(BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris clôture en baisse, ce lundi 5 octobre, abandonnant du terrain en raison notamment de la dégringolade de Schneider Electric.
La Bourse de Paris débute la semaine du mauvais pied. Son indice phare, le CAC 40 recule de 0,8% à 7.834,10 points, ce lundi 5 octobre.
L'indice parisien sous-performe totalement les autres places européennes qui bougent en réalité très peu. Le DAX40 a terminé la journée à l'équilibre tandis que le FTSE Mib a gagné près de 0,7%.
La Bourse de Paris souffre d'une certaine défiance vis-à-vis des actifs français alors que les rendements obligataires ont nettement plus progressé que les autres ces dernières semaines.
L'écart ("spread") de rendement à 10 ans entre l'OAT et le Bund, les deux titres de dette de référence de la France et de l'Allemagne, s'est envolé pour atteindre près de 1,6 point de pourcentage. Cet écart retombe toutefois un peu ce lundi, à environ 1,42 point.
"Ces dernières semaines, le marché a réévalué la France, la faisant passer d’un marché 'noyau' ou 'semi-noyau' à un marché de type 'périphérique', compte tenu de sa dynamique politique et budgétaire", observe Barclays.
"D’autres problèmes sont à prévoir dans les mois à venir, nous ne considérons toujours pas que l’écart entre l’OAT et le Bund soit suffisamment important pour être convaincant. Et la période qui nous sépare des élections françaises est encore longue", alerte la banque britannique.
La monnaie unique européenne est d'ailleurs tombée à un plus bas de mai 2025 face au billet vert, minée par les inquiétudes budgétaires en Europe, notamment en France auxquelles sont venues s'ajouter l'incertitude politique en Espagne,
À la clôture des marchés européens, l'euro perd actuellement 0,4% face au billet vert à 1,1211 dollar.
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Schneider Electric souffre
Le CAC 40 a aussi été pénalisé par l'un de ses membres les plus influents, Schneider Electric en l'occurence. Le spécialiste des équipements électriques a chuté de près de 10% après avoir annoncé la plus importante acquisition de son histoire, l'américain PTC pour 20 milliards d'euros. Cette initiative effraie le marché qui y voit un prix élevé et une opération sur un secteur potentiellement menacé par l'IA, à savoir les logiciels industriels.
Pour rappel, Schneider Electric constitue la deuxième pondération du CAC 40, derrière Totalenergies (9,02% contre 8,68% en septembre). Ce qui veut dire que la chute de 10% de Schneider, toute chose égale par ailleurs, fait perdre à elle seule 0,85% à l'indice parisien.
Dassault Systèmes s'adjuge 4,4% bénéficiant de l'annonce de Schneider Electric, car la cible, PTC, se situe sur le même créneau que le groupe français (les logiciels de suivi du cycle d'exploitation du produit).
Air Liquide a gagné 0,35% après avoir livré ses objectifs à l'horizon 2030 et annoncé son premier programme de rachats d'actions.
Dans le secteur du luxe, LVMH (+0,6%) a la préférence de Goldman Sachs , qui a repris son suivi à l'achat sur le titre tout en relançant également sa couverture avec un conseil à "vendre" sur Hermès (-1,04%). UBS a d'aileurs abaisse son conseil à "vendre" sur Hermès, également aujourd'hui.
ID Logistics a progressé de près de 1%, soutenu par TP ICAP Midcap qui a estimé que la pression subie par le titre ces derniers mois offre une rare occasion de se positionner à des niveaux de valorisation raisonnables.
Le pétrole recule. Le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord perd 1,2% à 101 dollars le baril tandis que celui de novembre sur le WTI coté à New York cède 1,1% à 90,08 dollars le baril.
