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Le CAC 40 a commencé la semaine par un gain de 0,92% lundi, bien aidé par TotalEnergies (+3,22%), sur des plus hauts historiques avec la fermeté désormais chronique des cours du brut.
Les investisseurs évaluent toujours la situation dans la zone après que Donald Trump a évoqué "d'énormes progrès" réalisés lors de "discussions sérieuses" avec "un régime nouveau et plus raisonnable" en Iran, dans un message sur Truth Social.
Dans le même temps, le président américain menace "d'anéantir" l'île de Kharg, un noeud central pour l'industrie pétrolière iranienne, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement". Mais des experts soulignent les risques importants que devraient prendre les soldats américains pour maintenir cette position et doutent qu'une capture fasse rapidement plier Téhéran.
Le défi "n’est pas seulement de conquérir l’île mais de la conserver sous une pression constante", confirme Karen Gibson, ancienne directrice du renseignement du Centcom, le commandement de l'armée américaine chargé du Moyen-Orient, dans le Financial Times.
Un navire américain d'assaut amphibie, l'USS Tripoli, est arrivé dans la région vendredi. Il pourrait servir de point de départ à l'opération. Le bâtiment est accompagné par un groupe naval comprenant "quelque 3 500" marins et soldats du corps des Marines. Plusieurs milliers d'hommes de la 82e division aéroportée, une unité de l'armée de terre, sont aussi prêts à être déployées.
Enguerrand Artaz, Stratégiste, La Financière de l’Échiquier (LFDE), avertit: "Chaque jour supplémentaire de fermeture du détroit accentue le risque de saturation des capacités de stockage de pétrole dans le Golfe et, par ricochet, celui d’arrêts de production en cascade. L’Irak est déjà confronté à cette situation. La production des champs pétrolifères du sud du pays a chuté à environ 800 000 barils/jours, contre plus de 4 millions avant le début du conflit, alors que les niveaux de stockage atteignent des limites critiques. La situation commence à se tendre aussi au Koweït, comme en témoigne la récente annonce de baisse de production de la société d’Etat Kuwait Petroleum Corporation. Si les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite disposent à court terme d’un peu plus de capacité de contournement via leurs oléoducs, cela ne sera pas suffisant à long terme, d’autant que le contournement par la mer Rouge est également à risque, avec l’augmentation des menaces d’attaques par les alliés houthis de l’Iran."
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé en ordre dispersé, à l'image du Dow Jones (+0,11%) et du Nasdaq Composite (-0,73%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est contracté de 0,39% à 6 343 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1520$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 101,24$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,39%.
Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 71,1 points de base.
> Quant au VIX, il valait 31,05 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce mardi, à suivre en priorité les prix à la consommation en Zone Euro, à 11h00, les nouvelles offres d'emploi (JOLTS) et l'indice de confiance des consommateurs (Conference Board) à 16h00.
A noter que Paris étant passée à son tour en horaires d'été, Wall Street rouvre à 15h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après un deuxième gap très ample en autant de séances, l'indice phare français a tracé une bougie en marubozu noir d'école mardi 03 mars. Les dégagements se sont construits tout au long de la séance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux séances seulement les gains engrangés en deux mois. De qui corroborer l'adage boursier qui stipule que "la Bourse monte en prenant l'escalier et descend par l'ascenseur".
Les 8 000 points symboliques ont cédé vendredi 06 mars, et cette rupture est pleinement validée sur gap le lundi 09 mars. Le pullback consécutif a valeur de confirmation. On notera la clôture exactement sur les points bas de séance vendredi 20 mars et la relative faiblesse des volumes sur le rebond en semaine 13, ne donnant que très peu de confiance dans la configuration graphique et technique de l'indice phare à court terme, qui s'oriente vers une troisième (et ultime ?) accélération baissière depuis le début de la guerre en Iran.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 7940.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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