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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris subit sa plus forte chute de l'année

lundi 19 juillet 2021 à 17h35

(BFM Bourse) - La hausse des contaminations au variant Delta met à mal le scénario d'une vive reprise de l'économie, le rythme de vaccinations ne progressant pas suffisamment vite. Après trois semaines de repli modéré, la pression baissière s'est exacerbée lundi, provoquant une chute de 2,54% du CAC 40.

Entre la contagion du nouveau variant du coronavirus et l'immunisation des populations, une course contre la montre est engagée. Or l'accélération de la vaccination (freinée par le manque de disponibilité des vaccins dans les pays émergents, par le rejet d'une partie de la population dans certaines économies dites avancées) n'apparaît toujours pas suffisante au regard de la recrudescence de la pandémie depuis quelques jours dans différentes régions du globe - y compris en Grande-Bretagne, ceci juste à la levée des dernières restrictions imposées par le gouvernement de Boris Johnson. Les investisseurs craignent qu'une prolongation des mesures de lutte contre la pandémie ne réduise le rythme de la reprise et vendent en conséquence les valeurs les plus exposées au cycle économique à l'image d'Unibail-Rodamco-Westfield, l'exploitant de centres commerciaux.

Après un repli de 0,5% vendredi -clôturant au passage une troisième semaine consécutive dans le rouge- l'indice phare tricolore a donc creusé ses pertes lundi, terminant en repli de 2,54% à 6.295,97 points dans un volume de transactions qui s'est envolé à 4,7 milliards d'euros. Jamais cette année le CAC 40 n'avait enregistré un tel recul en clôture - encore la situation s'est-elle un peu améliorée par rapport au plus bas de la séance, où le curseur atteignait -3%.

En Europe, ce sont les lieux de villégiature estivale avec un grand brassage des populations qui sont les plus touchés par la hausse des contagions, observe Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche de La Banque Postale Asset Management. Pour le spécialiste, il est probable que ces contagions vont se poursuivre jusqu’à ce que les mesures de distanciation sociale plus strictes qui se mettent en place montrent leurs effets. Il s'attend en outre à ce que les Etats-Unis soient eux aussi touchés... "Toutefois, à ce stade, malgré la hausse des hospitalisations, la protection des vaccins semble bien permettre de réduire de manière forte, comme espéré, les cas graves et les décès. L’efficacité collective de la vaccination passe néanmoins par des taux de vaccinations bien plus élevés que ceux qui ont été atteint aujourd’hui".

Records de contaminations dans les pays en voie de développement

C'est dans les pays en voie de développement que la situation est la plus préoccupante, avec de nouveaux records de contamination dans certains. Beaucoup ont du mal à se procurer et organiser les campagnes de vaccination. Les pays du sud-est asiatique, hors Singapour, sont notamment touchés. Mais le Royaume-Uni connaît lui aussi une nouvelle flambée, ayant détrôné ce week-end l'Indonésie comme épicentre actuel de la pandémie avec plus de 50.000 nouveaux cas recensés... Enfin en France, la violence des manifestations d'hostilité à la vaccination ne rassure pas quant à la capacité de prise de conscience de l'urgence à parvenir à l'immunité collective.

Le stratégiste juge toutefois difficilement envisageable des nouvelles mesures de confinement aussi fortes que celles que nous avons connues lors des vagues précédentes. "En ce sens, l’activité devrait continue de reprendre et la croissance rester robuste dans le monde développé du moins ceux avec des taux de vaccination élevés".

"Le virus devrait persister pendant un certain temps, mais les bouleversements les plus graves dus aux confinements sont révolus, avec les campagnes de vaccination en cours, les différentes adaptations de la part de la population et des entreprises et les politiques de soutien toujours en vigueur", renchérit Michael Grady, directeur de la stratégie d’investissement et chef économiste chez Aviva Investors.

Une seule valeur du CAC échappe à la purge

En attendant, les investisseurs ont clairement intégré un risque grandissant vis-à-vis de ce scénario. On a assisté à un véritable sauve-qui-peut à l'échelle du CAC 40, dont seule une composante (Dassault Systèmes, +0,08%) est parvenue à surnager. Plombé par la perspective de durcissement de l'accès aux centres commerciaux, Unibail-Rodamco-Westfield a subi la plus forte baisse (-7,6%). L'aéronautique a aussi souffert des risques de restrictions aux déplacements : -6,4% pour Airbus, -5% pour Safran. Les valeurs cycliques en général, dont les bancaires (-4,6% sur Société Générale, -4,2% sur BNP) ou l'industrie lourde (-3,75% sur ArcelorMittal) ont aussi été sanctionnées.

Vivendi a reculé de 1,5%, tandis que Bill Ackman va directement se substituer à la SPAC Pershing Square Tontine Holdings pour racheter 10% du capital d'Universal Music Group.

Sur le SBF 120 seule une poignée de titres sont parvenus à se maintenir à flots, souvent liés de près ou de loin à la santé. La biotech Valneva -qui conduit par ailleurs les derniers essais sur son propre vaccin contre le coronavirus- a grimpé de 3,35%, avec la fin du recrutement des volontaires pour un essai de vaccin contre la maladie de Lyme. Le laboratoire vétérinaire Virbac a gagné 2,8% alors que Kepler Cheuvreux a relevé son objectif de cours à 370 euros pour saluer le récent relèvement des objectifs annuels. Les producteurs de tests Eurofins et bioMérieux ont progressé de 2,7% et 1,8% respectivement.

Ubisoft a finalement nettement limité son repli (-1,2%, constituant une surperformance par rapport à la moyenne du marché), après l'annonce du report de deux titres, dont le nouvel opus de la série Rainbow Six.

Enfin parmi les plus petites valeurs Carmat a continué à se distinguer, réussissant à afficher malgré la chute de l'indice phare 12,3% de gains après la toute première vente de sa prothèse cardiaque Aeson.

Le pétrole au plus bas depuis mai

Les cours pétroliers chutaient à un plus bas depuis fin mai à 69,31 dollars (-5,82%) pour le Brent et 67,20 dollars (-6,42%) pour le WTI texan.

Du côté des devises, l'euro s'affichait finalement stable à 1,1805 dollar.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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