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CAC 40

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Cac 40 : L'apparente efficacité du vaccin de Pfizer contre le Covid rend la Bourse euphorique

lundi 9 novembre 2020 à 13h48
L'optimisme se confirme en Bourse lundi

(BFM Bourse) - Alors que les marchés avaient entamé la semaine boostés par le résultat des élections américaines, l'annonce par le géant Pfizer d'un niveau d'efficacité très supérieur aux attentes pour son vaccin expérimental contre le coronavirus entraîne une hausse brutale du CAC 40.

L'atmosphère qui régnait sur les marchés en ce début de séance lundi ressemblait à celle de la semaine dernière, au cours de laquelle l'indice phare tricolore a grimpé de 7,98% (plus forte hausse hebdomadaire depuis mi-juin). Vers 12h15, le CAC 40 progressait d'environ 1,62% à 5.041,37 points, un plus haut depuis le 16 septembre, alors que les opérateurs tournaient la page des élections américaines. Mais tout s'est brutalement accéléré peu avant 13h00 à l'annonce des résultats intermédiaires de la phase finale d'essais du vaccin expérimental de Pfizer et son partenaire BioNTech contre le nouveau coronavirus, démontrant une efficacité à 90%.

Vers 13h00, l'indice tricolore s'enflamme ainsi de 5,64% à 5.240,53 points, dans un volume déchanges déjà très important. Vers 13h21, la progression était encore plus forte: +7,72% à 5.343,86 points. Les secteurs les plus touchés ces derniers mois par la crise sont ceux qui rebondissent le plus fortement à l'annonce de Pfizer. C'est ainsi le cas des foncières comme Klepierre (+36,4% vers 13h21), de l'aérien avec Air France (+31,38%), de la publicité (+29% pour JC Decaux) ou encore de la location automobile (+29% pour Europcar).

Les marchés tournent la page Trump

Avant cette annonce qui a surpris tout le marché, les investisseurs étaient surtout centrés sur le résultat de l'élection américaine. Or, si l'actuel président des Etats-Unis n'a pas à ce stade reconnu de défaite face à son challenger démocrate, les marchés n'ont plus de doutes. Les recours intentés jusqu'ici par le camp républicain ont une portée trop limitée pour espérer changer le cours des choses dans un nombre suffisant d'Etats déterminants (si tant est que les juges y fassent droit, ce qui n'est pas le cas à ce stade avec des rejets en Georgie, dans le Michigan et au Nevada).

"Le futur ex-locataire de la Maison Blanche semble avoir la ferme intention de contester le résultat final, allant jusqu’à réclamer l’intervention de la Cour suprême pour trancher sur une hypothétique fraude durant le comptage des voix. Déjà accusée d’être très politisée en raison de la nomination de plusieurs de ses membres récemment par le candidat républicain durant son mandat", la Cour suprême ne devrait "pas s’en mêler", juge Guillaume Dejean chez Western Union Business Solutions. "D’autant plus si le camp plaignant n’apporte pas davantage de preuves pour étayer ses accusations. Dans les faits, sans éléments nouveaux apportés par les républicains, il est peu probable que le moindre recours juridique puisse aboutir favorablement. L’écart de voix dans les Etats où le résultat final est longtemps resté en suspens est trop important pour qu’un éventuel recomptage puisse changer la donne", ajoute Guillaume Dejean. Rien à voir avec la situation de 2000 où le recomptage en Floride avait fait basculer le scrutin à 500 voix près.

La victoire de Joseph Biden, appelé à devenir le 46e président des Etats-Unis, conjuguée à un probable statu quo en ce qui concerne la composition du parlement, apporte avant tout une lisibilité aux investisseurs. D'une part, "les marchés accueillent positivement la nouvelle de l’arrivée d’un dirigeant au profil moins clivant et moins imprévisible que son prédécesseur", observe Guillaume Dejean. Les observateurs s'attendent à ce qu'une administration Biden adopte une politique étrangère plus conventionnelle et soit moins encline à imposer brutalement des barrières douanières ou rallumer à brûle-pourpoint les tensions avec la Chine.

Dans le même temps, les anticipations d'une "vague bleue" ont largement été démenties de sorte que le Sénat (chambre haute du Congrès) devrait rester républicain. De quoi freiner les velléités de durcir la fiscalité ou la réglementation vis-à-vis de certains secteurs, comme le numérique ou la santé, un élément plutôt apprécié des investisseurs.

Dans ce cadre, après une très belle séance en Asie, où le Nikkei qui vient de retrouver un sommet depuis 29 ans a encore grimpé de plus de 2%, et alors que les contrats à terme annoncent une nouvelle franche progression de Wall Street, une véritable euphorie s'empare désormais des marchés.

Les valeurs cycliques comme URW ou Airbus s'envolent

Entre le vaccin de Pfizer et l'élection américaine, les valeurs cycliques sont les plus recherchées. La foncière URW grimpe vers 13h36 de 19,2%, Airbus de 18,7%, Vinci de 17,3%, BNP de 15,7% et Safran de 15%.

Plusieurs poids-lourds ont même touché de nouveaux sommet historiques: LVMH (+4,11% vers 13h38), Kering (+4,14%) ou Schneider Electric (+5,56%).

Après l'annonce de la prise de contrôle d'un opérateur roumain, Telekom Romania, Orange progresse sans surperformer l'indice (+3,5%).

Après une chute de plus de 10% en octobre, les marchés à terme du pétrole (ICE et Nymex) se redressent aussi fortement. Le baril de Brent s'adjuge 7,3% à 42,49 dollars et le WTI gagne 7,98% à 40,31 dollars vers 13h40.

Du côté des changes, pratiquement pas d'évolution pour la parité euro/dollar à 1,1889 (+0,16%).

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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