(BFM Bourse) - Malmené hier dans l'anticipation de l'annonce par le président américain Barack Obama de propositions de réforme des banques américaines, le secteur cède encore un peu de terrain à paris vendredi matin. Après 40 minutes de cotation, Société Générale recule de 1,1% à 44,3 euros, accompagnée par BNP Paribas (-1,6% à 52,7 euros), Natixis (-1% à 3,46 euros), Crédit Agricole (-1,1% à 12 euros) et Dexia (-0,9% à 4,46 euros).
A Wall Street, JPMorgan Chase a terminé la séance de jeudi en forte baisse 6,6% à 40,54 dollars, Citigroup a décroché de 5,5% à 3,27 dollars, Morgan Stanley a chuté de 7,8% à 29,34 dollars, Bank of America a perdu 6,2% à 15,47 dollars. De même, Goldman Sachs, malgré l'annonce de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, a cédé 4,2% à 160,9 dollars.
« Plus jamais le contribuable américain ne sera pris en otage par "une banque trop grande pour faire faillite" », a déclaré le président des Etats-Unis, qui a annoncé vouloir présenter au Congrès un projet de loi visant à limiter la diversité des activités des grands groupes bancaires présentant un risque systémique.
« A ce stade, nous ne connaissons pas le contenu précis de ces limitations, mais nous comprenons qu'elles viseraient à réduire la taille des banques, à limiter leurs activités de trading et d'investissement pour compte propre, ce qui reviendrait de facto à une forme de séparation entre banque de dépôt et banque d'investissement », commente vendredi un analyste parisien. Selon lui, « ce débat américain risque d'être importé en Europe même si le modèle de banque universelle « à l'européenne » a globalement bien résisté ».
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