(BFM Bourse) - Le CAC 40 (-0,95% à 6 517 points) est reparti à la baisse jeudi, dans un marché particulièrement nerveux, sans fédération. Les pertes se sont sont creusées avec la préouverture à Wall Street, dans la foulée de deux publications macroéconomiques à même d'échauffer les rendements des obligations souveraines: le PIB T3 américain tout d'abord, en hausse de 3,2% au T3 en données finales, largement au-dessus des premières estimations, et des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, toujours aussi proche des 200 000 nouvelles unités, laissant augurer une poursuite de vives tensions sur le marché de l'emploi, tensions elles-mêmes génératrices d'inflation.
Ce sont autant de signes de résilience de l'économie américaine qui vont conforter la Fed dans la poursuite de sa politique stricte en matière de taux. Le rendement de l'obligation d'Etat à 10 ans (Treasuries 10 yrs) s'est encore échauffé pour flirter avec les 3,70%, alors que se profile, ce vendredi, la publication de l'indice PCE, mesure de prédilection de la Fed dans son "appréciation" de l'inflation.
Côté valeurs, Orpea (-5,26% à 5,794 euros) a accusé la plus forte baisse du SBF 120 jeudi et même depuis le début de l’année, après avoir plus que doublé le montant des dépréciations d’actifs que la société prévoit de passer à fin 2022. Les dossiers à fort Bêta actuel de l'automobile (équipementiers y compris) ont perdu beaucoup de terrain jeudi, à l'image de Valeo (-3,40% à 13,495 euros), Renault (-3,72% à 31,21 euros) ou encore Faurecia (-4,49% à 16,50 euros).
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions se sont contractés jeudi, à l'image du Dow Jones (-1,05% à 33 027 points) ou du Nasdaq Composite (-2,18% à 10 476 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 1,45% à 3 822 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0600$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 78.10$.
A suivre en priorité à l'agenda macroéconomique ce vendredi, à 14h30, l'indice des prix à la consommation PCE (Personal consumption expenditures price index), mesure privilégiée par la Fed dans son appréciation de l'inflation. A suivre également, toujours outre Atlantique, les commandes de biens durables, les revenus et dépenses des ménages, les ventes de logements neufs, ainsi que les données révisées de l'indice de confiance du consommateur (U-Mich). Pour rappel, plus tôt dans la semaine, l'indice de confiance du consommateur américain, au sens du Conference Board, a très agréablement surpris.
La Bourse de Paris sera fermé le lundi 26/12 (lendemain de Noël).
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
L'indice tricolore a tracé en une séance l'intégralité de l'amplitude de la figure de consolidation au-dessus des 6 550 points, dont l'intégrité a été menacée. La clôture jeudi 15/12 s'est faite très proche des points bas de séance, et la puissance des volumes est venu apporter du crédit à l'option d'une rupture, à terme de ce seuil. Première tentative vendredi, avec validation par les volumes. Si la fédération sectorielle n'est pas encore au rendez-vous, le signal technique envoyé est clairement négatif. Dans l'immédiat, le pullback mercredi doit être infirmé ou confirmé pour envoyer un quelconque signal exploitable. Il a pour l'instant été confirmé. Les trajectoires relatives de deux moyennes mobiles remarquables envoient également un signal d'alerte.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6740.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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