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Cac 40 : La Bourse de Paris de nouveau prise de panique face à l'émergence d'un nouveau variant

vendredi 26 novembre 2021 à 12h40
La Bourse de Paris de nouveau prise de panique face à l'émergence d'un nouveau variant

(BFM Bourse) - Alors que le nombre de malades s'accroît déjà rapidement sous l'effet du variant Delta, la détection en Afrique du Sud d'un nouveau variant du coronavirus aux caractéristiques encore mal connues, mais potentiellement plus contagieux, entraîne une réaction très négative des marchés financiers.

La découverte en Afrique du Sud d'un nouveau variant du Covid-19, pour l'instant désigné B.1.1.529 (s'il est classé "variant à suivre" ou a fortiori "variant préoccupant" par l'OMS une lettre grecque lui sera alors attribuée) fait replonger les marchés financiers vendredi, selon un scénario rappelant fortement certains épisodes de l'hiver dernier. Notamment les séances du 28 octobre, où le CAC 40 avait perdu jusqu'à 4,4%, et du 21 décembre 2020 (jusqu'à -4% ce jour-là à cause du variant dit "anglais", le premier à recevoir une lettre grecque ensuite : Alpha).

Si l'OMS a depuis dû suivre plusieurs variants avec une attention particulière, dont le Delta (détecté en Inde au départ) ou plus récemment Mu, initialement détecté en Colombie, cela n'a pas empêché finalement les marchés d'enregistrer de très belles performances depuis le début de l'année à la faveur du redressement de l'économie et des bénéfices des entreprises.

Mais le risque d'échappée d'un énième variant potentiellement préoccupant jette à nouveau les marchés en état de panique. Le problème est que les scientifiques en savent encore très peu sur ce B.1.1.529 détecté tout récemment. "Il nous faudra plusieurs semaines pour bien comprendre l’impact de ce variant" a expliqué le docteur Marian Van Kerkhove, épidémiologiste responsable technique pour la COVID-19 à l’Organisation mondiale de la Santé. "Ce que nous savons est que ce variant présente un nombre élevé de mutations et notre préoccupation est que cela modifie la façon dont se comporte le virus", a-t-elle ajouté, suggérant un risque d'échappement aux vaccins existants.

En réaction, le CAC 40 a perdu jusqu'à -4,8% dans les premières minutes de cotation, une chute inédite depuis le krach du printemps 2020. À la mi-séance toutefois, le repli se "limitait" à 3,15%, à 6.852,97 points à 12h20.

"Le seul élément qui peut vraiment faire dérailler la reprise mondiale a toujours été un nouveau variant du Covid-19 qui balaie le monde et entraîné la réimposition de restrictions sanitaires massives", rappelle Jeffrey Halley, analyste d'Oanda. "Il y a des craintes que si les vaccins existants ne fonctionnent pas, les gens doivent se confiner à nouveau", a pour sa part commenté Nobuhiko Kuramochi de Mizuho Securities, cité par l'agence Bloomberg.

Aux yeux de Patrice Gautry, Chef économiste à l'Union Bancaire Privée, invité de BFM Patrimoine vendredi matin sur BFM Business, les marchés subissent des réactions épidermiques, mais potentiellement exagérées. D'une part, il n'est pas encore établi que ce nouveau variant résiste aux vaccins, que les fabricants pourront en outre faire évoluer à l'image de ceux contre la grippe saisonnière. L’Europe cherche en outre à se protéger ce qui est plutôt une bonne nouvelle, observe le spécialiste.

Par ailleurs, alors que les inquiétudes portaient plutôt dernièrement sur un resserrement monétaire beaucoup plus fort, les banques centrales ne manqueraient pas de différer leurs ajustements monétaires s'il en était besoin et les gouvernements continueraient à soutenir l’activité.

Comme lors des épisodes évoqués plus haut, les investisseurs se détournent massivement des valeurs dont les revenus dépendent du degré d'ouverture des économies, et se réfugient vers les quelques sociétés dont l'activité est mécaniquement accrue comme les producteurs de tests, mais aussi celles qui bénéficieraient d'une tendance des consommateurs à se réfugier à domicile, comme les jeux vidéos.

Parmi les principales victimes du jour figure le spécialiste de la restauration collective Elior (-10,5%) alors qu'il est vivement demandé aux employeurs de favoriser le télétravail, quand Sodexo perd 6,8%. La multiplication des suspensions de liaisons vers l'Afrique australe pèse sur le secteur aérien (-9,3% pour Airbus, -9,1% pour Safran, -8,6% pour Air France-KLM).

L'automobile (-4,8% pour Faurecia ou Renault, -4,1% pour Stellantis) n'est pas non plus épargnée, pas plus que la finance (-5,6% pour Société Générale, -4,6% pour BNP).

Les pétrolières et parapétrolières sont en outre pénalisées (-5,1% pour TotalEnergies) par la lourde chute des cours du brut, dont -5,73% à 76,28 dollars s'agissant du pétrole de la mer du Nord, le Brent.

Seule une minorité de titres parviennent à garder la tête hors de l'eau, dont géant tricolore des analyses Eurofins, qui décolle de près de 6%, ou hors de l'indice phare Sartorius Stedim Biotech (+6,5%), bioMérieux (+5,4%) et Novacyt (+21%). Le fabricant de vaccins Valneva, qui pourrait voir prochainement homologué son vaccin à virus entier inactivé étant donné les résultats positifs de la phase 3, grimpe de 8,4% tandis qu'Orapi, un producteur de détergents et désinfectants, profite d'une hausse de 7,7%.

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
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