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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris enchaîne une cinquième séance consécutive dans le rouge

mercredi 24 novembre 2021 à 17h37

(BFM Bourse) - Le CAC 40 a terminé mercredi en repli de 0,03%, une variation qui masque la forte volatilité en séance avec plus de 100 points d'écart sur la journée.

Très indécis tout au long de la journée mercredi, le CAC 40 a enregistré une amplitude de fluctuation de plus de 100 points en séance (un écart de 1,5% entre le point haut et le point bas), avant de clôturer proche de l'équilibre à 7.042,23 points. Soit un repli de 0,03%, symbolique à première vue, mais qui marque tout de même la cinquième séance consécutive dans le rouge pour le baromètre du marché parisien. Un enchaînement qui ne s'était pas produit depuis le début de l'année - peu de temps il est vrai après une séquence de 14 hausses en l'espace de 15 séances, inédite pour le coup depuis l'année 1999.

La tendance était légèrement négative outre-Atlantique avec 0,2% à 0,3% de recul pour les principaux indices US, alors qu'au contraire les rendements obligataires repartaient à la hausse (1,667% pour le bon du Trésor à dix ans) dans un contexte accréditant l'idée des tensions inflationnistes. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont notamment chuté à 199.000 la semaine dernière, un plus bas depuis novembre... 1969, qui suggère des tensions sur le marché de l'emploi et donc sur les salaires. En même temps, l'indice des prix dit des "personal-consumption expenditures" (PCE) a affiché une forte progression, quoi qu'en ligne avec les attentes des économistes. Malgré les hausses de prix et les pénuries dans certains magasins, les ménages américains ont quoi qu'il en soit continué à consommer et même à un rythme plus soutenu que prévu en octobre.

La Bourse de New York fermera jeudi ses portes, et n'ouvrira vendredi que pour une demi-séance , sur laquelle beaucoup d'investisseurs feront l'impasse, ce qui devrait considérablement réduire les volumes y compris en Europe.

À Paris Vivendi (+1,8%) a pris la tête du palmarès dans le sillage de l'intérêt manifesté par KKR pour Telecom Italia, dont le conglomérat détient un quart du capital. En fin de séance, Teleperformance, Vinci ou encore LVMH ont accéléré, progressant respectivement de 1,2%, 1,13% et 1,1%. À l'opposé Schneider Electric (-2,3%) a accru son repli, affecté par des prises de bénéfices depuis un nouveau sommet historique atteint lundi. ArcelorMittal a lâché 2,1%, comme Dassault Systèmes. Difficile au bout du compte de distinguer une tendance sectorielle claire dans le bilan du jour.

À noter qu'Orange n'a pas franchement pâti de la perspective de voir Stéphane Richard quitter la direction alors qu'approche la fin de son mandat actuel, compte tenu de sa condamnation en appel dans l'affaire Crédit Lyonnais : le cours de l'opérateur a limité son repli à 0,1% après avoir même passé une bonne partie de la séance dans le vert.

En dehors de l'échantillon principal, Vallourec (+7,6%) a enchaîné une quatrième séance de rebond après sa chute de jeudi dernier. En fait, le titre a déjà plus que rattrapé les -14,38% perdus le jour de l'annonce de ses résultats du troisième trimestre, se traitant désormais 14% au-dessus de son niveau précédant cette publication, soit 38% repris par rapport au point bas de jeudi dernier !

Se retrouvant dans les petits papiers des analystes, après la période de réserve incombant à ceux travaillant pour des banques ayant participé à son introduction en Bourse, le titre OVHCloud a pu de son côté avancer de 2,5%.

Alors que l'annonce par le gouvernement Biden d'un déblocage des réserves stratégiques n'a pas freiné les cours du brut mardi, les cours pétroliers restaient stables mercredi en fin de journée, à 81,33 dollars le baril de Brent (inchangé) et 78,57 dollars (+0,09%) s'agissant du WTI. Aux yeux de Craig Erlam, analyste chez Oanda, en organisant la riposte des pays consommateurs de pétrole le président des Etats-Unis a sans doute d'abord cherché à marquer des points politiques avant les élections de mi-mandat, mais les opérateurs ont vite intégré que cela ne changeait pas la donne sur le marché.

"La décision a coché quelques cases et, si elle a été bien jouée, elle ne risque pas de froisser excessivement l'Opep+ et de déclencher une réaction". S'ils pourraient très facilement riposter, il y a fort à parier que plutôt que de s'engager dans une guerre des prix, le groupe des pays producteurs ne va pas se contenter d'enregistrer une petite victoire alors que les prix restent élevés et continuer à dérouler comme prévu le programme de ré-augmentation graduelle de la production.

Au chapitre des devises, l'euro venait tester le seuil de 1,12 dollar pour la première fois depuis juin 2020, en repli de 0,44%. Il faut dire que, malgré des données encourageantes pour la zone euro (à l'image du rebond de l'activité du secteur privé en novembre, selon IHS Markit), "le dollar bénéficie d'importants soutiens, et notamment des vives spéculations monétaires qui s'en donnent à cœur joie depuis la nouvelle tombée lundi de la reconduction de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale", observe Guillaume Dejean chez Western Union Business Solutions. La poursuite de l'escalade des prix à la consommation en octobre aux Etats-Unis, au vu de la progression de l'indice PCE du département du Commerce (très suivi par la Fed), ne fait que renforcer la perspective d'un durcissement monétaire aux Etats-Unis plus précoce qu'en Europe, accentuant l'attrait pour le billet vert.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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