy Chaar, chef économiste de la banque Lombard Odier & Cie. "Cette épidémie, maintenant on la connaît. Elle est beaucoup moins létale qu'elle a pu l'être en mars et avril. Et il y a aussi quand même au quotidien des meilleures nouvelles sur les vaccins. Et donc, finalement, on va être dans cette reprise molle. Mais on a le sentiment que cette reprise, elle n'est pas forcément en danger en raison de ces restrictions, qui restent quand même très partielles et très localisées", avance-t-il.

Calme plat sur le front des valeurs

Peu d'actualité n'est en outre venue animer les grandes valeurs de la cote parisienne, si ce n'est la révision à la hausse des objectifs de Suez (+0,8%) sur son plan stratégique, le groupe de services à l'environnement ayant précisé être en avance sur sa réalisation, pour contrer le projet de rachat hostile de Veolia (-0,4%). Les valeurs bancaires, au lendemain d'un repli violent à la suite des révélations d'un consortium de journalistes accusant de nombreux groupes d'envergure mondiale d'avoir permis le blanchiment d'argent sale à grande échelle, sont restées en berne (-0,57% pour Crédit Agricole, -0,52% pour BNP et -0,1% pour Société Générale).

Les valeurs du transport, de l'aéronautique et de l'hôtellerie ont continué à souffrir des craintes sanitaires, Airbus reculant de 2,68% et le relégué Accor de 2,5%.

Dans l'autre sens, le secteur automobile a cependant enregistré un net rebond, soit des gains de 3,6% pour Peugeot et de 2,6% pour Renault.

Sur les catégories de capitalisation plus modestes cependant, quelques belles annonces ont bien été accueillies par les opérateurs spécialisés notamment pour le promoteur immobilier AST Groupe (+11,7%), le spécialiste des solutions logicielles dédiées aux télécommunications critiques Streamwide (+10,5%), ou encore le producteur de micro-processeurs Kalray (+7,16%).

Les cours des deux références mondiales de pétrole brut repartaient de l'avant malgré les craintes pour la demande en cas de reconfinement. Peu avant 18h00, le baril de Brent gagnait 0,82% à 41,78 dollars alors que celui de WTI avançait de 0,51% à 39,51 dollars (passé une tentative de rejoindre les 40 dollars un peu plus tôt).

De nouveau porté par son statut de valeur refuge, le billet vert poursuit sa remontée face à la monnaie unique, qui lâchait 0,57% à 1,1704 dollar en fin de journée également.

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+312.10 % vs +42.19 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat