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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : En 2025, les banques européennes, avec Société Générale comme fer de lance, ont encore plus bondi que l'or en Bourse (et écrasé la tech américaine)

Aujourd'hui à 16:32
Les banques européennes (et donc françaises) ont bien marché en 2026

(BFM Bourse) - Selon un classement effectué par Deutsche Bank, le compartiment s'est hissé pile entre les performances de l'argent et de l'or. Les analystes estiment que le secteur a encore du potentiel pour 2026.

Les risques autour de l'intelligence artificielle (IA), avec en filigrane les craintes d'éclatement d'une potentielle bulle, sont sur toutes les lèvres en ce début d'année. Un secteur a pourtant bien mieux marché que la tech américaine en Bourse, l'an dernier.

Les banques européennes ont battu à plate couture le compartiment phare de Wall Street.

Selon un classement compilé par Deutsche Bank, l'indice paneuropéen Stoxx 600 Banks qui compile les performances des plus grandes banques européennes (HSBC, BNP Paribas, Société Générale, Santander, Unicredit, ING etc…) s'est adjugé 76,7% l'an passé.

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Cette performance classe les banques européennes devant l'or (+64,6%) qui a bénéficié de son rôle de valeur refuge auprès des investisseurs, des baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des achats des grandes banques centrales des pays émergents.

Seul l'argent (+148%) fait mieux que le secteur bancaire européen dans le classement de la banque allemande.

Surtout, les banques européennes devancent largement la tech américaine, le Nasdaq Composite prenant 21,2% sur la même période.

De bons résultats

"Les rendements se sont concentrés sur quelques grandes valeurs technologiques/IA gagnantes, ainsi que sur les banques européennes", résume de son côté Barclays dans une note.

Certes, la défense européenne a davantage progressé que les banques en 2025, le "Stoxx Targeted defence" prenant plus de 115%. Mais ce compartiment, relativement petit en termes de nombre de titres, est davantage considéré par les analystes et les stratégistes comme un sous-secteur de l'"aéronautique et défense" que comme un secteur à part entière.

L'an passé, les banques européennes ont bénéficié de valorisations attrayantes, de résultats financiers probants, des bonnes perspectives économiques en zone euro (croissances espagnole et portugaise) ou encore des annonces de relance budgétaire en Allemagne. Leur absence d'expositions directes aux droits de douane américains a également pu contribuer à leurs progressions boursières.

"Tout au long de l’année, les banques se sont distinguées, menant régulièrement le marché européen en matière de taux de dépassement du consensus (la prévision moyenne des analystes, NDLR) et de révisions haussières du bénéfice par action", expliquait le gérant d'actifs indépendant Axiom Alternative investments dans une récente présentation.

"Le secteur bancaire est le secteur qui a connu les meilleures révisions de résultats et le plus fort taux de surprise positive au cours de l'année, alors que la plupart des autres secteurs ont déçu sur le plan fondamental", ajoutait Axiom.

Encore du potentiel?

Les bonnes performances ont été légion, avec Société Générale (+153% de hausse de l'action en 2025), en tête, mais aussi nombre d'autres titres. HSBC a pris 50%, Barclays 78%, Banco Santander plus de 125%, Unicredit 84%, Deutsche Bank 98,9%, ING 58,7%...

De l'avis de beaucoup d'analystes, le secteur a encore du potentiel pour 2026. "Les banques renouent avec la croissance de leurs revenus, grâce à l’expansion de leur bilan, à un mouvement de désaffection pour les dépôts à terme et à des flux d’épargne soutenus. Les revenus des marchés de capitaux devraient bénéficier d’un rattrapage dans les activités d’origination (pour simplifier, le processus de structuration, de préparation et de réalisation d'une opération financière sur le marché, NDLR) et de conseil", explique Axiom AI.

Le gérant d'actifs estime que les valorisations des banques européennes restent attrayantes, alors que "le réendettement du secteur privé, les synergies liées aux opérations de M&A (fusions-acquisitions, NDLR), ainsi que l’optimisation des coûts via l’IA offrent un moteur de performance pas encore reflété dans les cours actuels".

"Le secteur est bon marché, les rendements en termes de retour sur capital sont attractifs", écrivait de son côté Citi, le mois dernier.

"Nous voyons un potentiel de hausse supplémentaire du consensus (la prévision moyenne des analystes, NDLR) sur les banques à mesure que les revenus nets d'intérêt (la marge que dégagent les banques entre les intérêts qu'elles gagnent sur les prêts et les intérêts qu'elles versent aux épargnants et autres créditeurs, NDLR) se redressent et que la croissance hors revenus nets d'intérêt se poursuit", développait la banque.

Oddo BHF voit encore les banques battre le marché l'an prochain en Europe. L'un des moteurs de leur progression serait, notamment, la poursuite de la hausse des taux longs, une tendance qui porte les banques car celles-ci "prêtent à long terme et empruntent à court terme", a rappelé Thomas Zlowodzki, responsable de la stratégie actions du courtier, sur BFM Bourse début décembre.

Le secteur sera aussi porté par une économie européenne "qui ira un tout petit mieux l'an prochain" et par son absence aux "risques américains" (droits de douane, risques de changes), a ajouté le spécialiste de marché.

Société Générale privilégiée

Deutsche Bank pense que les revenus nets d'intérêt progresseront grâce à la croissance des volumes de crédit.

"Les commissions et les revenus des services bancaires d'investissement devraient bénéficier à la fois de facteurs conjoncturels et structurels favorables dans un contexte favorable sur les marchés financiers. Nous prévoyons une nouvelle année solide pour les revenus hors intérêts", poursuit la banque allemande.

Parmi les voix discordantes, Morningstar est plus réservé. "Bien que le secteur semble généralement en bonne santé, les gains faciles pourraient être derrière nous. À mesure que les valorisations s'étendent et que les conditions économiques évoluent, comprendre les nuances des flux de revenus et de l'efficacité du capital devient primordial pour les investisseurs", écrit l'intermédiaire financier.

Ce dernier estime que les valorisations actuelles laissent peu d'opportunités. "Le marché semble avoir intégré une grande partie des bonnes nouvelles concernant les taux d'intérêt. Désormais, le récit évolue", poursuit Morningstar.

"Le potentiel de hausse repose fortement sur des perspectives de croissance économique améliorées qui stimulent la demande de prêts aux entreprises tout en maintenant des coûts de crédit bas. À l'inverse, les risques de baisse deviennent plus visibles : concurrence accrue alors que les banques se disputent des parts de marché, conditions de souscription potentiellement plus souples et augmentation des coûts de crédit qui pourraient réduire les distributions de capital", élabore l'intermédiaire financier.

Du côté des valeurs, plusieurs bureaux d'études (UBS, Goldman Sachs, Citi, Bank of America, entre autres) recommandent d'acheter le titre Société Générale. Citi pense que la banque de La Défense est celle qui a le plus de potentiel au sein des banques européennes. BNP Paribas fait, elle, partie des valeurs européenne favorites d'Oddo BHF pour 2026.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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