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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse parisienne espère que le pic de la pandémie est atteint et rebondit

lundi 6 avril 2020 à 18h06
Le CAC 40 efface lundi ses pertes de la semaine passée

(BFM Bourse) - Déjà en nette hausse dans la matinée sur fonds d'espoir d'accalmie sur le front de la pandémie, le CAC a encore augmenté ses gains dans le sillage de la flambée des indices new-yorkais à l'ouverture de Wall Street, le marché estimant que le pic de la pandémie pourrait être atteint en Europe. En revanche, le pétrole reflue alors que la réunion de l'Opep+ a été reportée de lundi à jeudi.

Rassérénée par la diminution du nombre quotidien de décès en Europe, suggérant que le pic de la pandémie pourrait être atteint, la Bourse de Paris a démarré la semaine du bon pied, son indice vedette ouvrant en hausse de 3,3%. Le CAC 40 est ensuite parvenu à conserver ses gains au cours de la matinée, avant d'accélérer en fin de séance pour boucler celle-ci sur un gain de 4,61% à 4.346,14 points, dans un volume d'échanges normalisé de 3,75 milliards d'euros. Le baromètre du marché parisien efface ainsi, en une séance, les pertes accumulées la semaine dernière (-4,5%).

Alors que les États-Unis s'apprêtent à passer "une semaine en enfer" selon les mots de Donald Trump, les marchés européens se sont donc repris (+5,4% pour le Dax allemand, +3% pour le "Footsie" britannique), "encouragés par le déclin de l'épidémie en Italie, en Espagne ou en France" relevait Tangi Le Liboux, stratégiste chez le courtier Aurel BGC dans sa note matinale.

Prudence néanmoins pour le stratégiste qui estime que "les investisseurs devraient rapidement réaliser que la Bourse ne pourra pas se contenter d'un pic prochain de l'épidémie pour retrouver durablement le moral". "En effet, le déconfinement sera long et laborieux et il n'est pas certain que l'économie revienne au niveau pré-crise, même en quelques mois, si jamais le virus continue de circuler" développe-t-il.

L'heure est donc à l'espoir sur le continent européen, le plus durement touché par la pandémie en termes de morts, alors que les derniers chiffres commencent à pointer un reflux. À Rome, les autorités ont comptabilisé 525 morts en un jour, le nombre le plus bas depuis plus de deux semaines tandis qu'à Madrid, les 674 décès enregistrés dimanche ont marqué le troisième jour consécutif de baisse de la macabre statistique. Avec 357 morts enregistrés dimanche, la France affiche quant à elle son chiffre le plus bas depuis une semaine.

Sur le front des indicateurs, les PMI de la construction en zone euro publiés lundi matin par IHS Markit montrent un net ralentissement de l'activité dans le secteur du BTP. En France, le PMI de la construction est ainsi tombé à 35,2 en mars contre 50,2 en février, tandis qu'il a touché un niveau historiquement bas en Italie, à 15,9 (contre 50,5 en février).

Regain d'optimisme à Wall Street

Après avoir terminé dans le rouge vendredi dans le sillage d'un vif rebond du taux de chômage aux Etats-Unis, les principaux indices new-yorkais s'offrent également un rebond impressionnant lundi matin, alimenté par l'espoir que le pic de contaminations sera bientôt atteint, à la vue de la baisse du nombre de morts à New York samedi par rapport à la veille. Le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a évoqué une mortalité "en train de se stabiliser" aux Etats-Unis. "Tout cela est à prendre avec des pincettes mais, dans un environnement où le pessimisme et les prévisions les plus sombres règnent en maître, c'est un changement de ton bienvenu", observe Patrick O'Hare, de Briefing. Il n'en fallait visiblement pas plus aux investisseurs puisque le Dow Jones reprend 5% quand le S&P et le Nasdaq rebondissent de 4,9%.

Automobile et aéronautique au rebond

Comme depuis plusieurs semaines, les secteurs les plus affectés par la crise liée au coronavirus sont les premiers bénéficiaires du rebond de l'indice.

Pour l'automobile, Renault reprend 14,2% (meilleure performance de l'indice phare) tandis que Peugeot s'adjuge 8%. Les équipementiers ne sont pas en reste puisque Valeo rebondit de 10% et Faurecia de 11% (+6,2% pour Michelin, +5,6% pour Plastic Omnium). . Le compartiment de la banque et de l'assurance en profite aussi, comme en témoignent les flambées des titres Natixis (+14,3%), CNP Assurances (+5,3%), Coface (+9,7%) ou Société Générale (+7,8%), tandis que les rebonds de Crédit Agricole (+3,5%) et BNP Paribas (+3,7%) sont plus limités. À noter qu'Axa s'adjuge 6,2% alors que le PDG de l'assureur, Thomas Buberl, a plaidé pour la mise en place d'un mécanisme de mutualisation afin de créer un "régime d'assurance pandémie", capable de répondre à une crise comme celle du Covid-19, dans une interview au Journal du dimanche.

Massacré depuis le début de la crise sanitaire, le secteur aéronautique s'offre aussi un bon bol d'air lundi, Airbus reprenant 8,1% et Safran 6,9%.

Les valeurs liées aux matières premières remontaient aussi la pente, à l'instar d'ArcelorMittal (+10,1%) ou d'Aperam (+5,2%). Parmi les plus fortes progressions du jour, on retrouve aussi Bouygues (+13,5%), Accor (+12,9%), Unibail (+11,5%), Saint Gobain (+11,2%) ou encore Vinci (+10,2%), autant de valeurs en souffrance depuis un mois et demi.

Dans le compartiment biotechnologique, le spécialiste franco-britannique du diagnostic in vitro Novacyt s'adjuge encore 12,2% alors que son test pour le Covid-19 peut désormais être commercialisé en France.

Léger reflux de l'or noir

Après avoir lâché jusqu'à 10% en début de matinée dans les premiers échanges asiatiques, les cours des références mondiales de pétrole brut ont effacé la majeure partie de ces pertes et n'enregistrent plus que des replis de 3,46% à 32,96 dollars pour le Brent et de 4,73% à 27,00 dollars pour le WTI à 18h. Pour rappel, les cours de l'or noir avaient violemment rebondi en fin de semaine dernière, alors que Donald Trump avait vendu au marché un accord russo-saoudien de limitation de l'offre.

Alors que de nombreux experts jugent l'accord promis par Trump (réduction de la production de 10 à 15 millions de barils par jour) improbable, le marché subit également le report à jeudi d'une réunion des pays exportateurs de pétrole (Opep), initialement prévue lundi, ce qui éloigne la perspective d'un accord.

Enfin, sur le Forex, la parité eurodollar est quasi-stable (-0,04% à 1,0806) pour la première fois depuis plusieurs semaines.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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