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Safran : Comment une information privilégiée a brûlé les doigts de deux cadres de Zodiac Aerospace

dimanche 24 mars 2019 à 08h00
Deux cadres de l'ex-Zodiac avaient vendu juste avant un profit warning

(BFM Bourse) - Le gendarme des marchés financiers a infligé des sanctions de respectivement 350.000 et 180.000 euros à deux hauts cadres de l'équipementier aéronautique, racheté depuis par Safran, pour avoir vendu des titres en février 2016 à quelques jours d'un avertissement financier, qui s'était traduit par une chute de 25% du cours de Zodiac en une séance.

La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a sanctionne deux salariés de Zodiac Aerospace, société dont Safran a depuis pris le contrôle dans le cadre d'une OPA close en février 2018, pour avoir manqué à leur obligation d'abstention d'utiliser une information privilégiée à laquelle ils avaient accès dans le cadre de leurs fonctions. Tous deux ont vendu des actions (obtenues dans le cadre d'un plan d'attribution d'actions gratuites) peu avant une retentissant avertissement du groupe sur ses résultats.

L'AMF a estimé qu’ils détenaient l’information privilégiée relative à la très forte dégradation du résultat opérationnel courant de la branche "Sièges", qui ne pouvait manquer d'obérer la marge opérationnelle du groupe pour l’exercice en cours (2015-2016) en raison du poids cette activité.

Au 12 février 2016, date à laquelle les résultats préliminaires du groupe Zodiac arrêtés à fin janvier 2016 venaient d’être calculés par ses équipes consolidation, cette information était considérée comme privilégiée: en effet, elle était à cette date "précise, non publique et susceptible d’avoir une influence sensible sur le cours" du titre Zodiac Aerospace.

L'un avait vendu 20.050 actions le 18 février, l'autre 10.000 actions le 22. Le 24 février après clôture, Zodiac Aerospace annonçait par voie de communiqué renoncer à son objectif financier pour l'exercice de revenir à une marge opérationnelle proche de 10%, ajoutant que le calendrier estimatif de son redressement durerait plus que les 18 mois anticipés jusqu'alors. Dès l'ouverture du marché le 25, le titre chutait de près de 25% en réaction à ce nouvel avertissement.

Selon l'enquête de l'AMF, ces deux hauts responsables avaient accès aux informations nécessaires et disposaient des compétences suffisantes pour que soit caractérisée à leur égard la détention de l’information privilégiée, dans chacune de ses trois composantes.

L'Autorité a calculé qu'en vendant avant la chute, ils ont évité une perte de 91.130 euros pour le premier et de 45.900 euros pour le second s'ils avaient vendu une fois l'information connue du marché.

Dans une décision du 13 mars, la Commission a donc infligé à ces deux cadres -l'un vice-président senior en charge du retour à la rentabilité de la branche "Sièges", l'autre responsable du business development auprès des compagnies aériennes- respectivement 350.000 euros et 180.000 euros d'amende.

Cette décision peut faire l’objet d’un recours.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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