(BFM Bourse) - Séance de grande nervosité à la Bourse de Paris hier, où le CAC 40 (+0,98% à 6 508 points), a fait montre d'une résistance certaine face à la contraction du PIB américain au premier trimestre, actant le rôle des 6 380 points comme support intermédiaire.
Le taux de croissance est ressorti en baisse de 1,4% en rythme trimestriel, contre des attentes à +1,1%, selon les derniers chiffres du BEA, publiés hier avant l'ouverture de Wall Street. La deuxième estimation est programmée pour le 26 mai. A en croire en particulier la réaction du Nasdaq Composite, qui a pris plus de 3%, c'est une forme de soulagement pour des marchés qui s'attendent à un tout petit peu plus de "clémence" dans les prochaines interventions de la Fed. En tous cas, le scénario extrême, mais qui faisait partie de l'univers des possibles, d'un relèvement de 75 points de base semble balayé. A noter par ailleurs que les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, qui sont ressorties à un niveau quasi stable et conforme aux attentes, à 180 000 nouvelles unités pour la semaine 16.
Le cadre de fond reste toutefois peu propice à la prise de risque. Malgré des publications qui, l'un dans l'autre, témoignent de la résilience, sinon du dynamisme, de l'activité des entreprises au cours du premier trimestre, investisseurs et gérants de fonds peinent à trouver des motifs d'optimisme dans les perspectives pour la suite de l'année.
Côté valeurs, à noter la surperformance du pan "Growth" de la cote technologique, qui sont très sensibles à la question obligataire. On citera Cap Gemini (+5,15% à 196,10 euros), Dassault Systèmes (+5,72% à 42,72 euros), ou Wordline (+6,77% à 38,16 euros).
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont clôturé en territoire vert, à l'image du Dow Jones (+1,85% à 33 916 points), mais surtout du Nasdaq Composite (+3,06% à 12 871 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a progressé de 2,47% à 4 287 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0540$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 100$.
A suivre en priorité, à l'agenda ce vendredi, les toutes premières estimations de l'inflation en Zone Euro à 11h00 et l'indice des prix PCE aux Etats-Unis à 14h30.
En toutes premières estimations pour le premier trimestre, le PIB français a fait du surplace, manquant les attentes (+0.3% en rythme trimestriel), selon les chiffres de l'INSEE publiés ce matin. "Ces données pointent une chute marquée de la demande en France, notamment de la demande des ménages, plombée d’abord par la pandémie puis par l’inflation et le pessimisme lié à la guerre en Ukraine", analyse Charlotte de Montpellier, économiste d'ING France dans une note macro.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
En deux séances seulement, l'indice phare parisien a nettoyé deux reliquats de gaps, l'un haussier, du 16 mars, l'autre baissier, du 25 avril, actant de nouveau le scénario d'une dérive latérale autour des 6 500 points. Les volumes sont mise sous surveillance, tout particulièrement sur les navigations rapides éventuelles d'une borne à l'autre ou sur les ruptures, le cas échéant, de l'une ou l'autre de ces bornes.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 6760.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 6380.00 points relancerait la pression vendeuse.
Le conseil BFM Bourse
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