(BFM Bourse) - En hausse de 0,4% mercredi à la mi-journée, le CAC 40 s'inscrit en territoire positif pour la huitième fois en neuf séances. Ouvert en ce 11-Novembre, le marché parisien connaît même une activité soutenue.
+0,42% à 5.441,77 points vers 12h15: à première vue le score affiché par le CAC 40 vers 12h15 mercredi n'apparaît pas remarquable. En réalité, il traduit un mouvement exceptionnellement vigoureux enclenché depuis fin octobre. À ce rythme, l'indice tricolore est en passe d'enregistrer une huitième hausse en l'espace de neuf séances, accumulant plus de 21% de hausse par rapport à son creux du 29 octobre, soit un rebond de pratiquement 50% par rapport au plancher atteint par les marchés en mars dernier ! Autre petit accomplissement, pas si anecdotique que ça: les quarante sociétés composant l'indicateur boursier national pèsent à nouveau conjointement davantage qu'Apple.
Qui plus est, les volumes d'échanges reste très élevés, soit 1,4 milliard d'euros ayant à ce stade changé de mains - un niveau d'activité important dans l'absolu, et encore plus étonnant pour une séance où une bonne partie des opérateurs français profitent d'un jour férié. Signe que l'appétit des investisseurs pour les actions, et en particulier pour celles qui avaient le plus souffert des craintes relatives aux retombées économiques de la crise sanitaire, reste bien présent.
Il serait certes erroné de penser que tous ont cédé à l'euphorie boursière. De nombreuses questions sur le vaccin potentiel Covid-19 restent à éclaircir et des obstacles importants persistent. Néanmoins, peu sont prêts à parier contre le marché. "Avec les élections américaines derrière nous, une source majeure d'incertitude et de peur a disparu, et l'appétit pour le risque a s'est considérablement accru", observe Milan Cutkovic, analyste chez Axi. "L'annonce récente de Pfizer et BioNtech a fait naître l'espoir de ramener le monde un peu plus près de la normalité et de mettre fin à une série de confinements et de restrictions douloureuses".
L'annonce a aussi provoqué une vague d'arbitrage, depuis les actions technologiques perçues comme "corona-compatibles" en direction des secteurs cycliques et décotés. Pour les marchés européens - qui sont beaucoup moins exposés aux valeurs technologiques, c'est à l'heure actuelle une chance de rattraper leurs homologues américains, ce qui explique la surperformance du CAC ces derniers jours.
À l'échelon individuel, l'action EDF se signale par un gain de plus de 3%, alors que le gouvernement français est "en train de finir les négociations" avec la Commission européenne en regard du projet de réforme du marché du nucléaire, ce qui permettrait au groupe tricolore de revendre à ses concurrents une partie de sa production à des conditions commerciales et non à prix réglementé. La biotech Inventiva prend 8,5% alors que la FDA américaine a validé les grandes lignes de la suite du développement projeté pour son traitement de la NASH (maladie caractérisée par une accumulation de graisse dans le foie) en ne requérant qu'une seule étude de phase 3 avant d'examiner une demande de mise sur le marché.
Toujours parmi les biotechs, Valneva gagne 5% alors que la société convoque ses actionnaires lors d'une AG extraordinaire pour voter un projet d'introduction au Nasdaq.
À l'inverse, le cours d'Alsom flanche de près de 4% alors que le groupe a subi une baisse de 15% de son chiffre d'affaires et plus handicapant encore une chute de 43% des nouvelles commandes au cours du premier semestre de son exercice (à cheval sur deux années civiles).
Du côté de l'or noir, le baril de Brent accélère de 3,10% à 44,96 dollars, tandis que le pétrole texan WTI grimpe de 3,24% à 42,70 dollars.
Sur le marché des changes, l'euro reflue de 0,41% à 1,1766 dollar.