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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris grappille 0,15% à l'orée d'une semaine particulièrement chargée en résultats

lundi 26 juillet 2021 à 17h33

(BFM Bourse) - Après un début de séance dans le rouge, le CAC 40 est tout de même parvenu à engranger 0,15% lundi, enchaînant par là-même une cinquième séance de hausse d'affilée, alors que les publications d'entreprises vont désormais se multiplier.

Le calme avant la tempête. Dans un marché encore peu animé, le CAC 40 a réussi lundi à gagner encore près de dix points, ou 0,15%, à 6.578,60 points. Une avance modeste dans l'absolu, mais qui suggère que l'optimisme reste bel et bien de mise du côté des investisseurs alors que la saison des publications de résultats va bientôt battre son plein. Il s'agit en effet d'une cinquième séance consécutive de progression pour l'indice tricolore, qui a déjà remarquablement rebondi la semaine dernière (avec un gain hebdomadaire de 1,7%, alors même que lundi dernier s'était soldé par la plus forte chute du CAC à ce stade de 2021 !).

Les entreprises seront très nombreuses cette semaine à présenter leurs résultats : près de 50% (en termes de capitalisation boursière) de l’indice phare américain S&P 500 avec Tesla et Mc Donald dès ce lundi, suivis de Microsoft, Alphabet, Visa ou encore Starbucks mardi ; puis Apple, Facebook, Amazon, Paypal, Pfizer, Qualcomm et Boeing mercredi, Mastercard, Comcast, Exxon Mobil, Merck, Chevron, et Caterpillar jeudi et enfin Procter & Gamble vendredi notamment.

Du côté du CAC 40, une trentaine de sociétés publieront également leurs résultats cette semaine, dont LVMH après Bourse.

Autre rendez-vous majeur cette semaine, la décision de politique monétaire de la Fed et le discours de son président mercredi soir. Jerome Powell "pourrait être un peu moins accommodant qu’auparavant, tout en conservant un ton rassurant sur l’inflation transitoire et la poursuite des rachats d’actifs ainsi que le maintien des taux bas pour un certain temps encore", anticipe Vincent Bloy, analyste marché chez IG France. "Ce discours sera d’ailleurs suivi le lendemain par des statistiques très surveillées par les marchés, à commencer par les indices PCE de prix à la consommation des ménages, qui permet de jauger de l’inflation et qui reste le plus gros risque pour les investisseurs. En cas de trop forte accélération, cela pourrait forcer la Fed à ajuster sa politique monétaire plus tôt que prévu. Celle-ci reste le principal moteur de croissance des marchés financiers depuis plus d’un an". Le PCE "core" est attendu à 3,7%, soit une nouvelle fois sur ces plus hauts depuis les années 1990, mais également en accélération par rapport au précédent qui était ressorti à 3,4%.

Sur le front de la pandémie, malgré la montée de contagions "il semblerait bien que le marché ait été rassuré par des statistiques sanitaires qui montrent que les vaccins sont bien efficaces", pour ce qui est d'éviter les cas graves et donc les décès, observe Sebastian Paris Horvitz. Combiné à la bonne teneur des premiers résultats, cela explique le mouvement de reprise observée la semaine dernière sur les principaux indices boursiers, notamment à Wall Street qui a signé d'énièmes records historiques vendredi.

"Le défi reste d’accélérer les campagnes de vaccination et continuer à lutter contre le manque d’acceptation d’une partie des populations, même si très minoritaire de refuser les vaccins. Compte tenu des constats actuels, tout en prenant des mesures plus ciblées pour limiter la recrudescence des contagions, nous pensons toujours que la reprise économique ne sera pas mise en danger par le virus, même si dans certains segments de l’économie pourraient voir le retour à la normale ralenti", indique le directeur de la recherche de La Banque Postale Asset Management.

À Paris, la bonne teneur des comptes de Faurecia a été accueillie par une baisse de 5,7%, l'action faisant ainsi plus qu'effacer son gain de la semaine précédente pour tomber à un plancher depuis le début de l'année, tandis que Lagardère a reculé de 1,9% après un article du Monde révélant une enquête en cours du Parquet national financier.

L'ouverture par la Commission européenne d'une enquête approfondie sur les conditions d'octroi à la FDJ d'une exclusivité sur l'organisation de jeux de loterie pour les 25 prochaines années -la société a pour cela payé 380 millions d'euros à l'Etat, somme dont la Commission se demande si elle est bien suffisante par rapport à l'avantage obtenu- a entraîné un repli de 3,7% du titre.

Inversement Icade a progressé de 2,3% à la faveur de la révision en hausse de ses objectifs annuels.

La rubrique fusions-acquisitions s'enrichit du projet de prise de contrôle d'Artefact par Ardian, avec à la clé une OPA sur le titre de l'ex-Netbooster à 7,80 euros sous réserve des conditions usuelles. L'action, qui ne valait plus que 60 centimes au plus fort du krach boursier du printemps 2020, a encore accéléré de 35%.

Peu de mouvements sur les cours pétroliers, le contrat à terme sur le baril de Brent (pétrole de la mer du Nord) se négociant à 74,10 dollars, inchangé.

Passablement volatil au cours de la séance asiatique, l'euro remontait de 0,33% à 1,1810 dollar en fin de journée, tandis que le Bitcoin gagnait encore 11,6% à 38.475 dollars dans l'anticipation de voir le géant Amazon faire son entrée sur le segment des crypto-monnaies.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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