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CAC 40

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Cac 40 : Porté par les annonces de Trump, le CAC revient sur les 4.900 points

lundi 10 août 2020 à 18h15
Le CAC revient sur les 4.900 points

(BFM Bourse) - Dans un marché calme en raison du traditionnel creux estival, le CAC 40 parvient à prendre 0,41% lundi, ce qui lui suffit pour reconquérir le seuil des 4.900 points. En l'absence de publications d'entreprises et d'actualité macroéconomique, les investisseurs se sont contentés des décrets signés par Donald Trump samedi pour aider les Américains les plus modestes.

Après avoir repris 2,21% sur la semaine précédente, le baromètre de la cote parisienne reste bien orienté lundi avec un timide gain de 0,41% en clôture, à 4.909,51 points. Le volume de transactions particulièrement restreint -tout juste supérieur à deux miliards d'euros- témoigne de l'absence de nombreux opérateurs et d'un marché parisien entré de plain-pied dans sa pause estivale, au sortir d'un déluge de publications semestrielles au cours des deux dernières semaines.

En l'absence de catalyseur, le marché parisien s'est appuyé sur l'adoption, par décrets signés samedi par Donald Trump, d'un nouveau plan anti-crise. "Ça suffit, nous allons sauver les emplois américains et venir en aide aux travailleurs américains", a déclaré le président des États-Unis lors d'une conférence de presse à son golf de Bedminster, dans le New Jersey. Donald Trump a ainsi signé quatre documents qui prévoient un gel des charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d'expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Alors que les Etats-Unis sont en voie de franchir la barre des 5 millions de cas de Covid-19, avec plus de 160.000 morts, la Maison Blanche et les démocrates du Congrès étaient engagés depuis deux semaines dans des négociations pour parvenir à un nouveau gigantesque plan de soutien à l'économie. Mais à moins de trois mois de l'élection présidentielle, et alors que les premières mesures d'aide ont expiré au 31 juillet, ces discussions n'ont jusqu'ici rien donné. À la traîne dans les sondages face au candidat démocrate Joe Biden, Donald Trump a affirmé que sa décision de contourner le Congrès en signant des ordonnances permettra aux fonds d'être "rapidement distribués".

Un accord sur un plan d'aide supplémentaire aux Américains pourra être trouvé entre républicains et démocrates, si ces derniers se montrent "raisonnables", a assuré lundi le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, après deux semaines de vaines négociations. Le ministre a ajouté que cette option restait le "premier choix" de Donald Trump.

"La signature par le président américain d'un certain nombre de décrets visant à atténuer la perte de l'allocation chômage supplémentaire de 600 dollars semble avoir réconforté les marchés qui croient, à juste titre ou à tort, qu'il y aura un accord à plus long terme dans les semaines à venir", a déclaré Michael Hewson chez CMC Markets.

Pékin prend des sanctions contre des responsables américains

Les opérateurs sont néanmoins revenus à plus de circonspection au cours de la matinée dans le sillage de l'annonce, par Pékin, de sanctions à l'encontre de 11 responsables américains, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruz, en représailles à des mesures similaires de Washington contre des responsables chinois accusés de saper l'autonomie de Hong Kong.

"La Chine a décidé d'imposer des sanctions à l'encontre de certaines personnes qui se sont mal comportées sur les questions liées à Hong Kong", a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, précisant que le dirigeant de l'association de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth, était également visé. Zhao Lijian n'a pas précisé la nature de ces sanctions.

L'agenda économique du jour est mince, avec juste l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque du France qui observe une reprise de l'activité économique française en juillet mais à un rythme moins rapide qu'en juin, pour s'établir 7% en dessous de ses niveaux habituels.

Calme plat sur le front des valeurs

Avec une diminution notable des publications de résultats et les vacances estivales, les annonces d'entreprises se font rares et peu de valeurs se démarquent. À Paris, Alstom perd 1,1% en clôture après avoir annoncé qu'il tiendrait compte des "évolutions négatives et non prévues" apparues dans les derniers résultats financiers de Bombardier dans les discussions à venir avec le groupe canadien, dont il prévoit de racheter la division ferroviaire.

Au sein du CAC, le compartiment technologique recule (-1,8% pour Worldline, -13% pour STMicro, -1,2% pour Dassault Systèmes), au contraire de valeurs délaissées ces derniers mois, comme Renault (+5,6%), ArcelorMittal (+4,9%), Accor (+4,4%) ou Unibail (+4,3%) ou encore Airbus (+4%).

Bien orienté, Spie prend 5,6% sur fond de relèvement de recommandation de Jefferies à l'achat contre "sous-performance" auparavant.

Parmi les "smallcaps", Gaussin gagne 31% dans le sillage d'une augmentation de capital, tandis que Technicolor lâche encore 10%.

Le Brent repasse au-dessus des 45 dollars

Sur le marché pétrolier, les cours des principales références de brut repartent à la hausse lundi matin, le baril de Brent prenant 1,55% à 45,09 dollars quand celui de WTI progresse de 2,11% à 42,09 dollars vers 18h10.

Enfin, sur le Forex, le billet vert profite du plan d'aide dévoilé par Donald Trump pour reprendre 0,25% face à la monnaie unique, à 1,1759 dollar.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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