Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
5 043.73 -0.74 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : Le CAC 40, grisé par le déconfinement, poursuit son rebond

mercredi 27 mai 2020 à 18h21

(BFM Bourse) - Les investisseurs se reprennent à adorer ce qu'ils ont brûlé, en se repositionnant à toute allure sur les valeurs de l'automobile, du transport ou de la banque notamment, misant sur une reprise relativement rapide de l'activité dans ces secteurs alors que le déconfinement n'apparaît pas pour l'heure devoir provoquer une nouvelle vague de contaminations au coronavirus. De quoi permettre au CAC 40 d'inscrire une troisième séance de hausse mercredi, à un plus haut de près d'un mois.

Rien ne semble devoir arrêter le rebond des principaux indices boursiers entamé à la fin de la semaine dernière. L'indice CAC 40 a terminé à un plus haut depuis fin avril mercredi avec un troisième gain consécutif, volumes significatifs à l'appui, gagnant 1,79% à 4.688,74 points. Les échanges ont mobilisé plus de 4,8 milliards d'euros, un volume inédit depuis un bon moment.

Une rotation sectorielle se manifeste clairement avec un rebond des valeurs et secteurs délaissés, jusqu'alors. Une bonne nouvelle aux yeux de La Banque Postale Asset Management qui estime qu'il s'agit d'une condition sine qua non pour une performance boursière plus positive sur le futur (la progression des indices ayant jusqu'ici été très "étroite", c'est-à-dire essentiellement du fait d'une poignée de valeurs vedettes). "La dynamique du marché est en train de changer fondamentalement: un marché où tous les titres évoluent en même temps est un marché influencé par un seul facteur, en l'occurrence l'évolution de la pandémie. Alors qu'un marché plus différencié est lié à des facteurs spécifiques, et donc l'épidémie est en train de passer au second plan", explique Stéphane Déo.

La propagation du virus a effectivement beaucoup ralenti en Europe et aux Etats-Unis, avec en corollaire négatif toutefois le fait que l'Amérique latine apparaît maintenant comme l'épicentre mondial de la pandémie - notamment du fait des dysfonctionnements politiques au Brésil. Les investisseurs occidentaux se projettent donc dans la reprise économique tant espérée. Si les chiffres du deuxième trimestre seront pires que tout (une contraction de 20% du PIB français est de l'ordre du possible, pour l'Insee), plusieurs indicateurs avancés dépeignent un tableau peut-être plus encourageant que prévu.

Une reprise meilleure que prévu ?

"Les chiffres du climat des affaires du mois de mai nous poussent à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à demi vide. Ils montrent en effet que la reprise pourrait être meilleure qu'attendue dans les services et que les industriels sont prêts, même si les carnets de commandes sont encore loin d'être remplis", souligne Julien Manceaux, économiste chez ING. L'indice est remonté à 59 points en mai, contre un plus bas historique de 53 en avril. Les mesures d’activité attendue repartent plus nettement à la hausse, avec notamment un fort rebond des intentions d’embauches pour le travail temporaire, tandis qu'a contrario les ménages se montrent encore frileux." Il en faudra plus pour faire renaître les espoirs d’une reprise "en V", mais ce n’en est pas moins un signal positif pour la croissance des prochains mois", conclut l'économiste.

L'engagement des gouvernements ne faiblit par ailleurs pas, avec le gros coup de pouce à l'automobile annoncé hier en France et bien sûr ce mercredi le plan de relance post-Covid dévoilé par la Commission européenne, représentant un effort global de 750 milliards d'euros.

Pour l'heure, c'est donc l'optimisme qui l'emporte... alors qu'en toile de fond la question des relations sino-américaines pourrait revenir sur le devant de la scène, avec le regain de tensions autour du statut de Hong-Kong et les menaces, certes plutôt floues, de Donald Trump vis-à-vis des dirigeants chinois qu'il accuse d'avoir laissé le coronavirus s'étendre.

Renault flambe grâce au plan auto

Le palmarès de la Bourse de Paris a donc fait la part belle aux valeurs qui avaient été délaissées ces dernières semaines en particulier l'automobile et l'aéronautique. Renault s'est envolé de 147,5% au lendemain de l'annonce du plan d'Emmanuel Macron, quand Peugeot s'est contenté de 4,9% et Plastic Omnium 3,5%.

Vif rebond également du côté des équipementiers aéronautiques comme Figeac (+13%), Lisi (+9,7%) et plus modérément Safran (+1,25%). Même Thales a progressé, de 1,8%, ce malgré la dégradation de sa note de crédit chez S&P (à BBB+).

Le groupe de transport aérien Air France-KLM a vu quant à lui son cours de Bourse remonter de 2,8% dans la perspective d'une réorganisation drastique de ses vols domestiques (foyer de pertes chronique).

Les bancaires au rebond

Le secteur bancaire n'était pas en reste avec une envolée de 8,8% de BNP et de 6,6% de Société Générale (5,3% pour Crédit Agricole et 4,4% pour Natixis).

A contrario, des titres d'entreprises de santé à l'activité réputée insensible aux crises (voire susceptible d'en bénéficier) comme Sartorius Stedim Biotech (-8%) ou BioMérieux (-14,6%) ont subi de douloureuses prises de bénéfices, à la suite d'un parcours flatteur au plus fort du rythme des nouvelles contaminations.

Parmi les small caps, la biotech Onxeo a accru ses gains tout au long de la séance pour boucler en hausse de 70% après l'initiation à l'achat de la recommandation de Bryan Garnier (les autres changements du jour du côté des analystes sont à retrouver ici). Maunka Kea Technologie a pris 7,2% alors que son appareil a été recommandé par une société savante américaine (la société américaine des chirurgiens gastro-intestinaux et endoscopiques, SAGES).

Plus volatil sur Euronext Growth, le titre Osmozis a in fine limité son ascension à +9,2% (contre près de 20% en matinée) alors que le groupe pourrait sauver son exercice avec la possible réouverture des centres de vacances pour les grandes vacances.

Près de 70% de rebond sur le pétrole en mai

Après un considérable rebond des cours pétroliers depuis le début du mois -proche de 70% plaçant ainsi mai 2020 sur les rails de la meilleure performance hebdomadaire- la correction s'accélérait en fin de journée pour le pétrole. Le baril de brut texan WTI flanchait de 5,68% à 32,40 dollars et le Brent de 4,57% à 35,06 dollars.

Après une tentative de reconquérir le niveau de 1,10 dollar, l'euro s'affaiblissait quelque peu en fin de journée à 1,0978 dollar (-0,05%).

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+305.60 % vs +1.46 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat