Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
4 978.18 -1.22 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : La Bourse, plus optimiste sur l'issue de la crise, accentue son rebond

mardi 7 avril 2020 à 12h59
Le CAC 40 poursuit son rebond mardi

(BFM Bourse) - Les investisseurs s'accrochent aux fragiles signaux laissant entrevoir le pic de la pandémie pour accentuer ses gains de la veille avec une nouvelle hausse de plus de 3% à la mi-journée. Celle-ci est également alimentée par le bond de Wall Street lundi, le Dow ayant repris près de 8% après que Donald Trump a indiqué "voir le bout du tunnel".

La Bourse de Paris veut croire à des jours meilleurs. Au "bout du tunnel" qu'ont prétendu voir Donald Trump et Mike Pence lundi sur le front du coronavirus, propulsant les indices new-yorkais (+7,73% pour le Dow Jones, +7,33% pour le Nasdaq), également portés par le "deuxième plus important short squeeze de l’histoire des marchés américains" relève le responsable adjoint des investissements de Mirbaud Securities John Plassard dans sa note matinale. Dans le sillage de Wall Street, le CAC 40 a donc ouvert la séance en hausse de 3,3%, au lendemain d'un rebond de 4,61%. À 12h10, le baromètre du marché parisien conserve ses gains (+3,19% à 4.484 points), dans un volume d'échanges nourri à ce stade de plus de 1,1 milliard d'euros.

"D’après un journaliste de Fox Business qui cite des sources de Wall Street, elles-mêmes briefée par des sources du Congrès et de la Maison Blanche, un nouveau plan de soutien économique d’environ 1.500 milliards de dollars serait annoncé d’ici mai...d’où le feu d’artifice sur les indices US" relève Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés pour IG. À New York lundi, le marché est également monté "avec l'espoir qu'on a peut-être atteint un pic dans la propagation du coronavirus" souligne pour sa part Peter Cardillo de Spartan Capital Securities, avec notamment la baisse du nombre quotidien de décès dans plusieurs pays européens, dont l'Espagne. "Par ailleurs, les autorités chinoise ont annoncé ce matin que la Chine n'aurait recensé aucun nouveau décès du Covid-19 au cours des dernières 24 heures, soit une première depuis le début de l’épidémie" observe John Plassard, qui ajoute toutefois que cette information est "évidemment à prendre avec des pincettes".

En Italie et en France, le bilan est toutefois reparti à la hausse lundi avec respectivement 636 et 605 nouveaux décès (dans les hôpitaux) en 24 heures, ce qui correspond au pire bilan quotidien depuis le début de la crise sanitaire dans l'Hexagone. En Angleterre, Boris Johnson a été déclaré positif au coronavirus le 26 mars dernier et a été admis en soins intensifs à l'hôpital lundi après avoir été isolé pendant 10 jours. "Son ministre des affaires étrangères, Dominic Raab, a pris l’intérim du gouvernement mais aucun protocole clair ne semble être mis en place en cas de décès du chef du gouvernement. Cela pourrait amener plus de tensions au Royaume-Uni et ralentir les efforts contre l’épidémie de coronavirus" juge Vincent Boy, analyste chez le courtier IG.

Au Japon, le gouvernement s'apprête à décréter l'état d'urgence et à dévoiler un plan massif de soutien à l'économie. Outre-Atlantique, malgré les propos rassurants de Donald Trump, la barre des 10.000 décès a été franchi hier. Vincent Boy estime que la méthode de confinement partiel et la non-interruption des transports au niveau national pourrait faciliter la propagation du virus à travers les États-Unis et provoquer "une nouvelle inquiétude puis une rechute des marchés financiers". Mais pour l'heure, les investisseurs préfèrent visiblement voir le verre à moitié plein.

Les valeurs massacrées poursuivent leur rebond

Comme lundi et plus globalement depuis deux semaines, les secteurs en première ligne face à la crise sanitaire sont les premiers bénéficiaires de la poursuite du rebond de l'indice mardi. Après avoir touché un plancher historique vendredi dernier, Unibail-Rodamco-Westfield domine le palmarès du CAC 40 à 12h35 mardi avec un gain de près de 20% (+18,9%). Les valeurs des secteurs bancaire, aéronautique et automobile s'offrent aussi de jolis rebonds (+9,5% pour Crédit Agricole, +8,7% pour Airbus, +8,4% pour Safran, +7,4% pour BNP Paribas, +7,3% pour Peugeot, +6,5% pour Société Générale, +6,1% pour Michelin et +5,5% pour Renault), comme ArcelorMittal (+11,2%) et STMicro (+6,4%).

Carrefour (-2,5%), Sanofi (-1,2%) ou encore Publicis (-0,6%) font les frais de cette nouvelle rotation sectorielle.

Sur le front des biotechs, Biophytis travaille sur un traitement de l'insuffisance respiratoire liée au Covid-19 et son programme devrait prochainement faire l'objet d'un essai à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière chez des patients atteints du coronavirus. Le titre prend 31%.

Les investisseurs optimistes sur la réunion de "l'Opep+++"

"Les prix du pétrole sont de nouveau en hausse mardi, aidés par l'optimisme qui plane autour d'une réunion Opep+++" jeudi, indique Craig Erlam, de Oanda. À 12h40, le baril de Brent reprend 2,36% à 33,83 dollars et celui de WTI gagne de 2,88% à 26,83 dollars. Cette réunion exceptionnelle par visioconférence des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l'accord Opep+, qui doit leur permettre de statuer sur une réduction massive de la production pour sortir le marché de l'or noir du marasme, pourrait même être le théâtre d'une entente encore plus large. L'agence russe TASS indique en effet mardi que dix pays hors Opep+ ont été invités: le Canada (plus précisément l'Alberta dont les sables bitumeux regorgent de pétrole), l'Argentine, le Brésil, la Colombie, l'Égypte, l'Indonésie, la Norvège, les États-Unis, le Royaume-Uni et Trinidad et Tobago, ce qui amène certains analystes et opérateurs de marchés à parler d'Opep+++. Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada n'ont pas encore répondu à l'invitation, selon la même source.

Pour Al Stanton, analyste spécialiste du secteur chez RBC Capital Markets, "les principaux producteurs de pétrole, dont l'Arabie saoudite et la Russie, sont disposés à accepter de réduire leur production jeudi, mais seulement si les Etats-Unis se joignent à l'effort". Les volumes évoqués "varient entre 6 et 15 millions de barils par jour", note Tamas Varga, de PVM, mais "le nombre de 10 millions de barils par jour est celui qui ressort le plus".

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique rebondit nettement face au billet vert (+0,82% à 1,0885 dollar) après avoir lâché plus de 2,5% lors de la semaine écoulée.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+330.30 % vs +0.14 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat