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CAC 40

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CAC 40 : Des valorisations écrêtées dans la thématique IA

Aujourd'hui à 08:32

(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.

Le CAC 40 a connu vendredi une séance d'Indécision, marquée techniquement par la formation d'une étoile doji sous les 8 000 points symboliques, dans un marché qui a fait le grand écart entre publications bien accueilli (Scor, Sanofi, Sanofi, Imérys) et un petit séisme sur les valeurs estampillées IA, sur fond de correction du Nasdaq qui a perdu, pour le "composite", plus de 1 000 points en deux séances.

La semaine aura été marquée par des décisions (ou des non décisions) de politique monétaire. Les principales banques centrales ont choisi de maintenir leurs taux directeurs inchangés la semaine passée.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a marqué une pause après son relèvement de septembre, préférant observer les effets du resserrement monétaire déjà engagé sur l’économie. Les dernières statistiques confirment pourtant la résistance de l’activité américaine, avec une croissance du PIB de 3,4 % en rythme annualisé au troisième trimestre, contre 2,2 % au trimestre précédent et 3,2 % attendus. La consommation des ménages demeure solide et le marché du travail ne montre toujours pas de signes de dégradation majeure, comme en témoignent les inscriptions hebdomadaires au chômage, limitées à 194 000 contre 199 000 attendues.

Jeff Schulze, Head Investment Strategist du Franklin Templeton Institute, parle d'une "pause légèrement hawkish, avec deux votes divergents, ceux de Hammack et de la gouverneure Cook, permettant au Comité de signaler simplement un biais hawkish sans s’engager dans une « forward guidance »."

"Cela contraste avec la réunion de septembre, lors de laquelle la Fed avait resserré sa politique monétaire après trois mois de données d’inflation relativement modérées. Cette évolution pourrait contribuer à modifier la perception des investisseurs, en montrant que la Fed accorde davantage d’importance à la tendance sous-jacente de l’inflation et moins à chaque publication de données prise isolément. Warsh a notamment indiqué que l’ancrage des anticipations d’inflation permettait à la Fed de rester patiente."

Cette résistance économique s’accompagne toutefois d’une inflation persistante. L’indice PCE, mesure privilégiée de la Fed pour suivre l’évolution des prix, a progressé de 3,6 % sur un an en septembre, contre 3,4 % en août. L’inflation sous-jacente, qui exclut les composantes les plus volatiles comme l’énergie et l’alimentation, accélère également à 3,1 %, après 3 % précédemment. Ces chiffres, conformes aux attentes, montrent que les pressions inflationnistes restent importantes et compliquent la tâche de la banque centrale, qui doit trouver un équilibre entre la maîtrise des prix et le maintien de la croissance.

En Europe, la Banque centrale européenne a également maintenu ses taux inchangés, avec un taux de dépôt à 2,50 %. Cette décision intervient alors que l’inflation dans la zone euro a atteint 3,8 % en septembre, contre 3,2 % en août, principalement sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Christine Lagarde a confirmé qu’une nouvelle hausse des taux avait été envisagée dès octobre, mais que les responsables monétaires préféraient disposer de davantage d’informations avant de prendre leur décision. Un relèvement de 25 points de base lors de la réunion des 16 et 17 décembre apparaît désormais comme le scénario privilégié par les marchés.

"La succession aura des conséquences à la fois sur les taux d’intérêt et sur la réponse de la BCE aux tensions sur les marchés obligataires. Knot pourrait être perçu comme favorable à une politique plus restrictive et à un seuil d’intervention plus élevé ; de Cos pourrait être considéré comme davantage disposé à agir. Ces perceptions pourraient influencer l’euro et les écarts de rendement des obligations françaises, même si aucun des deux candidats ne décide seul de la politique monétaire", décrypte Lale Akoner, analyste de marchés chez etoro.

La BCE doit néanmoins composer avec un autre risque : la hausse des coûts d’emprunt, qui pourrait peser sur l’activité économique et fragiliser les États les plus endettés. La France reste particulièrement surveillée, avec un écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans proche de 155 points de base. Christine Lagarde a par ailleurs annoncé qu’elle quitterait ses fonctions le 7 février 2027, plusieurs mois avant le terme initial de son mandat.

A noter à Paris côté valeurs, le pessimisme a gagné les "valeurs IA" de la cote parisienne. Soitec a chuté de 9,6%, STMicro a perdu 5,3%, Legrand a abandonné 2,7% et Schneider Electric 4,1%.

Le marché a par ailleurs décortiqué plusieurs résultats d'entreprises françaises. Sanofi, l'une des valeurs les plus importantes de l'indice, a grimpé de 4,7% après avoir publié des comptes supérieurs aux attentes au troisième trimestre.

Les résultats d'Imerys (+13,8%), Scor (+4,7%) ou de Capgemini (+3,5%) ont également été bien reçus par les investisseurs.

De l'autre côté de l'Atlantique, le rouge a dominé sur les principaux indices de la cote vendredi, à l'image du Dow Jones (-1,09%) et surtout du Nasdaq Composite (-2,86%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 1,82% à 7 580 points. A noter côté valeurs, Intel (-28,58%), Service Now (-26,95% jeudi), Alphabet (-12,64% jeudi), comme autant de victime de la vague de correction sur l'IA en Bourse.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin,

> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1180$.

> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 100,60$.

> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,92%.

> Quant au VIX, il valait 19,42 à la dernière clôture du S&P500.

A l'agenda macroéconomique ce lundi, à suivre en priorité l'indice baromètre d'activité industrielle aux Etats-Unis PMI ISM à 16h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Sur le front graphique, l'indice phare parisien poursuit la formation technique classique d'une large biseau (wedge, ou coin), dont une sortie par le bas sonnerait le départ d'une nouvelle vague de dégagements, dans une accélération des volumes de transactions.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8000.00 points.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
8000.00 / 8118.00 / 8280.00
Support(s) :
7682.00 / 7535.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Des valorisations écrêtées dans la thématique IA (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Des valorisations écrêtées dans la thématique IA (©ProRealTime.com)
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