(BFM Bourse) - L'indice parisien recule nettement en début d'après-midi alors que Donald Trump a appelé Téhéran à être "sérieux" avant qu'il ne soit trop tard. De son côté, Edenred s'enfonce dans son calvaire boursier.
Après avoir repris un peu d'allant la veille, le CAC 40 rechute de plus belle ce jeudi 26 mars. L'indice parisien abandonne 0,8% à 7.780, 80 points en début d'après-midi.
Les marchés actions souffrent alors que les investisseurs attendent du concret quant aux hypothétiques discussions pour stopper le conflit au Moyen-Orient.
Plusieurs informations de presse rapportent que les États-Unis ont, par l'intermédiaire du Pakistan, transmis un plan de paix en quinze points à l'Iran, qui inclurait notamment le démantèlement des installations nucléaires iraniennes.
La cheffe du service de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a, elle, déclaré que les États-Unis avaient débuté des "conversations productives".
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Trump sort de ses gonds
Mais du côté de l'Iran, personne ne confirme réellement ces informations. "L'agence de presse iranienne Fars a cité des sources selon lesquelles les initiatives de Trump visant à entamer des pourparlers indirects étaient illogiques et irréalisables à ce stade", écrit même Deutsche Bank.
"Par la suite, la chaîne iranienne Press TV a cité un responsable affirmant que l'Iran mettrait fin à la guerre quand il le déciderait et lorsque ses conditions seraient remplies, notamment des garanties de sécurité et la reconnaissance de l'autorité de l'Iran sur le détroit d'Ormuz", développe la banque allemande.
"Plus tard, Reuters a également rapporté que l'Iran avait exigé que le Liban soit impliqué dans tout cessez-le-feu, ce qui impliquerait la fin de l'offensive israélienne contre le Hezbollah", rapporte encore Deutsche Bank.
Surtout, Donald Trump semble perdre patience. Dans un message posté sur Truth Social, le président américain a écrit que les négociateurs iraniens "étaient très différents et 'étranges'".
"Ils nous 'supplient' de nouer un accord, ce qu'ils devraient faire depuis qu'ils ont été terrassés militairement, avec aucune chance d'en revenir, et pourtant ils disent publiquement qu'ils ne font que 'regarder nos propositions'", a ajouté le milliardaire.
"FAUX! Ils feraient bien de devenir sérieux bientôt, avant qu'il ne soit trop tard, car une fois que cela sera passé, il n'y aura plus de retour en arrière possible et cela ne sera pas beau à voir", a-t-il conclu.
"Derrière les signaux de négociation, le chemin vers un accord réel semble encore long, incertain…Et potentiellement instable pour les marchés", écrit John Plassard, de Cité Gestion.
Le pétrole remonte à la suite de cette confusion généralisée. Le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord prend 4,9% à 102 dollars le baril tandis que celui de mai sur le WTI avance de 4,6% à 94,50 dollars le baril.
Du côté des valeurs, les plus fortes baisses sur le CAC 40 sont accusées par Legrand (-3,6%), Société Générale (-3,2%), Safran (-2,7%) et BNP Paribas (-2,67%).
Hors CAC 40, Edenred dévisse de 16% après avoir annoncé faire l'objet d'une instruction par les autorités italiennes pour des pratiques anticoncurrentielles présumées. Sur les devises, l'euro rechute face au dollar et perd 0,3% à 1,1530 dollar.
