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CAC 40

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Cac 40 : Redoutant un chiffre exécrable vis-à-vis du marché de l'emploi US, le CAC 40 se replie

jeudi 26 mars 2020 à 12h04

(BFM Bourse) - Après deux séances de très vif rebond, la Bourse de Paris cède d'autant plus facilement aux prises de bénéfices jeudi que les investisseurs se préparent à prendre connaissance des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Le nombre de nouveaux inscrits sera à coup sûr affreusement élevé.

Fermez les écoutilles, le marché parisien s'apprête à croiser la route d'un écueil considérable ce jeudi. Vers 12h15, le CAC 40 cède 2,01% à 4343,26 points, après avoir rebondi de plus de 13% au cours des deux précédentes séances, dans l'attente du premier indicateur américain à donner véritablement la mesure des conséquences de la crise liée à l'épidémie de coronavirus: les inscriptions hebdomadaires au chômage.

Voilà des années que cette annonce n'avait pas revêtu une telle importance aux yeux des opérateurs. Mais le chiffre d'aujourd'hui est fébrilement guetté, comme il l'était au pire de 2009 quand il annonçait les destructions d'emplois provoquée par la crise financière.

Très imparfaite, cette statistique ne donne qu'une indication par nature très volatile, souvent fortement corrigée d'une semaine à l'autre par rapport à l'estimation initiale. Les pronostics varient donc fortement, mais un nombre à sept chiffres (1 million, 2 millions, 5 ?) semble quasi-inéluctable (à comparer à 281.000 inscriptions la semaine précédente), un américain sur cinq étant déjà soumis à des mesures de confinement, et notamment des Etats aussi importants économiquement que la Californie ou New York.

Non sans raison, le président américain a d'ailleurs rappelé qu'en tant que tel, un confinement trop prolongé aurait en soi des effets dévastateurs pour l'économie (une récession est malheureusement un facteur de co-morbidité attesté).

Le déclin économique et les pertes d'emploi causés par la pandémie de coronavirus seront encore pires que lors de la crise financière de 2008, a jugé de son côté Roberto Azevedo, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'actualité des entreprises cotées porte de plus en plus les stigmates de la crise, les grands groupes renonçant les uns après les autres à leurs objectifs 2020.

C'est notamment le cas de Casino (-4,9%), qui a fait état d'une certaine amélioration de sa performance opérationnelle au titre de 2019 mais suspendu ses prévisions financières pour cette année, et de Suez (-2,4%). "Comme toutes les industries, nous sommes susceptibles d'être significativement impactés en 2020 par les conséquences du confinement de la population", reconnaît le groupe de services collectifs. Idem du côté d'Ipsen, dont le cours après avoir d'abord bien résisté cède maintenant plus de 3%.

Quelques bonnes nouvelles permettent à certains titres de surnager, avec l'acquisition par Pernod Ricard (+2,2%) de la totalité du capital du gin "ultra premium" Monkey 47 ou l'obtention par Eurobio (+25%) du marquage CE pour son test propriétaire de détection du SARS CoV2, développé spécifiquement pour le diagnostic clinique du COVID-19.

Sur le marché pétrolier, l'heure est de nouveau au repli soit -2,69% à 23,83 dollars pour le brut WTI et -1,43% à 29,56 dollars pour le Brent.

Du côté des devises, l'euro parvient tout de même à reprendre 0,74% à 1,0964 dollar.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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