(BFM Bourse) - L'indice parisien clôture en baisse ce mercredi 16 juillet, pour se rapprocher un peu plus des 7.700 points. Renault encaisse sa pire séance depuis mars 2020 après avoir émis un important avertissement sur résultats.
Après avoir très peu bougé de son point d’équilibre, la Bourse de Paris a connu un léger coup de mou en fin de séance. Son indice phare, le CAC 40 a perdu 0,57% clôturant à 7.722,09 points, ce mercredi 16 juillet.
Ce mouvement peut s’expliquer par des informations de Bloomberg, rapportant que Donald Trump réfléchirait une nouvelle fois à démettre Jerome Powell, de ses fonctions de président de la Réserve fédérale américaine.Le président américain aurait évoqué cette possibilité lors d'une réunion avec les républicains du Congrès mardi soir. Donald Trump a quelque peu tempéré les choses ce mercredi. Le président américain a assuré qu'il ne "parl(ait) pas" de le licencier, a-t-il déclaré lors d'un point presse, selon des propos relayés par l'AFP.
De nouveaux chiffres d'inflation
Cette sortie intervient après la publication d'un nouvel indicateur d'inflation. Les prix à la production aux États-Unis sont restés stables au mois de juin, là où les analystes redoutaient une progression de 0,3% au mois de juin.
Ces chiffres ont été dévoilés au lendemain de la publication des données de l'inflation américaine pour juin. La hausse des prix en juin hors prix du tabac et alimentaires s'est inscrite à 2,9% contre 3% attendu par le consensus.
Le marché continue aussi de guetter les potentielles nouvelles informations au sujet des droits de douane américains. Bruxelles et Washington continuent de négocier. Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic s'est entretenu avec le représentant au commerce extérieur Jamieson Greer.
"La bonne nouvelle est que l’absence d’accélération généralisée des prix renforce les chances que le choc de prix lié aux tarifs soit temporaire, ce qui permettra à la Fed (la Réserve fédérale américaine) de baisser ses taux à terme", estime Xavier Chapard, stratégiste chez LBPAM.
Le marché ne fait, par ailleurs, pas grand cas du plan d'économies de 44 milliards d'euros pour 2026 présenté mardi par le Premier ministre français, François Bayrou.
L'écart entre le rendement du titre de dette à 10 ans de la France et celui de l'Allemagne bouge légèrement, s'inscrivant à 71,1 points de base (0,711 point de pourcentage) contre 70 points de base, lundi.
"Si ce plan d’austérité de près de 1,5% du PIB est nécessaire, il pèsera sur la croissance l’année prochaine et surtout risque de faire réémerger les tensions politiques cet été, à l’approche de la négociation des détails du budget au parlement en septembre", commente Xavier Chapard.
Pire séance depuis 2020 pour Renault
Du côté des valeurs, l'actualité du jour a été marquée par l'effondrement de l'action Renault après que le constructeur a émis un lourd avertissement sur résultats, qui a cueilli à froid les investisseurs. . Le groupe au losange a plongé de 18,47%, ce qui marque sa pire séance depuis le 12 mars 2020 (-21,9%), selon les données d'investing.com, lorsque la Bourse de Paris faisait alors face à l'éclatement de la pandémie.
Le plongeon du constructeur a entraîné dans son sillage le rival Stellantis, qui a plongé de 6,1%. Oddo BHF voit dans les annonces de Renault une lecture croisée négative pour le groupe né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, qui est déjà en difficulté en Europe et qui, comme Renault, est très exposé au segment des véhicules utilitaires, un marché en berne. Les équipementiers automobiles Forvia (-4,2%) et Valeo (-1,9%) ont été sous pression.
À noter qu'à Amsterdam, ASML a lâché plus de 11% après avoir livré des commentaires prudents sur son activité pour 2026.
À Zurich, Richemont a gagné un peu plus de 1% à la clôture après avoir livré une croissance légèrement supérieure aux attentes au premier trimestre, bien que lestée par une performance décevante de l'horlogerie.
Sur les autres marchés, l'euro prend 0,17% face au dollar à 1,1622 dollar. Le pétrole recule. Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord baisse de 0,9% à 68,08 dollars le baril tandis que celui d'août sur le WTI coté à New York abandonne 0,9% également à 65,92 dollars le baril.