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CAC 40

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CAC 40 : Fin de semaine nerveuse, rapport fédéral sur l'emploi au menu

vendredi 2 décembre 2022 à 08h30

(BFM Bourse) - Les déclarations rassurantes du président de la banque centrale américaine, conjuguées à la la perspective d'un allègement de la politique zéro-Covid en Chine, sont désormais pleinement intégrées dans les cours. Le CAC 40 a commencé le mois de décembre par une hausse symbolique de 0,23% à 6 753 points. Rappelons que le rally de novembre se sera traduit par un gain de 7,53% sur l'indice phare parisien, essentiellement soutenu par le secteur du luxe.

Rappelons l'allocution étonnamment accommodante, mercredi, de la part de J Powell devant un auditoire à la Brooking Institution (Washington DC). Le patron de la Fed n'a pas exclu un ralentissement de la hausse des Fed Funds. L'option d'un relèvement de 50 points de base au prochain FOMC prend un avantage décisif, désormais, face au scénario d'un relèvement de 75 points de base. Les marchés d'actions aux Etats-Unis auront apprécié, tout particulièrement le pan Growth de la cote.

Et ce alors même que "ces derniers jours, plusieurs « speakers » du FOMC, dont certaines colombes, avaient envoyé des messages plus durs aux marchés, entretenant la « menace » d’une nouvelle hausse de taux de 75 points de base lors de la réunion de décembre", relève Alexandre Baradez (IG France). Qu'est-ce que cela traduit (trahit ?): "Cette tonalité qui tranche avec les derniers discours des membres du FOMC, peut toutefois traduire des craintes économiques chez le président de la Fed après les dernières publications d’indicateurs avancés d’activité en contraction, comme par exemple les PMI Services et Manufacturier, désormais tous les deux sous 50", étaie M BARADEZ.

Pourtant, la réalité chiffrée est celle d'un ralentissement de rythme de hausse des prix. Les IPC viennent d'être confirmés hier par les PCE (Personal Consumption Expenditures), mesure de prédilection de la Fed dans son appréciation de l'inflation ressortie en hausse mensuelle de 0,2% (contre un consensus à 0,3%). C'est désormais plutôt sereinement, du côté de l'emploi, que les opérateurs vont porter leur attention, avec le rapport NFP (Non Farm Payrolls) ce vendredi, traditionnelle enquête fédérale sur la santé de l'emploi dans le secteur privé (hors agriculture). Une légère accalmie sur les tensions sur le marché de l'emploi a été notée mercredi avec l'enquête ADP, qui n'a mis en évidence "que" 127 000 créations de postes dans le secteur privé (hors agriculture). Pas de grande surprise en revanche concernant les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, qui viennent de ressortir à 225 000 nouvelles unités, à un niveau toujours aussi maigre.

Côté valeurs, l’accalmie sur les rendements obligataires causée par le discours de Jerome Powell a bénéficié aux dossiers de croissance, notamment dans la tech. Dassault Systèmes a terminé en hausse de 4,5% tandis qu'Atos a pris 3,4%. Il en est de même pour les valorisations tendues comme celle de Sartorius Stedim Biotech (+4,50%).

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de jeudi en ordre dispersé, avec un avantage tout relatif pour les valeurs de croissance, le Composite parvenant à grappiller 0,13% à 11 482 points alors que le Dow Jones s'est contracté de 0,56% à 34 395 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a fini proche de l'équilibre, symboliquement dans le rouge (-0,09% à 4 076 points).

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0530$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 82.80$.

A suivre en priorité à l'agenda statistique ce vendredi, le rapport NFP (Non Farm Payrolls) sur l'emploi privé (hors agriculture) pour le mois de novembre, en données fédérales. Le taux de chômage est attendu stable à 3,7% de la population active et les créations de postes à 200 000 nouvelles unités. La dynamique des salaires sera surveillée comme le lait sur le feu.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Les cours de l'indice phare parisien sont désormais en partie haute d'un range entre 6 550 points et 6 740 points, dans lequel, jusqu'à présent, se dessinait l'amorce d'une figure chartiste. Celle-ci ne se poursuivrait qu'en cas de décrue au sein du canal latéral. A l'inverse, un dépassement franc, sur gap non contesté par exemple, viendrait ouvrir la voie à une atteinte rapide des 6 900 points. Dans l'immédiat, une nouvelle respiration des cours sous les 6 740 points est le scénario privilégié, que pourrait infirmer ou confirmer le contenu du rapport NFP ce vendredi.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6898.00 points.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
6898.00
Support(s) :
6390.00 / 6192.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Fin de semaine nerveuse, rapport fédéral sur l'emploi au menu (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Fin de semaine nerveuse, rapport fédéral sur l'emploi au menu (©ProRealTime.com)
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