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CAC 40

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Cac 40 : Plombé par Renault, le CAC 40 connaît un regain de nervosité

vendredi 29 mai 2020 à 13h38
Le marché parisien revient à plus de prudence vendredi

(BFM Bourse) - Après avoir repris plus de 7% sur les quatre premières séances de la semaine, le CAC 40 marque une légère pause vendredi, les investisseurs revenant à plus de prudence avant une nouvelle conférence de Donald Trump, où ce dernier doit annoncer ce qu'il va "faire vis-à-vis de la Chine".

Temps mort. Alors qu'une certaine euphorie s'est emparée de la cote parisienne cette semaine, le CAC ayant bouclé les 4 premières séances sur des hausses comprises entre 1,46% et 2,15%, les investisseurs reviennent à plus de circonspection vendredi matin. "Dans le sillage de la clôture américaine, affectée par les menaces de Donald Trump à l’encontre des réseaux sociaux et de la Chine", la Bourse de Paris a donc ouvert en baisse, comme anticipé par John Plassard, responsable des investissements chez Mirabaud Securities.

Dans l'attente d'une conférence de presse où Donald Trump doit annoncer ce qu'il compte "faire vis-à-vis de la Chine", le CAC 40 limite son repli à 0,66% à 4.739,83 points vers 12h50, dans un volume d'échanges déjà étoffé, de près d'1,3 milliard d'euros.

Si les grandes places boursières européennes ont poursuivi leur remontée jeudi, les marchés américains ont, eux, viré au rouge en fin de séance après l'annonce par Donald Trump d'une conférence de presse sur la Chine ce vendredi dans un contexte de fortes tensions Pékin-Washington (Covid-19, Ouïghours, Taïwan...). Selon son chef de la diplomatie Mike Pompeo, le président américain pourrait s'en prendre aux étudiants chinois aux Etats-Unis.

Escalade des tensions sino-américaines

Donald Trump accuse notamment Pékin d'avoir mal maîtrisé la gestion de la pandémie du coronavirus -qui a désormais fait plus de 100.000 victimes aux États-Unis- et de s'en prendre à Hong Kong. Considérant le projet de loi sur la sécurité nationale à Hong Kong comme une menace pour l'autonomie de cette ancienne colonie britannique, Washington a révoqué le statut spécial accordé à Hong Kong, ouvrant la voie à la suppression des privilèges commerciaux américains accordés au territoire autonome.

Cela n'a pas empêché jeudi le parlement chinois de donner son aval à ce texte de loi qui prévoit de punir les activités séparatistes, "terroristes", la subversion, ou encore l'ingérence étrangère dans le territoire autonome chinois. Ce regain de tensions fait craindre aux investisseurs une reprise de la guerre commerciale entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.

Twitter et Facebook dans le viseur

Donald Trump a par ailleurs (de nouveau) visé jeudi le secteur technologique en annonçant un décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux (notamment Twitter et Facebook) et leur marge de manœuvre dans la modération de leurs contenus. "La bataille personnelle de Trump contre les réseaux sociaux sera de courte durée si ses allégations sont injustifiées", estime néanmoins Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

En termes de statistiques économiques, la chute du PIB français a été révisée à -5,3% au premier trimestre (contre -5,8% en première estimation fin avril), ce qui a permis au CAC d'effacer une partie de ses pertes initiales au cours de la matinée. Le taux d'inflation annuel de la zone euro a en revanche de nouveau ralenti en mai, à 0,1%, en grande partie à cause de la chute des prix de l'énergie, a annoncé vendredi l'Office européen des statistiques Eurostat dans une première estimation. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en mai 2020, après +0,3% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée par l'Insee.

Renault accuse le coup

Qualifié de "vital" pour garantir une performance solide et durable de l'entreprise, le projet de restructuration du groupe Renault passant par la suppression de près de 15.000 postes dans le monde reçoit un mauvais accueil en Bourse. L'action flanche de 6,3% à 13h10. Dans son sillage, Peugeot recule de 3,7%.

Les valeurs financières subissent pour leur part les craintes au sujet de Hong Kong, première place financière d'Asie. BNP Paribas cède 2,6%, Société Générale 2,4% et Crédit Agricole limite son recul à 0,7%. Les menaces de guerre commerciale affectent aussi le compartiment du luxe (-1,8% pour LVMH, -1,4% pour Kering et -0,8% pour Hermès, au lendemain d'un plus haut historique).

Airbus, qui a vu sa note dégradée d'un cran par S&P Global Ratings, lâche 3,4%. Accor rétrocède également (-3,6%) une partie des gains accumulés lors des dernières séances.

Également à noter, le nouveau sommet atteint par le titre FDJ, grâce au modèle économique particulièrement résilient du groupe face à la crise.

Le pétrole vers un recul hebdomadaire

Les cours pétroliers reculent, en passe de subir leur première baisse hebdomadaire en cinq semaines, pénalisés par la violente hausse des stocks de brut aux Etats-Unis et le regain de tension entre Pékin et Washington. À 13h20, le baril de Brent lâche 2,30% à 35,20 dollars et celui de WTI perd 2,79% à 32,77 dollars.

Sur le marché des changes, enfin, la monnaie unique -toujours soutenu par l'annonce en milieu de semaine par la Commission européenne d'un plan de relance de 750 milliards d'euros- atteint un nouveau plus haut en deux mois face au billet vert, à 1,1135 dollar (+0,51%)

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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