(BFM Bourse) - Les valeurs bancaires piquent du nez jeudi matin après que l'agence de notation financière Moody's a annoncé qu'elle retirait sa note maximale, le fameux triple A, à l'Espagne. Après une chute de 3,4% mercredi, Société Générale perd 2,3% supplémentaires à 42,2 euros. BNP Paribas cède 1,1% à 52,5 euros, Crédit Agricole recule de 1,7% à 11,7 euros, et Natixis 1% à 4,25 euros. Dexia tire en revanche son épingle du jeu (+0,4% à 3,16 euros).
A l'image de ce qui s'était produit pour la Grèce, les investisseurs s'inquiètent aujourd'hui, dans une moindre mesure cependant, de l'exposition des banques, notamment françaises, à l'encours de la dette espagnole.
Moody's a justifié la dégradation de sa note sur l'Espagne par « la détérioration considérable de la solidité financière du gouvernement espagnol, les faibles perspectives de croissance économique du pays, ainsi que la diminution de sa capacité à rembourser sa dette. La perspective "stable" associée à la nouvelle note Aa1 éloigne néanmoins le risque d'un prochain nouvel abaissement.
Autre mauvaise nouvelle pour le secteur, la Banque centrale irlandaise a revu jeudi fortement à la hausse le coût total du sauvetage de la banque en difficulté Anglo Irish Bank, qui pourrait finalement dépasser les 34 milliards d'euros dans le pire des cas.
A la Bourse de Paris, la pression est une nouvelle fois un peu plus forte sur Société Générale ce matin, à cause de la rumeur de salle de marché qui circule depuis deux jours, et pas totalement démentie, selon laquelle la banque préparerait une augmentation de capital pour répondre à l'augmentation à venir des exigences en capital. Lors d'une réunion d'investisseurs organisée hier à Londres par Bank of America Merrill Lynch, Frédéric Oudéa, le PDG de Société Générale a néanmoins indiqué que la banque absorberait le durcissement de la réglementation grâce à ses bénéfices.
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