(BFM Bourse) - L'indice parisien termine sur une note atone ce mardi 13 janvier après la publication de données d'inflation aux États-Unis conformes aux attentes.
Par petites touches, la Bourse de Paris tourne le dos à ses records atteints en fin de semaine dernière. Son indice vedette, le CAC 40 recule de 0,14% à 8.347,20 points à la clôture de ce mardi 13 janvier.
Le marché a pris acte dans l'après-midi, des dernières données relatives aux prix à la consommation aux États-Unis. L'inflation en décembre est ressortie stable à 2,7% sur un an, en ligne avec les attentes, tandis que l’inflation sous-jacente ("core CPI") s'inscrit en dessous du consensus à +2,6%.
"Le fait que l’inflation sous-jacente ("core CPI") sorte pour la deuxième fois de suite en dessous des attentes sera accueilli favorablement par les membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed, NDLR) mais les questionnements sur la méthodologie de calcul employée par le BLS ("Bureau of Labor Statistics", NDLR) ne vont pas les pousser à se précipiter pour baisser les taux directeurs ce mois-ci", remarque Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques chez CPRAM.
"Excellents (FAIBLES!) chiffres sur l'inflation aux États-Unis" a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social , après la publication de la statistique. Le président américain somme une nouvelle fois le patron de la Réserve fédérale américaine, "Jerome 'too late" ("trop en retard") Powell de "baisser les taux de manière significative".
L'institution monétaire fait l'objet d'une citation à comparaître de la part du département américain de la Justice. Son président, Jerome Powell, a clairement indiqué que cette convocation avait un caractère politique et remettait en cause le libre arbitre de la banque centrale américaine.
Les dirigeants de la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, du Canada et du Brésil ont exprimé ce mardi leur soutien à la Fed dans un communiqué commun.
"Nous pensons que la résistance opposée par Powell rend plus probable son maintien au poste de gouverneur de la Fed après la fin de son mandat de président le 15 mai, dans le but de préserver l'indépendance de la politique monétaire", juge Barclays.
"Si Powell reste en fonction, cela s'écarterait de la norme selon laquelle les présidents de la Fed quittent le conseil des gouverneurs à l'expiration de leur mandat", ajoute la banque.
Deutsche Bank rappelle toutefois que le président Marriner Eccles était resté au conseil de la Fed trois ans et demi après la fin de son mandat (en 1948) pour garantir l'indépendance de la banque centrale. Ce afin de garantir l'indépendance de la Fed à une époque où le Trésor américain voulait s'assurer de pouvoir financer les dettes post-seconde guerre mondiale.
Bank of America envoie tout un secteur au tapis
Du côté des valeurs, Vinci (-4,5%), ADP (-3,8%) Eiffage (-3,15%) et Getlink (-3%) sont pénalisés par des abaissements de recommandations de la part de Bank of America.
TF1 (-3,7%) et M6 (-4,5%) sont, eux, pénalisés par Bernstein qui est passé de "surperformance" à "performance de marché" sur les deux valeurs, selon Reuters.
Thales a perdu 2,2%, lesté par Deutsche Bank qui a abaissé sa recommandation à "conserver" contre "acheter" précédemment.
En revanche, Totalenergies a grimpé de 2,2% dans le sillage du rebond des cours pétroliers, avec les tensions en Iran. Le contrat de mars sur le Brent de mer du Nord prend 2,5% à 65,48 dollars le baril tandis que celui de février sur le WTI coté à New York gagne 3% à 61,09 dollars le baril.
Sur les autres marchés, l'euro cède 0,2% face au dollar à 1,1645 dollar.
