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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : Les craintes autour de l'IA se propagent aux banques, Société Générale chute de 6% et BNP Paribas perd 3%

Aujourd'hui à 15:45
Société Générale chute en Bourse

(BFM Bourse) - L'ensemble du secteur bancaire se retrouve sous pression ce vendredi 13 février, le marché s'inquiétant de menaces de disruption de certains métiers, comme la gestion de fortune, par l'intelligence artificielle.

Les banques subissent un coup de tabac en Bourse ce vendredi 13 février. Société Générale chute de 6,1% en milieu d'après-midi, accusant le plus fort repli du CAC 40.

BNP Paribas abandonne 3%, Crédit Agricole SA limite son repli à 0,4%. À Francfort, Deutsche Bank cède 3,4%, tandis qu'à Madrid, BBVA chute de 3% et Santander cède 1,8%. Plus largement l'indice paneuropéen Stoxx Europe Banks perd 2,8%.

Comment expliquer cette baisse apparemment non liée à la moindre annonce d'un établissement européen?

"Il y a récemment eu beaucoup de gros titres de la presse américaine sur les menaces de l'intelligence artificielle (IA) à l'encontre des intermédiaires financiers de plusieurs types, sur la gestion de fortunes, l'assurance, les gestionnaires d'actifs. Les craintes de l'IA sont en train de passer des 'software' (les éditeurs de logiciels, NDLR) aux banques", explique un intermédiaire financier.

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Une start-up sème la pagaille

"Les banques européennes sont plombées par les inquiétudes autour de l'IA qui sont parties des groupes de logiciels pour se propager à d'autres métiers, notamment le conseil financier, la gestion de fortune, et donc par dérivations aux banques, aux valeurs financières", confirme Jérome Legras directeur de la recherche d'Axiom AI.

"On a vu des grosses chutes, sur un groupe comme Charles Schwab (une société américaine de courtage, NDLR) ou du côté d'entreprises britanniques spécialisées en conseil financier et fiscal", poursuit-il.

Mardi, plusieurs médias américains ont rapporté que la start-up Altruist Corp avait dévoilé un outil d'intelligence artificielle qui, selon l'entreprise, permet de créer des stratégies fiscales personnalisées en interprétant des documents financiers sans saisie manuelle.

"Le fondateur et directeur général d'Altruist, Jason Wenk, a débuté sa carrière chez Morgan Stanley, tandis que le directeur des opérations, Mazi Bahadori, a travaillé chez Pimco Investment Management. La direction de l'entreprise connaît donc bien le fonctionnement de Wall Street et du monde de l'investissement", explique Bloomberg.

Plusieurs grands noms de la Finance à Wall Street ont mordu la poussière, les investisseurs redoutant que de tels outils finissent par bouleverser leur modèle économique. La banque d'investissement Raymond James a chuté de 8,8%, tandis que Charles Schwab a chuté de plus de 7%.

Des prises de bénéfices ?

Ce mouvement de marché paraît paradoxale car les banques universelles (celles qui rassemblent les métiers de la banque de détail et de marché) sont plutôt perçues comme des gagnants de l'intelligence artificielle.

L'année "2026 sera probablement l'année où le marché décidera si l'IA a un impact significatif sur la productivité mondiale et si les banques en sont les principales bénéficiaires", expliquait en décembre UBS.

"McKinsey estime que l'IA pourrait permettre de réduire les coûts de 15% à 20%, soit 20% du bénéfice avant impôts selon nos chiffres, écrivait encore la banque suisse.

"Citibank vous dit aujourd'hui qu'ils ont des milliers de personnes qui font encore les réconciliations (les opérations de vérification, NDLR) à la main des virements. Demain avec l'IA, il n'y aura plus de réconciliation à la main, cela va aller beaucoup plus vite. Donc les gains de productivité de l'IA vont ruisseler dans un second temps", développait de son côté Leslie Griffe de Malval, gérant actions internationales chez Crédit Mutuel AM, sur BFM Bourse, en décembre.

"Par ailleurs et de manière générale, les marchés sont plus faibles actuellement, ce qui provoque des prises de bénéfices sur les banques, un secteur qui a très bien marché l'an passé, car les fondamentaux des banques restent excellents", ajoute Jérome Legras au sujet de la baisse des banques de ce vendredi.

L'an passé, l'indice Stoxx Europe 600 avait bondi de 67% et Société Générale avait signé la plus forte hausse avec 153%.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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