(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a reculé de 0,02% ce mardi 27 mai, après avoir déjà bien gagné du terrain grâce à l'accalmie sur les tensions commerciales entre l'Europe et les États-Unis. Thales a encore progressé et évolue à des plus hauts historiques.
Un peu essoufflé après sa nette hausse de lundi (+1,21%), le CAC 40 n'est pas parvenu à accrocher une seconde séance consécutive dans le vert, terminant en repli de 0,02% à 7.826,79 points, ce mardi 27 mai.
L'indice parisien n'a donc pas transformé l'essai donc après avoir été porté la veille par un léger vent d'optimisme à la suite de l'annonce de Donald Trump de dimanche.
Après avoir menacé d'appliquer au 1er juin les droits de douane additionnels de 50% frappant l'Union européenne, le président américain a décidé de prolonger le sursis accordé à l'Europe jusqu'au 9 juillet.
Ce qui a donc permis au CAC 40 de reprendre une partie des pertes essuyées vendredi (-1,65%).
Thales au firmament
"Cette réaction en dents de scie met en évidence un sentiment de plus en plus répandu sur les marchés: les investisseurs ne considèrent plus les menaces tarifaires de Trump comme des mesures de politique économique crédibles, mais plutôt comme des tactiques de négociation", explique Daniela Hathorn, de Capital.com.
À noter que du côté des indicateurs américains, les commandes de biens durables ont certes reculé de 6,3% en avril, mais ce repli s'avère moins marqué que redouté par les économistes interrogés par le Wall Street Journal (-7,8%). L'indice de confiance des consommateurs de l'organisme de recherche The Conference board a également dépassé les attentes, s'établissant à 98 en mai, contre un consensus à 86.
Du côté des valeurs, Thales a pris 1,9% et touché un nouveau plus haut historique à 267,4 euros. Depuis le début de l'année, le groupe de défense et technologies prend 92,72%, la plus forte hausse du CAC 40.
Hors CAC 40, Elis s'est adjugé 2,1% après avoir livré ses ambitions de moyen terme et présenté sa feuille de route stratégique.
Sur les autres marchés, l'euro perd 0,5% face au dollar à 1,1355 dollar. Le pétrole recule. Le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord abandonne 1,4% à 63,21 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York perd 1,69% à 60,48 dollars le baril.