Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
4 921.01 -1.21 % Temps réel Euronext Paris

CAC 40 : L'hémorragie n'est pas encore totalement stoppée

vendredi 26 octobre 2018 à 08h35

(BFM Bourse) - Porté par des propos rassurants de M. Draghi sur l'état de santé de l'économie américaine, et par le rebond de Wall Street, le marché français a - provisoirement seulement - mis un terme à l'hémorragie, jeudi. L'indice CAC 40 a gagné 1,60% à 5 032 points, regagnant le seuil de cours hautement symbolique des 5 000 points.

Les opérateurs composaient hier jeudi, avec l'issue d'une réunion clef de deux jours du Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE). Une réunion qui s'est achevée, comme les marchés l'avaient anticipé, par un statu quo monétaire, un rappel d'un fin du QE prévue encore pour la fin du mois de décembre 2018, et pas de début de remontée des taux directeurs avant juin 2019. En tout cas, le statu quo sur les taux sera la norme aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l’inflation "vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2 % à moyen terme" selon la formule consacrée.

Si Mario Draghi a fait une analyse mi-figue, mi-raisin de la santé économique de la Zone Euro, il a été beaucoup plus rassurant pour les Etats-Unis.

La question est désormais de savoir si l'hémorragie dont nous parlions est définitivement stoppée. A regarder froidement l'allure de la correction secondaire amorcé le 4 octobre, rien est moins sûr, et la réaction, parfaitement légitime de jeudi, n'a aucune valeur, à ce stade en tous cas, de retournement durable.

L'affaire Khashogghi, sur laquelle au demeurant l'Arabie Saoudite commence à évoquer pour la première fois une forme de préméditation, continue d'empoisonner les relations diplomatiques entre Washington et Riyad, et par ricochets, bien au-delà.

Le bras de fer entre Rome et Bruxelles au sujet du budget national 2019 pose des questions, par ailleurs, sur l'avenir de l'Union Européenne, ou du moins de la redéfinition de ses institutions et prérogatives. Pour rappel, le dossier a atteint des sommets de nervosité mercredi, avec une scène surréaliste, où en protestation contre les exigences de Bruxelles, un euro-député italien a piétiné les notes de Pierre Moscovici, Commissaire Européen aux Affaires économiques et financière.

Bruxelles, qui a rejeté en l'état le budget italien 2019, laisse trois semaines au gouvernement populiste italien pour corriger le tir. Rome campe fermement sur ses positions et refuse de faire la moindre concession, pour pouvoir engager ses promesses de campagne, notamment la mise en place d'un revenu universel.

En conférence de presse, Mario Draghi s'est également prononcé sur les tensions autour du budget italien retoqué par la Commission européenne. Il estime que la situation du pays pourrait se propager à d’autres, mais "de manière limitée", et, sur un plan personnel, il s’est dit confiant dans la possibilité d’un accord entre Rome et la Commission européenne. Conséquence immédiate, le spread italo-allemand (écart de taux de référence entre le taux italien et le taux allemand) s'est détendu de 10 poins de base.

Au chapitre macroéconomique, le très suivi indice IFO du climat des affaire en Allemagne, première économie de la Zone Euro, s'est dégradé à 102.8, sous la cible (103.1).

Côté américain, les investisseurs ont composé avec une batterie de chiffres pour le moins contrasté jeudi. En ce qui concerne les écarts les plus notables par rapport à la cible, citons les commandes de biens durables, hors équipements de transport, qui ont quasiment stagné en septembre (consensus à +0,5%), un creusement du déficit de la balance commerciale des biens, ainsi qu'un ralentissement significatif du rythme d'expansion des stocks des grossistes.

Côté valeurs, Schneider Electric a bondi de 7,48% à 62,06 euros. Le groupe a non seulement révisé à la hausse ses objectifs 2018 mais indiqué que son programme de rachat d'actions serait bouclé plus tôt que prévu.

Coface a bondi de 11,62% à 8,07 euros, après la publication de performances solides sur les neuf premiers mois de l'année.

Peugeot a gagné 6,69% à 20,33 euros, porté par de solides ventes trimestrielles. L'équipementier Faurecia (+4,98% à 41,96 euros) était également entouré. On a par ailleurs appris que Faurecia pourrait prendre une participation majoritaire dans le spécialiste japonais des systèmes de navigation Clarion, actuellement contrôlé par Hitachi, pour un montant de 625 millions d'euros, selon le quotidien Nikkei.

Publicis a flanché de 4,99% à 51,04 euros, avec l'avertissement du poids lourds anglais du secteur, WPP.

Plus bas historique pour Solocal (-17,06% à 0,6760 euro). Le spécialiste de la communication digitale des entreprises locales a annoncé un recul important de ses ventes au troisième trimestre.

A suivre les valeurs qui ont publié hier après Bourse ou ce matin avant Bourse, à l'image d'Amundi, Lafarge ou Altran.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont enfin repris un peu de hauteur, à l'image du Dow Jones (+1,63% à 24 984 points) ou du Nasdaq Composite (+2,95% à 7 318 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a gagné 1,86% à 2 705 points.

Un point sur les autres classes d’actifs à risque : vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1,1390$. Le baril de WTI, un baromètre de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 66,50$.

Sur le plan macroéconomique ce vendredi, à suivre pour les Etats-Unis, les données avancés pour le PIB à 14h30, et les données révisées, à 16h00, du sentiment du consommateur et des prévisions de l'inflation (Université du Michigan).

A noter pour les détenteurs de positions au RD: la liquidation mensuelle interviendra à la clôture de la séance du jour. Ce vendredi 26 octobre marque donc le dernier jour de négociation des ordres SRD pour le mois en cours.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Nous posions plus haut la question de savoir si les points bas de la correction secondaire amorcé le 4 octobre avaient été atteints hier à l'ouverture des marchés. Rien n'est moins sûr, et nous n'avons aucune garantie technique pour étayer cette hypothèse. Nous avons certes assisté à une reconquête des 5 000 points psychologiques, mais la clôture ne s'en est guère éloignée par le haut. Les volumes ont certes été supérieurs à ceux observés la veille, mais pas dans des proportions significatives. Aussi, la structure en englobante haussière formée par la bougie journalière n'a que peu de sens.

Dès ce vendredi un nouvel avis baissier est proposé. L'effet d'aspiration d'un ancien gap haussier, du 1er mars 2017, dont la borne basse vaut 4 865 points, va désormais se faire sentir à court terme.

Sur le plan horaire, la droite oblique de résistance (tracée en noir en vue horaire) continue de faire pression sur les cours.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 5081.00 points.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale V369S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
5081.00 / 5205.00 / 5445.00
Support(s) :
4930.00 / 4806.00 / 4746.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : L'hémorragie n'est pas encore totalement stoppée (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : L'hémorragie n'est pas encore totalement stoppée (©ProRealTime.com)
©2020 BFM Bourse
TradingSat
Portefeuille Trading
+306.60 % vs -1.01 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat