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CAC 40

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Cac 40 : Optimiste sur le plan de relance américain, le CAC progresse de 2,5% sur la semaine

vendredi 9 octobre 2020 à 18h15
Le CAC prend 2,46% sur la semaine

(BFM Bourse) - Le CAC boucle la séance de vendredi sur un gain de 0,71%, ce qui porte sa progression hebdomadaire à 2,46% et lui permet de se réinstaller au-dessus des 4.900 points. Les investisseurs espèrent toujours que la cacophonie à l'œuvre entre républicains et démocrates au sujet d'un plan de relance aboutisse à une entente à moins d'un mois de la présidentielle

Après avoir repris 2% la semaine dernière, l'échantillon principal du marché parisien accélère et s'adjuge 2,46% sur la semaine écoulée, effaçant ainsi la quasi-totalité des pertes accumulées sur la semaine bouclée le 25 septembre dernier (-4,99%). Au lendemain d'une hausse de 0,61%, le CAC a engrangé 0,71% supplémentaire ce vendredi, pour boucler la séance à 4.946,81 points, dans un volume d'échanges encore resserré d'à peine 2,58 milliards d'euros.

"Les espoirs du plan de relance prolongent la tendance" à la hausse, estime Milan Cutkovic, analyse d'Axi. Donald Trump a soufflé le chaud et le froid toute la semaine sur sa volonté de pousser démocrates et républicains du Congrès à un accord sur un plan de relance nécessaire pour continuer le rebond de l'économie américaine.

Mais en pleine campagne électorale, "les marchés ont trois semaines intenses devant eux, et si les aléas dans l'humeur de Donald Trump s'amplifient, la volatilité pourrait augmenter", précise Milan Cutkovic. Ce sera notamment le cas si l'écart entre le président sortant et Joe Biden se réduit, après la hausse dans les sondages du candidat démocrate ces derniers jours.

Il semble donc que les marchés estiment désormais que le scénario du pire va être évité, à savoir que le résultat de l'élection présidentielle américaine sera net et n'entraînera pas une crise institutionnelle aux Etats-Unis, avec deux candidats se disputant la victoire. Les derniers sondages montrent ainsi que Joe Biden renforce son avance sur Donald Trump dans les intentions de vote, avec 10 points d'écart en moyenne selon les dernières données compilées jeudi par le New York Times.

Reste que la bonne entame boursière du quatrième trimestre (sept séances bouclées dans le vert sur les 10 dernières) étonne un peu en regard du contexte, avec l’enchevêtrement de la crise sanitaire et des préoccupations économiques, sans parler de la récente hospitalisation du président des Etats-Unis. À moins d'un mois du scrutin, les investisseurs n'ont plus qu'à espérer qu'on soit arrivé au terme des rebondissements de ce mandat mouvementé.

Une "nervosité palpable"

Bref, le relatif redressement observé ces deux dernières semaines est encore loin d'un vote de confiance en l'avenir. "La nervosité reste néanmoins palpable, avec la persistance des craintes sanitaires et le durcissement des mesures de restrictions en Europe", observe Arkea Investment Solutions. "Les incertitudes se sont prolongées, notamment avec l’absence d’accord entre démocrates et républicains sur un plan de relance, ainsi que l’annonce du test positif à la Covid-19 du président américain. La baisse de l’inflation en territoire négatif renforce les craintes de spirale déflationniste en Europe, qui pourraient conduire les banques centrales à être encore plus accommodantes et à viser une politique de taux bas pendant plus longtemps encore. Mais aussi à pousser les Etats à s’endetter pour mettre en place des plans de relance plus ambitieux", indique la société de gestion dans son "Hebdo des marchés".

À New York, les principaux indices ont ouvert en hausse alors que les opérateurs se cramponnent aux espoirs de voir aboutir les négociations sur le nouveau plan de relance. À 18h10, le Dow prend 0,8%, le S&P 1% et le Nasdaq 1,2%.

Carton pour Ecomiam

Ecomiam a bien choisi son moment. Le distributeur breton de produits surgelés qui menait ces derniers jours son introduction en Bourse a profité d'un marché globalement porteur (7 séances dans le vert sur les 10 dernières). Ce qui -ajouté bien sûr aux arguments fondamentaux de l'entreprise en plein essor grâce à une offre pleinement en accord avec les demandes actuelles des consommateurs- lui a permis de recueillir un large succès notamment auprès des investisseurs individuels qui ont été près de 5.000 à souscrire. Parfois les étoiles s'alignent et c'est tant mieux pour Ecomiam, qui s'adjuge 3,5% en clôture pour sa première séance de cotation, après s'être adjugé près de 15% dans les premiers échanges, le titre ayant fait l'objet d'une demande importante de la part des investisseurs particuliers.

Electro Power Systems, filiale d'Engie, profite d'un mouvement de spéculation (+14,2%) lié aux interrogations sur le futur périmètre du producteur et distributeur d'énergie. Le parcours météorique de Voluntis ne s'interrompt toujours pas avec un nouveau gain de 1,8% qui lui permet de porter son avance hebdomadaire à 108%. Même tendance, encore plus impressionnante, pour Novacyt, qui s'adjuge encore 14,4% à 9,62 euros, un plus haut historique, quand le titre s'échangeait à 6,51 centimes d'euros il y a tout juste un an (+14.953% sur un an, +5.698% depuis le 1er janvier)

Dans le sillage des notes d'analystes du jour, Seb grimpe de 1,8% avec le relèvement à l'achat du conseil d'Oddo BHF, tandis qu'Eramet flambe de 12,1% avec un mouvement identique du même bureau.

Au sein de l'échantillon principal, le secteur technologique est de nouveau bien orienté avec des gains de 2,7% pour STMicro et de 2,2% pour Teleperformance. Orange s'offre la meilleure performance de la séance avec un gain de 2,9%. Alstom grapille 0,5% après l'annonce d'un contrat pour la fourniture de 49 rames de tramways Citadis à Nantes Métropole pour un montant de près de 200 millions d'euros. Dans l'autre sens, les constructeurs automobiles cèdent du terrain (-3,4% pour Renault, -1,8% pour Peugeot), tout comme Vinci (-1,5%).

Euronext s'empare de la Bourse de Milan

En repli de 6,2%, Lagardère met fin à un enchaînement particulièrement puissant qui a ramené le titre à des sommets depuis 2017, soutenu par les achats concurrents de Vivendi et de Groupe Arnault pour monter le plus rapidement au capital. Enfin, Euronext flanche de 4,4%, alors que le groupe a annoncé la signature d'un accord en vue de racheter Borsa Italiana (sous réserve du verdict européen sur l'opération LSEG-Refinitiv, espéré à la fin de l'année). L'opération, d'un montant de 4,35 milliards d'euros, sera en partie financé par une augmentation de capital.

La perspective de voir se réduire d'un quart la production de la Norvège face à la grève lancée par les syndicats au sujet des salaires des travailleurs offshore porte les cours pétroliers, qui affichent de timides gains à 18h10 (+0,25% à 43,45 dollars pour le Brent et +0,19% à 41,27 dollars pour le WTI).

L'euro remonte de 0,50% à 1,1820 dollar, la reprise potentielle des discussions aux Etats-Unis au sujet d'un nouvel ensemble de mesures de relance soutenant les actifs à risque - dont le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale ne fait pas partie.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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