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CAC 40

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CAC 40 : Moins d'appétit pour le risque à court terme

vendredi 15 janvier 2021 à 08h34

(BFM Bourse) - Davantage de prudence sur les marchés d'actions, de part et d'autre de l'Atlantique au demeurant, avec l'annonce, sans surprise sur le marché, d'un plan de relance budgétaire massif de la part de l'Administration Biden, qui prendra officiellement les commandes de l'exécutif le 20 janvier. Ce plan de 1 900 Milliards de dollars, dotations aux collectivités comprises, est non loin de l'enveloppe annoncée en milieu de semaine par CNN. La question des conséquences en terme d'inflation de ce plan, tout comme la suite de la pandémie, devraient peser sur le caractère offensif des initiatives, à l'approche de surcroit, du début du bal des résultats annuels de grands groupes américains. Coup d'envoi ce vendredi, avec en particulier JP Morgan, Wells Fargo et Citigroup.

Ce plan de relance va s'inscrire dans une lutte encore en cours conte contre la pandémie de Covid-19, qui continue de peser, malgré le début des campagnes de vaccination dans le monde, qui ne suffisent pas à balayer les inquiétudes. Les différents "variants" du SARS-Cov2 (anglais, sud-africain, japonais) sont sources d'inquiétudes quant à leur contagiosité. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) annonce à ce stade ne pas envisager d'immunité collective avant la fin 2021 malgré l'arrivée des vaccins. Lors de la conférence Reuters Next, Christine Lagarde, Présidente de la Banque Centrale Européenne, a déclaré que les prévisions de rebond en Zone Euro dévoilées le mois dernier restent d'actualité à condition que les mesures de restriction soient levées d'ici la fin du premier trimestre.

"La Fed pourrait avoir fort à faire cette année face à une situation des plus ambiguës", anticipe John Plassard (Mirabaud Securities). "En effet, nous pourrions nous trouver dans une situation ou l'inflation (CPI et potentiellement le PCE) dépasse les 2%, mais où l'économie fait toujours face aux méfaits économiques du coronavirus (deuxième et troisième vague). Si la modification de l'un des mandats de la Fed (en cours d'année passée) permet à l'institution de toujours garder ses taux d'intérêt directeurs proches de zéro malgré un taux d'inflation au-dessus de son objectif (2%), c'est bien le doute qui pourrait s'emparer de l'esprit des investisseurs. La forward guidance (guidage des anticipations) devrait donc s'avérer cruciale cette année bien plus qu'une potentielle prolongation des rachats d'actifs en cours (Qe). Le rôle de Jerome Powell sera ainsi central et aucun faux pas ne sera toléré."

Au chapitre statistique, les opérateurs doivent digérer les chiffres des nouvelles inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, qui frôlent le million pour la semaine passée, manquant les attentes avec un écart de 180 000. Les prix à l'import ont progressé pour le mois de décembre en rythme mensuel de 0.9%, contre 0.7%. Enfin pour rappel, selon les dernières données du Bureau of Labor Statistics publiées hier, l'indice des prix à la consommation, dans le panier le plus large a progressé en rythme mensuel en décembre de 0.4%, sans écart toutefois par rapport au consensus. Sur les 12 derniers mois, l'indice des prix à la consommation a ainsi progressé de 1.4%.

Côté valeurs, la rotation sectorielle au profit des valeurs exposées au cycle de l'économie, mouvement en grande partie à l'origine du rebond constaté depuis novembre 2020 et l'annonce des résultats positifs des premiers vaccins contre le Covid-19, a repris ses droits avec une exception notable, celle de Renault puisque le constructeur a fini sur une baisse de 1,07%. Les objectifs fixés dans le cadre de son fameux plan Renaulution pour redresser sa rentabilité ont visiblement souffert de la comparaison avec ceux de Peugeot. Ce dernier, qui s'apprête à fusionner avec Fiat Chrysler Automobiles dans Stellantis, a au contraire bondi de 2,4%, tandis que Michelin a gagné près de 1%. Carrefour (-2,51% à 17,10 euros) se contractait après la flambée de la veille (+13,42%). Bruno Le Maire a insisté sur son opposition au rachat de Carrefour par le "dépanneur" québécois, en brandissant l'argument de la souveraineté alimentaire.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont perdu quelques points jeudi, à l'image du Dow Jones (-0,22% à 30 991 points) ou du Nasdaq Composite (-0,12% à 13 112 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 0,38% à 3 795 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.2140$. Le baril de WTI, l'un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 53,00$.

À l'agenda statistique ce vendredi, à suivre en priorité la balance commerciale en Zone Euro à 11h00, avant un programme riche et dense outre Atlantique: l'indice manufacturier Empire State, l'indice des prix à la production et les ventes au détail à 14h30, le rapport mensuel sur l'industrie à 15h15, les stocks des entreprises à 16h00 et les données U-Mich préliminaires pour la confiance du consommateur et les prévisions d'inflation, à 16h00 également.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Si l'atteinte du seuil symbolique des 6 000 points n'est pas remise en cause, le chemin pour y accéder sera sinueux, avec davantage de prudence exprimée par les opérateurs.

L'indice CAC 40, indice phare de la cote parisienne, a tenté mercredi 06, jeudi 07 et vendredi 08 une nouvelle fois de s'affranchir d'une zone de résistance à proximité des 5 620 points. Franchissement qui si il venait à être validé dans les règles de l'art, relancerait durablement le mouvement acheteur après une longue phase de latéralisation. Or les volumes et la volatilité, s'ils ont été au rendez-vous, n'ont pas été suffisants pour valider pleinement sous la forme d'une cassure (breakout) ce franchissement.

Tout reste donc à valider. Les volumes sur les séances de jeudi et de vendredi , sans être ridicules, se sont contractés. Une fédération sectorielle plus massive viendrait en particulier étayer ce scénario. Dans l'immédiat, la séance de lundi 11/01 a cassé l'élan. Une phase de latéralisation est attendue, avant que l'effet d'aspiration du gap baissier majeur du 24 février (gap "Covid") n'ait un effet d'attraction irrémédiable. Nous n'y sommes pas encore.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 6000.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 5610.00 points relancerait la pression vendeuse.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
6000.00 / 6200.00
Support(s) :
5610.00 / 5300.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Moins d'appétit pour le risque à court terme (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Moins d'appétit pour le risque à court terme (©ProRealTime.com)
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