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CAC 40

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Cac 40 : BCE, Brexit, négociations commerciales... Le CAC 40 peine à trouver une direction

jeudi 28 mars 2019 à 13h32
Le CAC évolue proche de l'équilibre jeudi à la mi-séance

(BFM Bourse) - Le CAC 40 évolue proche de l'équilibre à la mi-séance, mardi, prenant le temps de faire le point sur les déclarations de la BCE, le Brexit et l'avancée des négociations sino-américaines, alors que la chute des rendements obligataires retient également l'attention des opérateurs.

Vers 12h30, le CAC 40 affiche un recul marginal (-0,05% à 5.298 points), dans un volume d'échanges restreint, légèrement supérieur à 700 millions d'euros, après avoir évolué dans le vert au cours de la quasi-totalité de la matinée. Cet attentisme intervient au lendemain d'un léger repli (-0,12%) qui avait ponctué une séance hésitante au cours de laquelle le baromètre s'est retourné plusieurs fois, les investisseurs peinant à faire le tri entre des déclarations de la BCE, le Brexit et des craintes pour la croissance.

"Si on écoute Mario Draghi et son chef économiste, Peter Praet, une stabilisation sur le front de l’économie se mettrait en place et ceci malgré les nombreuses incertitudes géopolitiques" note Hervé Goulletquer, stratégiste à la Banque Postale Asset Management, qui indique également que le président de la BCE, se voulant rassurant, a rappelé que "depuis 1970, il y a eu quatre récessions pour 50 "passages à vide", définis comme deux trimestres consécutifs de ralentissement, au sein de ce qui est devenu la zone euro". Mario Draghi a également déclaré que l'institution pourrait remédier "si nécessaire" aux effets néfastes des taux d'intérêts négatifs pour l'économie, une annonce qui constitue "potentiellement une révolution pour le secteur bancaire européen" selon les experts de Mirabaud Securities. "Pour mémoire et selon les estimations, les taux d’intérêt négatifs "coûteraient" aux banques européennes près de 7.5 milliards d’euros par an, affectant logiquement leur rentabilité" précisent-ils.

Les investisseurs gardent également un oeil sur l'inversion de la courbe des taux qui semble se poursuivre. "Les principaux indices américains ont fini en légère baisse hier soir dans le sillage de la poursuite de la baisse des rendements des Treasuries (le 10 ans américain a clôturé au plus bas de décembre 2017) et de l’effondrement du Bund allemand qui est passé pour la première fois depuis 2016 sous le niveau du 10 ans japonais" notent ainsi les experts de Mirabaud.

Négociations commerciales et transferts forcés de technologie

Dans le reste de l'actualité, la journée verra débuter un nouveau round de deux jours de négociations entre les États-Unis et la Chine pour trouver un accord commercial. Selon des informations de Reuters, les deux pays auraient réalisé "des progrès sans précédent", notamment en matière de transferts forcés de technologie. Ceci dit, poursuit l’agence, des points de friction demeurent, concernant notamment la propriété intellectuelle et la vérification de la bonne application de l’accord. Mais le Financial Times (FT) rapporte, lui, une tout autre histoire. Citant des personnes informées du processus, le FT raconte que les Etats-Unis ont envoyé un projet d’accord à la Chine qui leur a retourné "tout marqué de rouge" (rayures, clauses alternatives, etc.). Le journal d'affaires britanniques écrit que, jusqu’à présent, les négociateurs chinois menés par Liu He ont résisté aux demandes des équipes américaines emmenées par Robert Lighthizer et Steven Mnuchin.

Enfin, des incertitudes demeurent sur le Brexit. Lors d'une nouvelle soirée extraordinaire à la Chambre des Communes, mercredi soir, les députés ont rejeté un par un les huit scénarios alternatifs à l'accord de sortie conclu par leur Première ministre Theresa May avec les dirigeants des 27 autres pays de l'UE - un accord que les députés ont rejeté par deux fois depuis le début de l'année. "À l’heure actuelle, le plus probable est que le Royaume-Uni se dirige vers une extension de la période de négociations avec Bruxelles. Le tout possiblement agrémenté d’un "appel au peuple"" estiment les analystes de Mirabaud Securities, pour qui "la proposition de Theresa May de quitter sa fonction de Premier ministre, si une majorité votait son texte, ne semble pas pouvoir fonctionner"

En début d'après-midi, les regards des opérateurs seront tournés vers les États-Unis, où doit paraître une seconde estimation de la croissance au dernier trimestre 2018. Le consensus attend une légère révision à la baisse, à 2,4% en rythme annuel. Dans le même temps, l'activité dans le secteur manufacturier chinois s'est contractée pour le quatrième mois consécutif en mars, selon une enquête de Reuters, ce qui confirmerait le ralentissement de la deuxième économie mondiale. En France, l'Insee a rapporté que le climat des affaires s'était légèrement amélioré au mois de mars, sous l'effet du commerce du gros qui s'est beaucoup redressé.

La crise de gouvernance chez EssilorLuxottica plombe le titre

Peu d'actualités à signaler sur le front des valeurs à la Bourse de Paris, si ce n'est que la crise de gouvernance chez le géant mondial de l'optique EssilorLuxottica franchit un nouveau pallier, le camp italien ayant demandé, faute d'accord entre les deux parties, l'arbitrage de la Chambre de commerce internationale. Le titre du groupe né de la fusion entre le français Essilor et l'italien Luxottica cède 2,2% vers 12h45 et creuse ainsi ses pertes depuis l'officialisation du rapprochement (-25%).

Sur le reste de la cote, le titre Roche Bobois rebondit (+4,5%) grâce à la publication de ses comptes annuels qui montrent que le spécialiste de l'ameublement haut-de-gamme a atteint les objectifs qu'il s'était fixés. Également à noter, la chute du titre Groupe Open (-9,7%), lourdement sanctionné par le marché après l'annonce du groupe d'un taux de rotation des effectifs de 26,4%, signe que l'entreprise de services numériques ne parvient par à conserver ses développeurs et ingénieurs.

Sur le marché pétrolier, les cours de l'or noir ont terminé en baisse hier soir sur le Nymex, après avoir mal réagi à une hausse inattendue des stocks de brut américains la semaine dernière (+2,8 millions de barils alors que le consensus attendait une baisse de 1,2 million de barils). Une chute qui se poursuit jeudi, le baril de Brent cédant 1,14% à 67,06 dollars tandis que le baril de Brent lâche 1,41% à 58,61 dollars. Sur le Forex, la monnaie unique recule encore face au billet vert (-0,22% à 1,1227 dollar vers 13h).

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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