(BFM Bourse) - Si cet été la réforme de Bâle III semblait à la portée de la plupart des banques, Evolution Securities souligne vendredi que la situation n'est pas si idyllique que cela, et qu'elle peut varier de façon importante d'un établissement à l'autre. Le broker note que « la plupart des banques ont déjà pris des mesures », comme le paiement des dividendes payés en action, ou la simple diminution du dividende, ce qui leur permettra d'atteindre les ratios minimum de solvabilité.
Mais plusieurs banques ont encore des efforts à accomplir pour mettre leur bilan en conformité avec les nouvelles règles prudentielles.
Evolution Securities évoque ainsi le déficit de l'italien Unicredit, que le broker soupçonne de vouloir vendre des actifs et de réduire son dividende, avant lancement d'une augmentation de capital. Il cite aussi le cas de Barclays, qui aurait besoin de 7 milliards de livres, et aussi de... Société Générale, à qui il manquerait 7,8 milliards d'euros selon le courtier.
Toutefois, la banque rouge et noire ne devrait pas avoir besoin d'augmenter son capital. Une hypothèse jugée « peu probable », par Evolution Securities, rappelant que le groupe va profiter de la clause dite de «grandfathering» ou «grand-père ». Grâce à celle-ci, la dette hybride en circulation va bénéficier d'une période de transition pendant laquelle les régulateurs continueront à la prendre en compte dans le capital tier one.
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