(BFM Bourse) - La Bourse de Paris continuait à baisser (-0,95%) mercredi après une ouverture en net recul de Wall Street et l'annonce du nouveau gouvernement français, les investisseurs optant pour la prudence dans un contexte politique troublé aux Etats-Unis.
A 15h45, l'indice CAC 40 perdait 51,56 points à 5.354,54 points dans un volume d'échanges de 1,9 milliard d'euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,21%.
La cote parisienne, qui a ouvert dans le rouge, a poursuivi sur cette tendance durant la matinée, sans parvenir à redresser la barre.
"L'incertitude politique entourant Donald Trump donne certainement aux investisseurs une raison pour encaisser leurs jetons", a estimé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.
Déjà accusé d'avoir été trop bavard avec des diplomates russes, le président des Etats-Unis est désormais soupçonné d'avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI portant sur les connexions russes de Michael Flynn, son ancien conseiller en sécurité nationale, selon plusieurs médias américains.
"Les investisseurs ont de grands espoirs concernant la vision qu'a Donald Trump de l'Amérique, mais ce dernier scandale met à tout le moins ses plans (de réformes) en attente, voire pourrait compromettre leur mise en place", a complété M. Madden.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a nommé mercredi un gouvernement paritaire de 22 membres dont trois ministres d'Etat, le sénateur-maire (PS) de Lyon Gérard Collomb à l'Intérieur, l'ancien animateur de télévision Nicolas Hulot à la Transition écologique et le centriste François Bayrou à la Justice.
Cette annonce a surtout eu un impact sur le titre EDF, qui a réagi très négativement à l'annonce de l'entrée au gouvernement de M. Hulot. Le titre chutait de 5,32% à 9,27 euros en milieu d'après-midi après avoir bondi la veille de 7% dans le sillage de la nomination d'Edouard Philippe, un ancien d'Areva, au poste de Premier ministre.
En forte baisse également, Ubisoft cédait 4,53% à 46,53 euros, pâtissant de résultats jugés inférieurs aux attentes même si l'éditeur français de jeux vidéo, convoité par Vivendi, a publié un bénéfice net en hausse de 15% à 107,8 millions d'euros pour son exercice décalé 2016/17.
Bouygues gagnait 0,88% à 38,92 euros alors que le groupe a publié mercredi une perte nette de 38 millions d'euros au premier trimestre, mais a confirmé ses perspectives pour 2017.
F.B. avec AFP