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CAC 40

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CAC 40 : Distorsion de performances

Aujourd'hui à 08:33

(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.

Soumis à des distorsions de performances très importantes entre valeurs, le CAC 40 a grignoté 0,54% à 8 361 points, en pouvant s'appuyer sur des repères en provenance de Wall Street, qui rouvrait mardi après un weekend prolongé.

"Toujours à quelques encablures de leurs plus hauts, les marchés actions donnent le sentiment d’une solidité quasiment intacte. Pourtant, cette relative stabilité est trompeuse et n’est que l’arbre qui cache la forêt d’une réalité beaucoup plus heurtée : le marché se fragmente. La volatilité remonte sensiblement depuis le début de l’année, signe que les tensions sous-jacentes s’intensifient. La rotation sectorielle actuellement à l’œuvre est, en effet, particulièrement brutale et les écarts de performance se creusent nettement entre les différents secteurs", décrypte Thomas Giudici, responsable de la gestion obligataire d'Auris Gestion.

En attendant les prix "PCE", les investisseurs ont digéré les deux principaux chiffres publiés la semaine dernière, sur l'emploi privé et la dynamique des prix de détail.

"Du point de vue conjoncturel, les données américaines, dont la publication continue à être perturbée, ont été plutôt favorables dernièrement. Après des statistiques sur le marché de l’emploi montrant que le taux de chômage restait faible en janvier (4,3 %), les données d’inflation sont ressorties plus modérées qu’attendu. En effet, l’inflation totale (CPI) a décéléré à 2,4 % en glissement annuel, alors que l’inflation cœur passait à 2,5 %, soit un plus bas depuis début 2021. Il semble qu’il y ait une rupture de tendance favorable depuis le « shutdown ». Mais il est encore difficile de conclure qu’une tendance vers la convergence vers 2 % est claire. Ceux qui le pensent voient maintenant 3 voire 4 baisses des taux de la Fed. Nous pensons que la dynamique de désinflation restera lente, d’autant plus avec une demande qui devrait rester relativement solide en première partie d’année. D’où le maintien de notre vue d’une seule baisse des taux directeurs en 2026", pour Xavier Chapard, économiste et stratégiste de LBPAM.

En mode "pause" sur le front des publication d'entreprises, la séance aura été animée par la publication d'un indice ZEW de confiance dans l'économie allemande. Solide, ce score vient corroborer les dernières publications macroéconomiques encourageantes sur la sortie de l'ornière de la première économie de la Zone Euro. Néanmoins, à 58,3, il se contracte légèrement par rapport au mois précédent, et surtout, il manque les attentes de 7,5 points.

"L'indicateur ZEW reste stable. L'économie allemande est entrée dans une phase de reprise, certes fragile. Des défis structurels considérables persistent, notamment pour l'industrie et l'investissement privé. Les réformes imminentes du système de sécurité sociale devraient permettre de renforcer significativement l'attractivité de l'Allemagne en tant que destination d'affaires", commente le professeur Achim Wambach, président du ZEW, à propos des résultats de l'enquête actuelle.

La très bonne surprise constituée par l'indice Sentix de confiance des investisseurs en Zone Euro, publié la semaine dernière au-delà des attentes, est en grande partie due à la composante allemande.

Les économistes de Swiss Life AM contextualisent: "Les perspectives seront largement tributaires de l'expansion budgétaire, dont la mise en œuvre, la rapidité et l'efficacité restent toutefois incertaines. Les dépenses issues du budget spécial ont nettement augmenté en 2025 et devraient poursuivre leur hausse en 2026. Les différences entre dépenses effectives et dépenses prévues traduisent en outre un tableau hétérogène".

"Dans les infrastructures de transport, les ressources existantes ont été rapidement engagées car les projets étaient présents et l'importance accordée à la maintenance, élevée. Mais dans des secteurs plus complexes (infrastructures énergétiques, recherche et numérisation), les engagements ont été nettement inférieurs aux prévisions, signe d'exigences plus élevées côté concepts, autorisations et coordination. L'impulsion budgétaire de ces investissements d'importance structurelle dépend donc largement de leur exécution. La clé ici n'est pas la trajectoire du déficit, mais une exécution efficace et coordonnée, pour vite garnir les carnets de commandes et lancer la production."

Côté valeurs, Axa a gagné 2,73% après que Royal Bank of Canada a initié sa couverture à "surperformance", équivalent d'acheter dans sa nomenclature. Société Générale est juste derrière (+2,68%), soutenue là aussi par un intermédiaire financier en l’occurrence, Deutsche Bank, qui a relevé son objectif de cours sur le titre de la banque rouge et noire. Hors CAC 40, Figeac Aero a repris 12,1% après avoir annoncé un contrat pour fournir à Safran des pièces de moteur M88, qui équipent le Rafale de Dassault Aviation. Vicat perd de son côté 3,55% après avoir livré des perspectives jugées prudentes pour 2026.

A suivre attentivement dès l'ouverture Carrefour, Airbus, Air Liquide, Pernod Ricard, Renault, Orange, Accor, Danone et Euronext qui ont rendu leur copie trimestrielle hier soir.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin

> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1840$.

> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 63,30$.

> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,18%.

Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 60 points de base.

> Quant au VIX, il valait 21,10 à la dernière clôture du S&P500.

A l'agenda macroéconomique ce mercredi, à suivre en priorité les commandes biens durables à 14h30, le rapport fédéral sur l'industrie à 15h15 et les Minutes de la Fed à 20h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Le niveau technique des 8 260 points - niveau clef - avait été franchi sur gap vendredi 09 janvier. Il aura été réintégré rapidement (19 janvier), sur gap encore plus ample, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. En une séance seulement, l'indice a effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l'année. Jeudi 22 janvier, la vapeur s'est brutalement inversée, avec la formation d'un gap haussier qui brouille les signaux techniques sur indicateurs oscillatoires. L'indice retrouve progressivement une sorte d'équilibre au cœur de son range automnal, au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points.

La volatilité historique s'intensifie, provoquant un élargissement notable des bandes de Bollinger, comme nous l'avions connu au tournant du mois d'octobre. L'indice a repris contact avec la borne haute jeudi 12/02, avant d'inverser la vapeur en séance.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8500.00 points.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
8500.00
Support(s) :
8260.00 / 8062.00 / 7940.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Distorsion de performances (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Distorsion de performances (©ProRealTime.com)
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Performance depuis le 28 mai 2008

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