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Cac 40 : La Bourse de Paris mise sur le "Bremain"

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(Tradingsat.com) - La Bourse de Paris a terminé en forte hausse (+1,96%) jeudi pour la cinquième fois d'affilée, le marché tablant sur un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne à l'issue du référendum britannique.

L'indice CAC 40 a pris 85,87 points à 4.465,90 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,7 milliards d'euros. La veille, le marché parisien avait fini en progression de 0,29%.

Dans le vert depuis l'ouverture, le marché a accru ses gains en fin de matinée, restant ensuite bien orienté dans l'après-midi dans le sillage d'un début positif à Wall Street.

"Les marchés sont suspendus à l'issue du scrutin au Royaume-Uni mais n'ont pas l'air de vouloir dévier de leur idée que le +Remain+ (maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, ndlr) va l'emporter", remarque Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

"Les derniers sondages semblent plutôt conforter cette tendance", ajoute-t-il, rappelant qu'"il y a eu un emballement ce matin" après une nouvelle enquête d'opinion.

Des millions de Britanniques votaient jeudi sur leur appartenance à l'UE lors d'un référendum historique suivi avec fébrilité.

Le résultat se joue sur le fil, mais un sondage publié en plein scrutin a partiellement rassuré les marchés financiers en donnant vainqueur le camp du "Remain" (partisans du maintien dans l'UE).

"Le marché a pris clairement une direction. Les investisseurs sont repartis dans un scénario qui minimise les risques de Brexit", confirme Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

Dans ce contexte, les indicateurs du jour sont passés inaperçus. L'activité du secteur privé en France a reculé en juin, pour la première fois depuis quatre mois. Celle de la zone euro a aussi reflué pour le même mois, affichant son niveau le plus bas depuis janvier 2015.

Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont chuté de façon bien plus importante que ne le prévoyaient les analystes. Par ailleurs, le recul des ventes de maisons neuves est plus fort qu'attendu.

Sur le front des valeurs, le secteur bancaire a soutenu la cote avec Société Générale (+5,15% à 36,26 euros), Crédit Agricole (+4,06% à 8,90 euros) et BNP Paribas (+2,88% à 47,70 euros).

Veolia Environnement a reculé de 1,86% à 19,75 euros alors que l'Etat du Michigan (nord) a annoncé des poursuites judiciaires contre deux entreprises, dont le français Veolia, qu'il accuse de "fraude" et de "négligence" dans le scandale sanitaire lié à la contamination au plomb de l'eau de la ville de Flint.

Orange a progressé de 3,76% à 14,78 euros. Le groupe a annoncé la finalisation de l'acquisition de la filiale de l'opérateur mobile indien Airtel au Burkina Faso. Par ailleurs, le PDG Stéphane Richard a plaidé pour que les règles du marché de la fibre optique (très haut débit) restent stables en France, pour soutenir sa stratégie de fort développement sur ce segment, dans un entretien à La Tribune.

Solvay a pris 2,13% à 90,13 euros. Le budget de recherche et innovation du groupe est en augmentation pour suivre l'évolution vers des produits de spécialités à plus forte valeur ajoutée, selon le directeur R&I du groupe, Nicolas Cudré-Mauroux.

Rothschild & Co a profité (+1,64% à 22,90 euros) d'un bénéfice en net rebond de 62% lors de son exercice décalé 2015/16, porté par une plus-value de cession.

Le secteur pétrolier a bénéficié de la hausse des cours du brut, CGG gagnant 3,08% à 0,67 euro, Maurel et Prom 2,75% à 2,99 euros, Technip 1,18% à 50,32 euros et Total 1,53% à 43,69 euros.

Eurofins a été nettement dynamisé (+4,33% à 341,00 euros) par le début de suivi de son titre par Goldman Sachs avec la recommandation "acheter".

Solocal a souffert (-7,77% à 2,68 euros) après avoir prévenu qu'il ne respecterait "probablement pas" ses prochaines échéances bancaires, tardant à trouver un accord dans le cadre de son processus de désendettement.

La rédaction, avec AFP

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