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CAC 40

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CAC 40 : Le CAC panse ses plaies après un lundi et un jeudi noirs

vendredi 13 mars 2020 à 08h37

(BFM Bourse) - Nouveau krach historique à la Bourse de Paris jeudi, où l'indice CAC a été mis au tapis, avec une chute en clôture de 12,28% à 4 044 points, dans des volumes particulièrement nourris. La peur accumulée dans le cadre de l'épidémie de coronavirus s'est, pour la seconde fois cette semaine, soudainement et violemment muée en panique, catalysant un mouvement de capitulation sur les actions. Il s'agit du pire bilan quotidien de l'histoire de l'indice phare tricolore. Depuis le début de l'année, le CAC 40 affiche un bilan rouge vif de 32,35%...

Le bilan du coronavirus est désormais, à l'échelle mondiale, de plus de 128 000 cas confirmés, et de plus de 4 700 morts, selon les données compilées par l'Université Johns Hopkins. Si le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine tend à diminuer, et que le taux d'utilisation des capacités de production reprend le chemin de la hausse, la propagation incontrôlable du virus à l'échelle de la planète - il s'agit désormais d'une pandémie selon l'OMS - rend encore indéchiffrable les conséquences sur l'activité économique. En Zone Euro, sa troisième puissance économique, l'Italie, est quasiment paralysée. En France, 48 décès sont à déplorer, pour 2 281 cas confirmés.

A cette crise sanitaire crispante pour les marchés vient se rajouter une crise pétrolière. Après le lundi noir qui a vu passer le WTI sous les 30$, avec l'échec des négocations entre Russie et Arabie Saoudite, le rebond est déjà contrarié avec de nouvelles menaces d'ouverture du robinet. C'est au tour d'Abou Dhabi de se dire prêt à augmenter leur production de pétrole de plus d'un million de barils par jour.

A la question de savoir si les réponses politiques, budgétaires et monétaires des grandes puissances mondiales sont adaptées, les avis divergent au sein des salles des marchés.

La Banque Centrale achevait hier à la mi-journée une réunion de son Conseil des Gouverneurs. La conférence de presse consécutive a focalisé l'attention des marchés:

Alors que le taux d'intérêt qu'elle applique aux dépôts des banques est déjà négatif, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de ne pas en modifié le niveau actuel de -0,5%. Pour encourager les banques à soutenir les PME les plus touchées par l'épidémie de coronavirus, l'institution a plutôt misé sur d'autres mesures, et va allouer une enveloppe supplémentaires de 120 milliards d'euros allouée au rachat de dettes publiques et privées directement sur les marchés, à utiliser d'ici la fin de l'année.

"Les marchés n'ont pas du tout validé cette décision, au contraire : les transactions ont même dû être suspendues sur le marché obligataire italien pendant la conférence de presse de Lagarde en raison de la chute des prix. Dans sa déclaration monétaire, la BCE a déclaré qu'elle ne voyait pas de "signes matériels de tensions sur les marchés monétaires ou de manque de liquidités" - une déclaration inquiétante pour les investisseurs étant donné les bouleversements importants que tous les marchés financiers ont connus cette semaine", a commenté Jon Day, Gérant obligataire chez Newton IM.

Le Président français, E. Macron, a annoncé hier soir, à l'occasion d'une allocution télévisée, la fermeture des établissements scolaires à partir de lundi, jusqu'à nouvel ordre. De son côté, Trump fait de l'isolationnisme une arme politique qu'il juge indispensable à sa réélection... bien que médicalement, sa décision pour le moins tranchée n'ait pas de sens. "L'Europe est devenue la nouvelle Chine" a-t-il froidement lancé... Le locataire de la Maison Blanche signifie par là que suite au développement incontrôlé de l'épidémie de coronavirus Covid-19 sur le Vieux Continent, la menace est identifiée... Avec effet pour samedi (05h00 heure de Paris), les Etats-Unis vont refuser sur leur territoire tous les étrangers en provenance d'Europe. Et ce pendant 30 jours.

Au chapitre statistique, seuls les chiffres concernant février, ou les indicateurs avancés déclenchent un léger intérêt pour les gérants. La contraction de l'indice des prix à la production en février (-0,6%) a déçu. En revanche, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage pour la semaine passée (211 000) ne révèlent aucun début d'essoufflement du florissant marché de l'emploi aux Etats-Unis.

Côté valeurs, d'emblématiques dossiers cycliques, bancaires et automobiles ont mordu la poussière jeudi. Citons sans exhaustivité Saint Gobain (-15,88% à 23,75 euros), EDF (-15,89% à 9,038 euros), Faurecia (-16,46% à 28,27 euros), Crédit Agricole (-16,49% à 6,594 euros), Rexel (-16,94% à 7,47 euros), Vinci (-17,07% à 63,72 euros), Société Générale (-17,14% à 15,546 euros), Engie (-17,20% à 10,54 euros), Bouygues (-17,31% à 24,88 euros), Peugeot (-18,02% à 11,555 euros), Valeo (-20,42% à 13,425 euros), Natixis (-21,01% à 1,88 euro) et Renault (-21,94% à 16,326%).

Aucune valeur du Compartiment A de la cote parisienne (grosses capitalisations) n'a terminé la séance dans le vert. Quatre dossiers ont chuté de plus de 20%. Et 35 de plus de 15%...

De l'autre côté de l'Atlantique, les peurs sur la croissance mondiale et l'incompréhension des salles des marchés face aux décisions isolationnistes de Trump ont provoqué un krach boursier. Les dégagements ont été brutaux sur tous les indices phare de la cote américaine, à l'image du Dow Jones qui a frôlé les 10% de chute (-9,99% à 21 200 points) et du Nasdaq Composite (-9,43% à 7 201 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 9,51% à 2 480 points. Aucun secteur n'est épargné.

En Asie, Tokyo vient de clôturer une nouvelle fois en forte baisse, 6,08%.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.1200$. Le baril de WTI, un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 32,30$.

À l'agenda statistique ce vendredi, à suivre en priorité l'indice des prix à la consommation en données finales en France à 08h45, les prix à l'import aux Etats-Unis à 13h30, ainsi que l'indice de confiance du consommateur (Université du Michigan), en données préliminaires à 15h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Le krach de jeudi s'est traduit graphiquement différemment de celui de lundi. La trace graphique laissée sur l'historique est une cicatrice béante, sous la forme d'une bougie d'école en marubozu noir, au corps immense: la fédération du camp vendeur a été intense, et sa mobilisation continue pendant toute cette séance historique.

Le rapprochement de deux krachs dans un temps aussi réduit rappelle immanquablement 2008, au coeur de la tempête financière (06 et 10 octobre 2008). Au lendemain de cette seconde séance d'abdication, l'époque, le marché s'était repris avant de créer de nouveaux points bas. Nous nous attendons à une séance de transition ce vendredi, avec le tracé d'une bougie dont le corps sera borné à l'intérieur du corps de la bougie de jeudi. Avis neutre dans l'immédiat.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 4500.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 3892.00 points relancerait la pression vendeuse.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
4500.00 / 5081.00 / 5509.00
Support(s) :
3892.00 / 3789.00 / 3500.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Le CAC panse ses plaies après un lundi et un jeudi noirs (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Le CAC panse ses plaies après un lundi et un jeudi noirs (©ProRealTime.com)
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