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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris retombe lourdement avant l'audition de Jerome Powell

mercredi 22 juin 2022 à 12h02
Le CAC replonge dans le

(BFM Bourse) - Les opérateurs n'entretiennent guère d'espoir avant l'intervention du patron de la Réserve fédérale devant les sénateurs américains. L'économie pourrait bien se retrouver à court terme victime de la bataille contre l'inflation engagée par la banque centrale des Etats-Unis, comme d'ailleurs c'est le cas pour beaucoup de ses homologues désormais.

Un marché dont les creux sont de plus en plus bas et les rebond de moins en moins hauts: c'est là la définition même d'une tendance baissière, et le CAC 40 est clairement en plein dedans. Ainsi, après avoir perdu pratiquement 10% en deux semaines, l'indice tricolore n'est parvenu qu'à un faible rebond lundi et mardi (+0,64% et +0,75%), pour déjà retomber lourdement ce mercredi matin. Vers 11h30, le baromètre du marché parisien redonne 1,73% à 5.861,51 points, les opérateurs ne se faisant plus d'illusions sur la tonalité du discours de Jerome Powell cet après-midi devant le Sénat américain.

Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis devrait en toute logique réitérer que la priorité de la banque centrale est de casser l'inflation - au risque de précipiter une récession d'ici quelques mois.

Les dissensions européennes au sujet de l'attitude à adopter face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la façon de gérer la question des approvisionnements énergétiques inquiètent également. "Dans toute l'Europe, les pays activent des plans énergétiques d'urgence, notamment en réactivant les centrales électriques au charbon. Même les Verts admettent enfin qu'une transition énergétique propre est incompatible avec les objectifs à court terme d'une économie de guerre", remarque Jeffrey Halley, analyste chez Oanda. Si les importations de gaz russe continuent de chuter, une récession en Europe devrait s'ensuivre, faisant souffler des nouveaux vents contraires pour la croissance mondiale et donnant à la BCE quelques maux de tête supplémentaires dus à la stagflation, ajoute-t-il.

Le pétrole chute lourdement

Pourtant, le retour des investisseurs américains sur les marchés mardi (après un week-end prolongé à l'occasion d'un nouveau jour férié fédéral, Juneteenth National Independence Day, ou jour de l'Émancipation) s'était fait sans heurts mardi, Wall Street s'étant offert un rebond de 2%. Mais "les bourses asiatiques ont connu ce matin une séance volatile durant laquelle l'optimisme aperçu la veille à Wall Street n'a pas fait le poids face aux inquiétudes générales autour de la capacité de l'économie mondiale à rester debout sur ses deux pieds dans le contexte actuel mêlant inflation élevée et remontée rapide des taux d'intérêt", note Guillaume Dejean de Western Union Business Solutions.

Le pétrole chute lourdement de plus 4% (à 109,97 dollars le baril de Brent et 104,469 dollars le WTI) en raison des craintes de récessions et alors que la Maison-Blanche envisage des mesures visant à contenir la hausse des prix, comme la suspension d'une taxe fédérale sur le carburant.

Sur le marché des changes, l'euro glissait de 0,16% à 1,0516 dollar.

Présumée entente sur les prix pour Rexel, Schneider et Legrand

Le contexte d'aversion au risque entraîne une écrasante majorité de valeurs du CAC dans le rouge, seuls Orange et Worldline parvenant à surnager. Les cycliques comme la sidérurgie, l'automobile, la construction ou l'industrie sont au contraire parmi les plus touchées. À noter que Carrefour, acteur de la distribution, ne profite pas de son caractère défensif à cause d'une dégradation par Bernstein, passé à "sous-pondérer" (l'action perd ainsi 4%).

Dans le reste de l'actualité, Rexel (-6,4%), Schneider (-3,3%) et Legrand (-2,9%) seraient dans le collimateur des juges français et suisses pour une présumée entente sur les prix, doublée d'évasion fiscale pour les distributeurs Rexel et Sonepar (non coté), rapporte Mediapart.

Crédit Agricole (-1,6%) ne profite pas plus que sa filiale Amundi (-1,05%) de la présentation de leurs plans stratégiques 2025 respectifs. La biotech Adocia, recherchée en matinée à l'annonce des bons résultats d'un essai de phase 2 (étape intermédiaire des essais cliniques) sur une combinaison d'insuline et d'amyline, deux hormones que le foie des personnes atteintes de diabète de type 1 ne peuvent pas produire, retombe elle aussi lourdement (-5,4%).

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
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