(BFM Bourse) - L’indice parisien a de nouveau reculé ce mardi 20 octobre, toujours pénalisé par les tensions entourant la dette française.
La Bourse de Paris limite la casse. Après avoir cédé plus de 1% en début d’après-midi, son indice phare, le CAC 40, a réduit son repli à 0,38%, clôturant à 7.838,49 points, ce mardi 20 octobre.
Le marché parisien a bénéficié d’une relative détente des taux obligataires français. Le rendement de l’emprunt d’État à dix ans est revenu à 4,923 %, après avoir frôlé le seuil des 5 %, à 4,987 %, en début d’après-midi.
L'écart ("spread") avec le même titre de l'Allemagne, baromètre du stress de marché sur la signature tricolore, s'est inscrit à 1,54 point de pourcentage au plus fort de la séance.
"L’écart entre les obligations d’État françaises et allemandes à 10 ans s’est creusé, passant de 137 points de base vendredi à 153 points de base le 20 octobre, tandis que les actions françaises reculaient. Les violences ne sont manifestement pas le seul facteur à l’origine de ces mouvements. Les inquiétudes budgétaires et politiques pesaient déjà lourdement sur les actifs français. Mais ces troubles ajoutent une couche supplémentaire d’incertitude et renforcent l’impression que tout futur gouvernement aura du mal à mettre en œuvre les réformes et les économies nécessaires", détaillent les économistes d'ING.
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La France dans l'oeil du cyclone
Depuis plusieurs semaines, les investisseurs se détournent des actifs français, notamment des obligations souveraines. Ce mouvement s’est accéléré lundi après les violences survenues les 17 et 18 octobre, qui ont renforcé les inquiétudes en y ajoutant une dimension sociale.
"Au regard des fondamentaux et de la notation de la France, ainsi que du fait que 92 % du programme annuel d’OAT (les titres de dettes principaux de la France) a déjà été réalisé, nous estimons que l’ampleur et la rapidité de l’élargissement du spread sont quelque peu excessives", considère Patrick Barbe de Neuberger.
La légère détente des rendements obligataires pourrait également s’expliquer par le recul des cours du pétrole. Ceux-ci avaient atteint un sommet de cinq mois dans le sillage des hostilités entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite, ainsi que des nombreuses attaques de navires dans le détroit d’Ormuz. Le reflux observé depuis semble notamment lié aux espoirs d’une désescalade diplomatique dans la région.
Bloomberg a en effet rapporté une information non confirmée selon laquelle "le Qatar et le Pakistan auraient présenté une nouvelle proposition visant à relancer les négociations pour mettre fin à la guerre en Iran".
Le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord cède ainsi 1% à 108,47 dollars le baril tandis que celui de décembre sur le WTI coté à New York recule de 0,94% à 97,61 dollars.
Les valeurs IA sous pression
Du côté des valeurs, les actions IA, comme Rexel (-4,1%) Mersen (-4,05%), Soitec (-3,7%), Schneider Electric (-3,3%) Legrand (-3,05%), et STMicroelectronics (-0,5%) ont été à la peine pénalisées par la poursuite des doutes sur les perspectives de l'intelligence artificielle.
OVH a en revanche flambé de 18% après avoir livré ses résultats complets pour l'exercice 2025-2026.
Virbac a finalement gagné 2,4% , porté par un troisième trimestre dynamique et par la confirmation du haut de sa fourchette d’objectifs annuels.
Sur le marché des changes, l'euro grignote 0,1% face au billet vert à 1,1229 dollar.
