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Kering : La contre-performance de Gucci pénalise Kering qui dévisse en Bourse

mercredi 17 février 2021 à 11h20
Affecté par Gucci, les résultats de Kering déçoivent

(BFM Bourse) - Habituel moteur de la croissance du groupe de luxe français, la marque italienne affectée par l'absence de flux touristiques peine à voir son activité rebondir. Le titre Kering lâche du lest et retombe à un plus bas depuis début novembre.

Après avoir habitué ses actionnaires à des performances spectaculaires depuis des années, Kering a déçu le marché sur les six derniers mois de son exercice 2020. Comme lors du troisième trimestre au cours duquel les ventes de sa marque phare avait particulièrement pâti de l'effondrement du tourisme (-8,9% sur un an, contre -1,2% pour l'ensemble du groupe entre juillet et septembre), Gucci est resté durement affecté sur les trois derniers mois de l'année. Locomotive du groupe, la marque acquise en 1999 a de nouveau vu ses ventes se contracter de 10,3% à 2,28 milliards d'euros au quatrième trimestre, là où le consensus tablait sur un repli limité à 4%.

Après avoir frôlé les 10 milliards d'euros de ventes en 2019, la griffe italienne marque donc le pas à 7,44 milliards d'euros sur l'exercice écoulé (-22,4%). "Le réseau de distribution de Gucci a été sévèrement pénalisé par les fermetures de magasins et par l'absence de tourisme dues aux confinements et aux restrictions de voyage partout dans le monde" souligne Kering, qui constate néanmoins qu'une "reprise forte s'est vite dessinée lorsque celles-ci ont commencé à être levées", avec notamment "une dynamique favorable et encourageante auprès des clientèles locales, notamment en Chine continentale".

Il n'empêche que Gucci, qui pèse 53% du chiffre d'affaires du groupe et 68% de son résultat opérationnel courant, souffre de la comparaison avec les deux autres principales marques du groupe, Bottega Veneta et Yves Saint Laurent. Cette dernière a vu ses ventes se replier de 13,8% sur l'ensemble de l'année, mais se stabiliser à +0,5% sur les trois derniers mois. Quant à Bottega Veneta, ses revenus ont progressé malgré la pandémie (+4,8%), avec un bond de 15,7% au quatrième trimestre.

"Bottega Veneta, mais aussi Alexander McQueen et Balenciaga sont parmi les rares marques qui pendant l'année ont enregistré une croissance de leurs ventes", grâce à "leur créativité très marquée. La réception (des collections) est excellente sur le marché, ces marques ont encore un potentiel de croissance qui reste très fort", a souligné le directeur financier Jean-Marc Duplaix.

Le chiffre d'affaires du n°3 français du luxe (derrière LVMH et Hermès) s'affiche néanmoins en recul de 5% à données comparables sur les trois derniers mois de 2020, à 4 milliards d'euros. Cette contraction est plus marquée que celle observée au troisième trimestre (-1,2%) et contraste avec la hausse de 1% attendue par les analystes. Les revenus annuels s'établissent ainsi à 13,1 milliards, en baisse de 17,5% en données publiées, une évolution similaire à celle du numéro un mondial du luxe LVMH (-17%) qui a publié fin janvier ses résultats annuels. Le groupe dirigé par François-Henri Pinault est en revanche parvenu à contenir le repli de son bénéfice net part du groupe à -6,9% sur un an, à 2,15 milliards, tandis que sa marge opérationnelle courante s'est établie à 23,9%, en nette chute par rapport à l'exercice précédent (30,1%) mais toujours nettement supérieure à celle du n°1 mondial du secteur (18,6% pour LVMH)

La crise sanitaire a par ailleurs contribué au "développement remarquable de l’e-commerce", dont les ventes ont progressé de 67,5% sur l'année pour peser désormais environ 13% du total. Le groupe souhaite faire grimper cette part à 30% à horizon 2025.

Kering, qui versera un dividende stable de 8 euros par action au titre de 2020, n'a pas donné de prévisions chiffrées pour l'exercice 2021, qui marque le centième anniversaire de Gucci, créé à Florence (Italie). Pour l'occasion, Jean-Marc Duplaix a indiqué que la marque allait lancer de nombreuses initiatives afin de renouer avec la croissance. En attendant, le titre s'enfonce de 6,5% à 528,5 euros sur la cote parisienne, au plus bas depuis le 2 novembre dernier. Le repli atteint 12,4% depuis le début de l'année, ce qui ramène la valorisation du groupe à 66 milliards d'euros.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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