Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
5 009.32 -0.68 % Temps réel Euronext Paris

CAC 40 : Les sources de tensions ne manquent pas

mercredi 21 novembre 2018 à 08h36

(BFM Bourse) - Sur fond d’effondrement du baril, de vive correction sur le secteur technologique américain, et de crispation sur le dossier budgétaire italien, le marché actions à Paris a connu hier en cours de séance des points bas inédits depuis… mars 2017. L’indice CAC a perdu hier 1,21% à 4 924 points, dans des volumes d'échanges en progression.

Si l'Arabie Saoudite a récemment tenté de réagir en annonçant une réduction de sa production de l'ordre de 500 000 barils par jour, tout en appelant à une réduction mondiale de l'offre à hauteur d'un million de barils par jour, la Russie et les États-Unis ne lui ont pas emboîté le pas. Du côté du Kremlin, on attend une analyse plus approfondie sur l'état du marché avant de prendre une décision quant au niveau de production à privilégier. À Washington, Donald Trump avait pour sa part regretté la décision de Riyad et appelé l'Opep à ne pas réduire sa production. À eux trois, les trois plus gros producteurs mondiaux représentaient 39,2% de la production mondiale en 2017.

Les GAFAM ont perdu plus de 600 milliards d'euros en Bourse en un mois et demi. Longtemps moteurs du "bull market" à la Bourse de New York, les géants américains de la tech vacillent sur le Nasdaq. Depuis le 3 octobre, les pertes cumulées des GAFAM atteignent 713 milliards d'euros et certaines valeurs comme Amazon et Apple sont même en "bear market". Les récents avertissements sur résultats (profit warnings) en cascade de trois fournisseurs d'Apple, conjugués aux résultats sous les attentes de Nvidia, ont accéléré le mouvement de prises de profit sur l'ensemble du secteur technologique, en raison du rôle de baromètre de ces deux événements.

C’est aujourd’hui que la Commission Européenne doit présenter les suites à donner au refus de l’Italie de présenter un nouveau budget 2019, conformes aux attentes de Bruxelles sur l’orthodoxie budgétaire.

Enfin, les craintes sur les conséquences économiques de la guerre commerciale sino-américaine sont persistantes, et ce alors que la communauté financière n'a que peu de visibilité sur le sujet, à moins d'une dizaine de jours d'une nouvelle rencontre prévue entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, en marge du prochain sommet du G20.

Mardi au chapitre macroéconomique, très peu de choses à se mettre sous la dent. Les mises en chantier de logements et permis de construire pour le mois d'octobre aux Etats-Unis, viennent de ressortir sans écart majeur par rapport au consensus. L’agenda se densifie très nettement ce mercredi (voir plus bas).

Côté valeurs, les projecteurs étaient naturellement encore braqués sur Renault (-1,19% à 58,36 euros), après sa dégringolade de la veille (-8,43%) avec la détention provisoire de Carlos Ghosn, en raison d’accusations sur une minimisation de la déclaration de ses revenus au fisc japonais. Afin de préserver les intérêts de l'entreprise et d'assurer la continuité de ses activités opérationnelles, le conseil d’administration a nommé à titre provisoire Thierry Bolloré en qualité de directeur général délégué. "Il exercera à ce titre la direction exécutive du groupe, disposant ainsi des mêmes pouvoirs que M. Ghosn", indique Renault.

Arcelor Mittal a perdu 4,59% à 20,68 euros, sur fond de recul du cours de l'acier au plus bas depuis février.

Pénalisé par le plongeon de 17% du britannique CYBG (propriétaire de Clydesdale Bank, Yorkshire Bank et Virgin Money) qui reconnaît devoir mettre en place un plan d'urgence face aux incertitudes liées au Brexit, le secteur bancaire a clôturé nettement dans le rouge à Paris, à l’image de Société Générale (-2,13% à 32,325 euros), BNP-Paribas (-2,16% à 44,305 euros), Crédit Agricole (-2,30% à 10,632 euros) ou Natixis (-2,99% à 4,777 euros). Concernant Société Générale, le dossier des sanctions américaines est désormais clos.

Les principaux acteurs du secteur du jeu vidéo à la Bourse de Paris étaient pénalisés par la purge des valeurs technologiques du Nasdaq. Ubisoft, le poids lourd de l’édition et du développement vidéoludique sur la cote hexagonale, a perdu 4,14% à 64,40 euros. Atari (-5,71% à 0,3055 euro) n’était pas en reste.

De l’autre côté de l’Atlantique, nouvelle séance rouge foncée pour les marchés d’actions, pas uniquement sur les valeurs technologiques. Le Dow Jones a perdu mercredi 2,21% à 24 465 points, et le Nasdaq Composite 1,70% à 6 908 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s’est contracté de 1,82% à 2 641 points.

Un point sur les autres classes d’actifs à risque : vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.1390$. Le baril de WTI, un baromètre de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 54.20$.

Sur le plan macroéconomique ce mercredi, à suivre une batterie d’indicateurs importants, concentrés à la veille d’un jour férié (Thanksgiving) : les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage et les commandes de biens durables à 14h30, les données révisées des prévisions d’inflation, les ventes de logements anciens, l’indice des indicateurs avancés (Conference Board) et la confiance du consommateur (Conference Board) à 16h00, et les stocks de pétrole à 16h30.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Nous mettions en avant dans nos précédentes analyses sur l'indice phare tricolore, un schéma récurent d'ouverture en légère hausse, avec échec dans la tentative de préserver en séance ces maigres gains, témoignant d'une psychologie de marché particulièrement fébrile, sans aucune confiance dans ses tentatives de reconquête. Cette fébrilité s'est traduite mardi par un mouvement volatil de vente, avec visite de niveaux de cours inédits depuis mars 2017, et grignotage d'une partie du reliquat du gap du 1er mars 2017, en danger. Nous estimons que les points bas de la jambe corrective amorcée le 4 octobre après dérive élargie ne sont pas encore atteints. Néanmoins, à très court terme, un rééquilibrage momentané des forces en présence est à prévoir.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 5081.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 4806.00 points relancerait la pression vendeuse.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale E613S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
5081.00 / 5205.00 / 5445.00
Support(s) :
4806.00 / 4746.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Les sources de tensions ne manquent pas (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Les sources de tensions ne manquent pas (©ProRealTime.com)
©2020 BFM Bourse
TradingSat
Portefeuille Trading
+305.60 % vs +0.77 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat