Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
8 509.64 +0.28 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : Les bénéfices du CAC 40 ont grimpé de 34% au premier semestre, à 73 milliards d'euros… Quels groupes ont dégagé les plus importants profits sur les six premiers mois de l'année?

Aujourd'hui à 07:00
le CAC 4 a vu ses bénéfices croître

(BFM Bourse) - Sur les six premiers mois de l'année, les bénéfices cumulés des pensionnaires du CAC 40 hors Pernod Ricard et Eiffage ont atteint 73,3 milliards d'euros, marquant un bond de 20% sur un an. Ce qui s'explique à la fois par une base de comparaison clémente, ainsi que la progression des bénéfices de Totalenergies et, dans une moindre mesure, de ceux de BNP Paribas.

L'intense saisons des résultats semestriels du CAC 40 s'est achevée ou presque. Eiffage, qui a rejoint l'indice parisien en décembre dernier, sera la dernière société à publier ses comptes et ce dans bien longtemps, le 26 août prochain.

Nous avons toutefois choisi de dresser un bilan sur la base des 38 sociétés qui ont communiqué leurs comptes des six premiers mois de 2026, hors donc Eiffage.

Selon un décompte réalisé par BFM Bourse, ces 38 pensionnaires du CAC 40 ont généré, en cumulé, 73,32 milliards d'euros de bénéfices (voir méthodologie au bas de l'article). Ce montant marque une progression sensible, de 34,22%, par rapport aux six premiers mois de 2025 (54,6 milliards d'euros).

En incluant les bénéfices semestriels de Pernod Ricard, qui évolue sur un exercice décalé et avait ainsi arrêté ses comptes semestriels à fin décembre, le chiffre passe à 74,3 milliards d'euros en hausse de 34,2% sur un an.

800

Renault, d'une perte de 11 milliards à un bénéfice

Comment expliquer la hausse si substantielle de ces bénéfices? Une partie non négligeable de la réponse tient à la base de comparaison et à… Renault.

L'an passé, le constructeur au losange avait accusé une perte au premier semestre de plus de 11 milliards d'euros, qui s'expliquait avant tout par des éléments exceptionnels.

Cette perte était quasi uniquement due à la mauvaise santé de Nissan. Le constructeur français détient encore environ 35,7% du capital de son allié japonais et consolide ainsi une partie du résultat de la société dans ses comptes. Au premier semestre 2025, cette contribution avait été négative à hauteur de 2,3 milliards d'euros.

De plus, Renault avait passé 9,3 milliards d'euros de dépréciations sur ses titres Nissan, pour refléter la valeur du cours de Bourse du constructeur japonais et non plus sa valeur comptable. Ce qui n'avait aucun impact sur son cash ni sur son dividende. In fine, en excluant les impacts liés à Nissan, Renault avait dégagé un bénéfice d'environ 500 millions d'euros.

Cet exemple montre une nouvelle fois que le bénéfice net d'une entreprise demeure un indicateur imparfait de sa santé financière et opérationnelle car souvent "pollué" par des éléments exceptionnels.

"Le résultat net part du groupe peut avoir des éléments exceptionnels qui sont non récurrents et sur lesquels il ne faut pas se focaliser", expliquait en mars à BFM Bourse Pascal Quiry, professeur de Finance à HEC et co-auteur de la lettre Vernimmen.

À lui seul, Renault crée une variation positive d'environ 12 milliards d'euros sur les bénéfices du CAC 40 entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026.

Totalenergies, premier contributeur aux bénéfices

L'autre constructeur automobile du CAC 40, Stellantis, a lui aussi contribué à l'amélioration des bénéfices de l'indice, en passant d'une perte nette de 2,24 milliards d'euros à un bénéfice de 656 millions d'euros. Toutefois, les résultats de la société franco-italo-américaine ont été fraîchement reçus par la Bourse, la rentabilité décevant les investisseurs en Europe et surtout en Amérique du Nord.

Surtout, deux gros pourvoyeurs de bénéfices du CAC 40 ont sensiblement augmenté leurs bénéfices.

Totalenergies a publié un bond de son résultat net de 72% en dollars (et de 77,8% en euros, selon nos calculs) à 11,4 milliards de dollars et 9,9 milliards d'euros, au premier semestre.

La major pétrolière a été portée par l'envolée des cours du pétrole sur la période, elle-même causée par la guerre en Iran. Sur les six premiers mois de 2026, le prix moyen du Brent s'est inscrit à 92,3 dollars le baril contre 71,9 dollars sur la même période de 2025.

Totalenergies reprend ainsi sa place de premier contributeur aux bénéfices du CAC 40 au premier semestre 2026.

Ce titre lui avait été subtilisé un an plus tôt par BNP Paribas, cette fois deuxième. La banque de la rue d'Antin, a vu son bénéfice net grimper de 21,8% au premier semestre à 7,56 milliards d'euros, grâce notamment au dynamisme de ses métiers actions et à la bonne performance de la banque détail en France.

Le "podium" des plus importants résultats nets est complété par LVMH, qui a stabilisé son bénéfice net au premier semestre, à 5,7 milliards d'euros.

À noter, par ailleurs, qu'aucun groupe n'a accusé de perte nette au premier semestre.

Méthodologie: pour chaque société nous avons pris, comme référence pour le bénéfice, le résultat net consolidé part du groupe. Pour Dassault Systèmes, nous avons pris le résultat net consolidé part du groupe en données non-IFRS, privilégiées par la société dans la présentation de ses comptes. Totalenergies, STMicroelectronics et Arcelormittal publient leurs résultats en dollars. Nous avons en conséquence converti leurs bénéfices en euros en retenant la parité eurodollar lors de la date de publication de leurs résultats (1,1374 dollar pour un euro pour Totalenergies et STMicroelectronics, 1,1525 dollar pour Arcelormittal). Comme dit dans l'introduction de l'article, nous avons exclu Eiffage qui publiera ses résultats le 26 août.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
Forum suspendu temporairement
Portefeuille Trading
+321.90 % vs +71.18 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour