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CAC 40

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Cac 40 : Regain de prudence sur le marché parisien en amont de la décision de la BCE

jeudi 4 juin 2020 à 13h20
Regain de prudence en amont de la décision de la Banque Centrale Européenne

(BFM Bourse) - Après son envolée des trois précédentes séances, le CAC 40 subit de compréhensibles prises de bénéfices jeudi à la mi-journée, tandis que les opérateurs s'apprêtent à prendre connaissance des dernières mesures de soutien de la Banque centrale européenne en faveur de l'économie.

La question du jour, aux yeux d'une majorité d'intervenants, n'est pas de savoir si la BCE va faire un geste supplémentaire en faveur de la relance économique, mais quelle sera son ampleur. En attendant la réponse, l'indice CAC 40 enregistre un repli de 0,64% à 4.990,09 points vers 13h00 jeudi, après avoir accéléré de près de 7% au cours des trois premières séance de la semaine.

L'institution présidée par Christine Lagarde devrait accentuer ses efforts pour soutenir l'économie de la zone euro. Les rumeurs ces derniers jours tiennent pour acquis une augmentation immédiate du programme d'achat d'urgence (PEPP), de sorte que la principale question reste l'ampleur de l'augmentation de ce programme.

"Si l'enveloppe actuelle de 750 milliards d'euros est sans aucun doute importante, elle ne représente qu'environ 6% du PIB de la zone euro, ce qui laisse penser qu'il est possible de faire un peu plus", développe Ebury, la fintech spécialisée dans les paiements internationaux. "Au rythme actuel des achats, le programme actuel de 750 milliards d'euros devrait également s'épuiser d'ici octobre - un délai insuffisant pour que l'économie mondiale retrouve des niveaux normaux, selon nous. Nous attendons donc de la BCE qu'elle augmente son programme d'achat de 500 milliards d'euros cette semaine pour faire face à la pandémie". 500 milliards de plus, un niveau qu'Ebury considère "suffisant pour absorber les émissions souveraines futures des pays périphériques jusqu'à la fin de 2020".

Du reste, la date de fin du programme pourrait également être repoussée à la fin de l'année, voire peut-être même jusqu'à la mi-2021. "Dans des circonstances ordinaires, cela déclencherait probablement une dépréciation de l'euro - mais nous ne sommes pas dans des circonstances ordinaires. Nous pensons que la perspective d'une relance plus importante compenserait toute inquiétude concernant une augmentation de la masse monétaire, ce qui par conséquent ferait monter l'euro". La cote de l'euro a repassé hier pour la première fois depuis le 16 mars le seuil de 1,12 dollar. Actuellement, la monnaie unique tend à plafonner pile à ce niveau (-0,3%).

Rémy Cointreau relève ses perspectives

Au-delà de la tendance aux prises de bénéfices, l'actualité micro-économique reprend peu à peu ses droits avec quelques belles progressions à signaler. Annonce particulièrement appréciée dans un contexte où beaucoup d'observateurs craignent que la prochaine saison des publications ne révèle une dégradation des bénéfice des entreprises plus grave encore que redouté, le producteur de spiritueux a indiqué que le recul de ses ventes au premier trimestre (avril à juin) serait finalement moins marqué qu'escompté, et que le repli au deuxième (juillet à septembre) devrait être limité.

Au sein du CAC 40, Vivendi mène la danse grâce à la belle performance de Warner Music Group (n°3 mondial) dont l'action a grimpé de 20% mercredi pour son retour à Wall Street, de bon augure pour Universal dont Vivendi souhaite également coter à l'avenir une partie du capital.

À l'inverse, Renault opère un repli de 2,3% après son envolée des dernières séances. Sur le SRD, le constructeur de catamarans Catana qui avait grimpé dans l'anticipation de l'annonce de ses résultats semestriels voit son cours redescendre maintenant que ceux-ci ont été publiés. Jeudi matin, l'ex-Poncin Yachts a dévoilé des résultats qui ne déméritent pas pour autant avec une progression de son bénéfice net à 3,3 millions d'euros, contre 2,6 millions à la fin du premier semestre du précédent exercice.

Moins confiants qu'il y a quelques jours quant au fait que la réunion de l'Opep aboutisse à un nouvel engagement de baisse de la production, les opérateurs continuent à prendre des bénéfices sur les principales variétés de pétrole. Le baril de WTI perd 1,53% à 36,72 dollars, (-0,65% à 39,53 dollars pour le Brent).

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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