(BFM Bourse) - L'indice parisien est resté haut perché ce mercredi 25 février, alors que les investisseurs, en plein doutes sur la thématique de l'intelligence artificielle, scruteront les résultats trimestriels de Nvidia, ce soir.
La Bourse de Paris signe de nouveaux records, à la fois en séance comme en clôture, ce mercredi 25 février. Son indice phare, le CAC 40, progresse de 0,47% à clôture, pour atteindre 8.559,07 points, soit à un petit point de ses records absolus en séance, désormais repoussés à 8.560,91 points.
Le marché reste cependant préoccupé par l'intelligence artificielle. La thématique est moins porteuse pour les big tech américaines qui sous-performent Wall Street depuis le début de l'année. Et, depuis plusieurs semaines, de nombreux secteurs (logiciels, banques, cyberdéfense) souffrent, car les investisseurs pensent qu'ils seront malmenés par l'IA à l'avenir.
Nvidia juge de paix de l'IA
C'est dans ce contexte que Nvidia, le vaisseau amiral de la thématique de l'IA en Bourse, publie ce mercredi soir ses résultats du quatrième trimestre.
"Comme c’est désormais la règle avec Nvidia, le chiffre du trimestre est presque secondaire : ce qui fait bouger l’action, c’est la guidance (les perspectives, NDLR), et en particulier la capacité du management à convaincre que les dépenses d’infrastructure IA n’en sont encore qu’à leurs débuts, alors même que les doutes sur la soutenabilité du capex dans le secteur se font plus bruyants", souligne Zavier Wing, analyste de marché chez eToro.
"Le marché vise pour le premier trimestre de l’exercice 2027 un chiffre d’affaires proche de 75 milliards de dollars, des marges brutes de retour au milieu des 70%, et une meilleure visibilité sur la montée en charge de Rubin (une nouvelle architecture de puces, NDLR). Si Nvidia coche ces trois cases, la thématique IA retrouve un véritable battement de cœur. Si elle déçoit, la volatilité se fera sentir bien au-delà du seul cours de Nvidia", tranche-t-il.
Des résultats en pagaille
En attendant, la Bourse de Paris a encore pris le soin de décortiquer de nombreux résultats d'entreprises.
Côté pile, Ipsos qui a gagné 7,4% alors que la société a indiqué s'attendre à revenir sur une croissance moins modeste en 2026.
Seb a grimpé de 4,9% après avoir annoncé un important plan de réductions de coûts qui se traduira par 2.100 suppressions de postes. OPmobility (+4%), pour sa part, a livré des résultats 2025 supérieurs aux attentes.
Côté face, Bic a lâché 7,5% après avoir prévenu que 2026 serait un exercice de transition.
Pernod Ricard (-7,9%) et Rémy Cointreau (-5,9%) ont tous deux pâti d'un lecture croisée négative des annonces de leur concurrent Diageo qui a plongé de près de 15% à Londres. Le groupe britannique de spiritueux a abaissé ses perspectives et réduit sensiblement le taux de distribution de son dividende.
Hors actualités liées aux résultats, ADP a rendu 3,9% alors que Vinci a annoncé l'émission d'obligations échangeables en actions existantes ADP, le groupe de BTP détenant 8% de l'exploitant aéroportuaire. Dans le cas où les obligations seraient échangées en totalité à maturité, Vinci conservera une participation d’environ 4,9% du capital social du Groupe ADP.
Edenred a cédé près de 3%. La justice brésilienne a annulé en appel une précédente décision en référé qui suspendait l'application d'un décret très pénalisant pour le groupe, qui va donc devoir se conformer à ce décret.
Sur les autres marchés, l'euro avance de 0,12% face au dollar à 1,1801 dollar. Le pétrole évolue en ordre dispersé. Le contrat d'avril sur le Brent de mer du Nord avance de 0,1% à 70,7 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York redonne 0,3% à 65,44 dollars le baril.
